04/03/2022

Saint Louis et la bataille des chiens

0000000000000.pngDans le dernier épisode de cette série atroce, nous avons laissé le roi saint Louis avec deux de ses compagnons et don Malodorn Solcum, le génie d'or du Paris futur, alors que celui-ci montrait aux autres des chiens infernaux ayant appartenu à la défunte nymphe Silasán, et disait que leur souffle créait des maladies dans la France des hommes mortels.

Voudront-ils venger leur maîtresse? demanda Louis, tandis qu'Imbert et Alphonse s'encourageaient mutuellement contre ces monstres, trop nerveux pour continuer à écouter la conversation de leur maître avec le génie doré. Ils étaient même étonnés qu'on pût garder son calme à l'approche d'une mort si certaine! Ostön répondit: À coup sûr! Mais ils voudront aussi poursuivre sa mission, car elle était devenue l'esclave d'un être bien plus terrible qu'elle, et auquel appartiennent maintenant ses chiens. Il veut votre mort, car il sait que vous le menacez, et de toute façon il a contre les êtres humains, contre les mortels de la Terre périssable, une haine tenace, un souverain mépris, une rancœur insondable. Amis, tenez-vous prêts!

Louis n'eut pas le temps de demander quel était cet être épouvantable, s'il ne s'agissait pas d'Ornicalc: car si cela avait été le cas, Ostön le lui aurait dit, vu qu'il le connaissait. Déjà le premier chien se jetait sur lui et, se protégeant de son 00000000000.jpgbouclier, il lui asséna un coup d'épée au cou au moment même où il portait une griffe longue comme un poignard sur son écu renforcé. Or l'épée entama à peine son cuir, mais le coup suffit à faire tomber le gros chien de côté, et à affaiblir le coup de griffe qu'il voulait donner au roi de France. Le bouclier argenté aux vingt fleurs de lys n'en reçut qu'une éraflure, et Louis put asséner un coup d'estoc au chien qui avait perdu l'équilibre, et l'enfoncer de quelques pouces dans son épaule. Mais aussitôt le monstre se dégagea, et n'en fut guère ralenti dans son élan batailleur. L'épée mortelle de saint Louis, aussi finement aiguisée fût-elle, n'était peut-être pas adaptée.

Celle de Solcum paraissait l'être plus. Un autre chien avait bondi sur lui, gueule ouverte et pattes en avant. Don Malodorn (car c'était son surnom) remonta brusquement sa lame de gauche à droite, et la cuisse gauche du monstre fut tranchée net, laissant tomber la patte et un bouillon de sang noir.

Cependant la patte tombée continua à se mouvoir, et le chien même, après avoir roulé, se remit sur ses trois pattes restantes, comme s'il ne sentait pas la douleur. Était-il encore vivant? Ou n'était-il qu'une machine commandé à 000000000000.jpgdistance par un autre être? Le flot de sang noir s'arrêta rapidement, comme si des mécanismes internes avaient pu bloquer le flux sanguin, dans ses veines. Ou comme si le sang même avait une volonté propre, et pouvait se mouvoir indépendamment de toute forme.

Ostön aussi avait une arme flamboyante, même si elle était d'un rang apparemment moins élevé que celle de Solcum: elle brillait moins, et son éclat bleu lançait moins d'étincelles, elle était plus éloignée de la nature de la flamme. Il ne s'agissait toutefois pas d'une épée, mais d'une lance, laquelle il avait emportée avec lui. Or, la tenant droite devant lui, il avait attendu de pied ferme un autre chien noir; et quand l'un d'eux avait effectivement prétendu l'attraper à la jambe et la déchirer sans pitié, Ostön fit sans trembler traverser son corps par sa lance vigoureuse, le clouant au sol meuble. Pourtant le chien se mit à mordre la hampe, et à l'entamer, et Ostön dut sortir, de sa ceinture, son coutelas long de chasse, et à en enfoncer la lame dans sa nuque, à l'arrière de la tête.

Le chien secoua cette tête et s'agita, mais sans mourir. Il rugissait, grondait, aboyait, battait des pattes sur le sol, déchirant le gazon de ses griffes acérées – creusant la terre. Sa vie n'était aucunement affaiblie, Ostön n'aurait pas su comment résoudre ce problème, si Don Maladorn, Solcum, d'un coup brusque n'était venu trancher le crâne de ce 00000000000.jpgmonstre, juste à l'arrière des yeux, laissant apparaître son cerveau rutilant, et faisant à terre tomber son visage hideux. Et cette fois le chien ne bougea plus, car il était effrayé, et sur le sol ses yeux roulaient, et il remuait la gueule, mais aucun son naturellement n'en sortait.

Imbert de Beaujeu, de son côté, avait fort à faire pour échapper aux crocs de son assaillant. Il reculait, et agitait son épée brillante de tout l'art qu'il avait appris depuis l'enfance, et l'on entendait résonner le choc des crocs longs du monstre contre l'épée qui parait, et le bouclier protecteur. Ils étaient vifs et rapides, tous les deux, et les deux se neutralisaient mutuellement, mais, alors qu'un autre chien encore était occupé avec Alphonse de Poitiers, le sixième rôdait et pensait à attaquer celui qui serait le plus facile à détruire – et son regard se porta sur Imbert, dont la jeunesse laissait fuir, de son heaume brillant, une chevelure blonde et abondante qui avait attiré son attention, et suscité son désir, ou bien son envie. Et Imbert eût été tué sans attendre si Ostön, qui l'avait vu, n'avait instantanément dégagé sa lance et n'eût bondi, à son tour, sur le chien qui attaquait Imbert dans le dos. Et il enfonça sa lance dans son corps, juste sous les poumons, et la pointe ressortit de l'autre côté. Et comme pour l'autre qu'avait traité ainsi Ostön, il y eut des griffures, des coups de dents sur la hampe de la lance, le monstre ardemment se débattant. Et Solcum bondit aussi, et de nouveau acheva le monstre.

Alphonse de Poitiers reculait, face à son assaillant. Le chien l'avait blessé au flanc, dont le sang coulait sur sa belle armure brillante, sur ses belles mailles. Et le frère du roi saint Louis eût été tué si Imbert de Beaujeu, bondissant par-dessus le chien qu'il affrontait – après lui avoir donné un coup d'épée qui l'avait sonné sans le blesser, si dur était son cuir –, si Imbert de Beaujeu, dis-je, n'était accouru au secours de son cousin, et sautant sur le chien, ne l'avait dévié d'un élan qu'il s'apprêtait à prendre.

Mais il est temps, lecteurs, de laisser là cet épisode, pour renvoyer au prochain, quant à cette étrange histoire.

03/11/2021

Saint Louis face aux chiens de l'abîme

0000000000000.jpgDans le dernier épisode de cette série étrange, nous avons laissé le roi saint Louis, neuvième du nom, seigneur en France, alors que le futur génie de Paris Solcum venait de prendre sous ses yeux une teinte rouge vif.

Or plusieurs larmes luisantes jaillirent des yeux furieux de Solcum, traçant sur sa joue des ruisseaux dorés; et sur sa face rouge vif elles ruisselaient curieusement plus vite qu'à l'ordinaire, comme si ce teint précipitait leur chute, accélérait leur fuite!

Ostön à son tour s'approcha, et posa sa main sur son bras; et Solcum tourna la tête vers lui – quoiqu'en la gardant penchée, car Ostön était petit et Solcum très grand: de fait il atteignait presque deux mètres selon les mesures humaines, s'il est censé d'en donner aucune à un génie. Sa poitrine se souleva, et il laissa échapper un long soupir. Leurs fronts se rapprochèrent, et ils se regardèrent de près. Et ils semblaient se comprendre, et Louis eut une étrange expérience: entre leurs yeux rapprochés il vit s'agiter de fins fils de lumière s'enroulant les uns dans les autres, et voici! crut y distinguer des formes, comme si leurs pensées étaient transmises directement d'un cerveau à l'autre - sous forme d'images, de symboles, de hiéroglyphes vivants et animés que leurs yeux projetaient.

Cela effraya fort Louis, qui découvrit que les êtres enchantés du pays des génies pouvaient se comprendre à distance, sans que leur bouche ne fît aucun son; ils pouvaient se communiquer leurs pensées directement, sans passer par la parole – ni par les signes que peuvent créer les mains, chez les muets ou quelques initiés. Et il sut que le secret des génies n'était pas dans un désir de demeurer secrets, mais simplement dans une capacité spontanée qui leur permettait d'échanger leurs pensées sans passer par les sens, 144967338_4294736350553015_6023916413433854495_n.jpgpar la seule force de leur volonté, imprimée à leurs yeux depuis leur cœur et projetant des images vivantes devant eux à la façon de lanternes enchantées, dons des fées aux anciens hommes.

Or, lorsque, quasiment front à front, Solcum et Ostön eurent suffisamment soupiré et exprimé leur tristesse, ils se séparèrent et, quoiqu'il eût la bouche crispée et que son teint fût demeuré rouge vif – à la façon en vérité d'un coquelicot –, Solcum laissa errer ses yeux autour de lui, s'arrêtant même brièvement sur Louis et ses compagnons, de telle sorte que Louis crut qu'il allait lui parler, lui expliquer ce qui s'était réellement passé. Et le roi de France était prêt à tout entendre, et se préparait à recevoir des informations particulièrement douloureuses.

Solcum le sentit – et peut-être lisait-il dans sa pensée, peut-être que les yeux de Louis projetaient aussi ses idées, sans qu'il le voulût, ni le sût aucunement, et que Solcum avait le pouvoir de les voir. Et il ouvrait déjà la bouche, s'apprêtant effectivement à fournir ces explications, lorsque, soudain, on entendit d'horribles aboiements.

Âprement ils retentirent au sein du vallon gazonné, y créant la surprise: un tel calme y résidait, un tel éclat y rayonnait, que jamais on n'eût cru possible aucun son de violence. On ne s'attendait qu'à de doux rires, à d'agréables conversations, à de légers chants! Mais des chiens volumineux aboyaient – et grognaient, aussi. Et cela se rapprochait, et Louis sut qu'il faudrait bientôt combattre des fauves puissants, sauvages, brutaux. Et Solcum s'exclama: Ce sont les chiens de la sorcière, maudite soit-elle!

Louis sentit un frémissement lui parcourir tout le corps. Un effarement se peignit sur le visage d'Ostön, et Alphonse et Imbert partagèrent l'effroi de leurs guides, mais tirèrent leurs épées. Et Louis fit de même, et dans la main de Solcum sa propre épée s'alluma, lançant des éclairs. On eût dit qu'elle s'était changée en sabre de lumière: tel était l'effet de la proximité du mal, sur elle; sa vie s'allumait, et elle devenait une pure flamme ordonnée, cristallisée, solidifiée – toute semblable, par sa dureté, à l'épée mortelle la plus solide qui fût, mais respirant une bien plus grande puissance. Non même dans le 00000000000000.jpgmétal d'une pierre tombée du ciel avait-elle été forgée, mais dans le feu de sa queue, si vous pouvez le croire. Et voici, sa couleur était principalement rouge, et un souffle bruissait, autour d'elle.

Pour autant, malgré cette flamme qu'il tenait en sa main, puissamment brillante, Solcum gardait les sourcils froncés, et ne semblait nullement certain de se sortir de ce mauvais pas sans encombres; assurément, il craignait la vigueur abominable de ces chiens de terreur. Et il dit: Ce sont des chiens de l'abîme, libérés de l'enfer par Silasán, et crains-les, car leur puissance est énorme, et nombreux sont leurs pouvoirs, et bien difficiles à tuer sont-ils. Soigneusement renseigne tes hommes sur ce qui les attend, car ils pourraient être surpris; il ne s'agit point là de chiens ordinaires.

Alors surgissant d'une colline à l'ouest six monstres épouvantables firent résonner leurs aboiements de plus belle, et se montrèrent – immenses, avec des yeux de braise, et de la fumée dans leur bouche. Noirs comme le charbon étaient leurs corps, et, là où ils posaient un pied, l'herbe séchait, et là où leur haleine se déroulait, une odeur affreuse montait, et les fleurs fanaient, les âmes faibles s'évanouissaient, voire tombaient malades. Vois, murmura Solcum, vois la source des pestes, dans ton saint royaume de France! Et de sa main libre il montrait leur gueule, dont s'échappait une fumée âcre.

Mais il est temps, lecteurs, de laisser là cet épisode, pour renvoyer au prochain, quant à la suite de cette triste histoire.

01/08/2021

Saint Louis le roi et la nymphe maudite

00000000000.jpgDans le dernier épisode de cette série incroyable, amis lecteurs, nous avons laissé saint Louis alors qu'il venait de reconnaître, dans le val fleuri d'une dimension parallèle, son frère Robert courant après une fée, et riant de joie et de bonheur!

Cependant, Ostön, prenant un air inquiet, plaça sa main sur le bras de Solcum, et lui murmura quelques mots d'une langue chantante et inconnue – faisant comme de l'eau au sein de l'air, un flux harmonieux, et pouvant être restitué par les mots: Saluniamën, taïloman. Saint Louis ne put saisir leur sens – mais il vit le visage de Solcum s'assombrir, les ayant entendus.

Le bon roi de France n'en descendit pas moins joyeux la pente qui le séparait de son frère, et il l'appela, cria son nom. Et Alphonse et même Imbert le suivirent prestement – et eux aussi hélèrent Robert, si heureux de le revoir! 

Mais celui-ci ne répondait pas, continuant à courir en riant après Silasán couronnée de jolies fleurs. À son tour Louis se mit à courir, et comme Robert faisait des courbes, ondoyait dans l'herbe à la façon d'une rivière, lorsqu'il courait ensorcelé après sa belle – comme, même, il faisait des boucles, revenant fréquemment sur ses pas en sautant par dessus la rivière argentée –, il l'attendit sur le trajet qu'il devait prendre, puisqu'il prenait sans cesse le même: il était sûr qu'il le verrait et que, le voyant, il s'arrêterait, et le saluerait.

Et voici! il fut très étonné quand Robert passa près de lui et des deux chevaliers de France ses compagnons, sans paraître aucunement les voir. 

Louis reproduisit son manège, se plaçant à nouveau devant lui, afin de le saisir entre ses bras. Mais, il ne sut comment, non seulement Robert ne parut point le voir, mais lui-même fut incapable de le saisir, et ses mains ne se refermèrent pas sur lui, mais ne le touchèrent pas. Il était pour lui pareil à une ombre – et courait toujours, passant à travers ses anciens amis, et son frère même, et il n'avait pour ainsi dire plus d'épaisseur, on ne pouvait le saisir, ou le toucher!

Stupéfait, effrayé, Louis se tourna vers Solcum, qui tira aussitôt son épée. Louis se demanda si c'était pour lui, et si la traîtrise des démons enfin apparaissait, mais Solcum se précipita vers Silasán l'épée levée – et Silasán le vit, et poussa un cri. 

Cependant Robert continuait de la suivre à vive allure, comme si de rien n'était, et de rire stupidement, les yeux éblouis, grands ouverts, la bouche aussi ouverte et souriante sans saisir ce qui se tramait autour de lui – et une grande épouvante pénétra le cœur de Louis, qui comprit qu'il ne reverrait plus jamais son frère, tel qu'il l'avait connu! 

Et Silasán se mit à fuir devant Solcum, pendant que Robert la poursuivait toujours. Et si rapide était-elle que Solcum peut-être ne l'aurait jamais rattrapée, s'il n'avait pas levé la main puis fermé le poing – et n'avait fait, on ne sait comment, trébucher instantanément à distance la nymphe maudite. Elle s'affaissa, et Robert se jeta sur elle. Mais elle l'écarta d'un geste, et il se dissipa dans l'air lumineux, sans que Louis pût voir où il s'en était allé. Il l'entendit rire une dernière fois, avant que brusquement le silence se fît. Et Solcum fut en un instant au-dessus de Silasán, et elle leva la main, et le supplia, l'implora, mais furieux Solcum brandit l'épée, s'apprêtant à la frapper. Et Silasán ouvrit son sein, le plaçant nu sous les yeux de son assaillant – et Louis n'avait jamais rien vu de plus beau que ce buste enchanté, que ce sein d'immortelle: il brillait, rayonnait, éclatait à travers les voiles de la belle – jetant comme devant lui une lumière –, et il pensa que Solcum hésiterait avant d'y enfoncer le fer – que malgré lui il éprouvait de la pitié pour cette sorcière! Celle-ci dit quelques mots dans la langue inconnu des génies, suppliante et tentatrice, montrant ses seins rayonnants, et saisit la cuisse de Solcum dans sa main blanche, légère et douce, et le futur génie de Paris hésita. Mais voici, il regarda cette main, et, au doigt fin, vit l'anneau de Robert, avec son sceau; et Louis le vit aussi, et poussa un cri, comprenant ce qu'avait de maléfique l'ignoble sorcière. À son tour Solcum se secoua, dégagea sa cuisse, repoussant la belle Silasán, et enfonça horriblement le fer dans son sein pur. Elle poussa un cri, et du sang jaillit de sa bouche, coulant aussi sur sa chair blanche; mais bientôt une fumée aigre vint de la plaie, et le corps de Silasán se recroquevilla, se renfrogna, s'assombrit, s'assécha, et la nymphe se mit à hurler comme une goule, et de fait elle s'élança dans les airs en crissant, et disparut à son tour 0000000.jpgcomme une fumée, noire et laide. Solcum jura, comprenant qu'il avait été joué, et que ce corps parfait avait dissimulé une horrible démone.

En tremblant Louis s'approcha, lui posa la main sur l'épaule. Il voulut lui parler, mais il le vit tremblant de colère, le visage rouge vif – plus que ne peut l'être un homme mortel, et comme si c'eût été sa couleur naturelle: les génies, en effet, avaient la faculté de changer de couleur, sur leur peau, même s'ils n'en usaient pas souvent, afin de ne pas dérouter les mortels. Ainsi trouvait-on des génies bleus, verts, violets, jaunes, rouges. Mais souvent ils ne faisaient qu'arborer ces couleurs sur ce qu'on pensait être leurs habits – laquelle les mortels ne distinguaient que difficilement de leur chair. Ou ils les assimilaient à leurs bannières. Cela dépend de leur degré de ressemblance avec les êtres humains; car ils aimaient leur ressembler, les imitaient, et en ce cas cette qualité de couleur était atténuée. Toutefois ces teintes pouvaient-elles être vives, comme elles le sont dans les plantes, chose étrange à dire. Et c'est ainsi que certains ont été appelés génies bleus, génies jaunes, génies rouges – surtout quand ils n'apparaissaient que comme des ombres, sans corps épaissi. Mais c'est un mystère propre à la manifestation des génies dans le monde, et il nous faut revenir à notre sujet, afin d'éviter l'égarement.

Mais il est temps, dignes lecteurs, de laisser là cet épisode, pour renvoyer au prochain, quant à la suite de cette étrange histoire.