16/04/2020

La descente de Captain Savoy sur Chambéry la grande

0000000000000000.jpgDans le dernier épisode de cette intense série, nous avons laissé le gardien de la Savoie éternelle alors qu'il était apparu immense dans le ciel aux Chambériens ses fidèles, assujettis au sinistre Ortacul. Il était venu avec un navire des elfes, et il était comme l'espoir de tout un peuple.

Et voici! Captain Savoy, puisqu'il avait franchi d'un bond léger les limites du navire, commença à descendre vers la terre – et sa chute paraissait lente aux Chambériens, comme si l'air le tenait suspendu. Il était suivi de ses trois disciples sublimes, et par une troupe d'elfes armés qui à eux s'étaient joints. Par son art, Captain Savoy avait tracé dans l'air un chemin de cristal dont des reflets verts se montrèrent, et il s'enroulait en spirale en s'enfonçant dans l'air, de telle sorte que le gardien de l'éternelle Savoie semblait descendre en tournant, et en glissant comme s'il eût eu des skis. À vive allure ses disciples le suivaient et ses guerriers saints, et la clarté aux couleurs de la Savoie continuait de les entourer, écartant les fumées montant des forges d'Ortacul. Une révolution semblait s'amorcer, et les cœurs se tournaient en riant vers ces signes merveilleux, vivantes étincelles à figures d'hommes s'ébrouant dans les teintes de l'écu de Savoie.

Au contraire les hommes d'Ortacul, terrifiés, commençaient à s'agiter et, ne sachant que faire, tantôt regardaient leur maître aux sourcils froncés, tantôt Captain Savoy et ses guerriers purs, et, ne recevant pas d'ordre d'un chef lui-même étonné, hésitant, ils se demandaient si le mieux n'était pas pour eux de fuir. Mais un cri bref d'Ortacul les fit sursauter, leur jetant comme un coup d'électricité, et, tête baissée, ils s'élancèrent vers leurs armes de défense aériennes, ou se saisirent de leurs armes 000.jpgordinaires de défense et d'attaque au sol, pensant bien pouvoir s'en servir quand leurs ennemis seraient proches.

En attendant, les préposés aux canons à feux cristallisés, qu'avait inventés l'art subtil d'Ortacul éclairé par Malitroc, commencèrent à tirer des jets de feu sur Captain Savoy et sur ses compagnons. Mais ceux-ci brandirent des boucliers étincelants, et une force était en eux, qui détournait à droite et à gauche les feux d'Ortacul. Les guerriers saints ne furent pas touchés, même si l'un des elfes vit son bouclier sauter de ses mains à la faveur d'un tir puissant et de biais, qui prit son bouclier sur la tranche. Aussitôt cependant il se mit à couvert derrière ses camarades, qui resserrèrent les rangs, et empêchèrent tout feu de toucher le leur. Ils poursuivirent, ce faisant, leur descente vers la ville, et leur colère palpable 500px-KingMonkey.jpgfaisait flamboyer leur tête et briller leurs yeux, et soudain, alors qu'ils étaient maintenant tout près, Captain Savoy étendit sa lance et un éclair en jaillit, qui tomba sur une des machines qui lançaient du feu.

En un coup fracassant elle se rompit, et ses morceaux se dispersèrent. Une épaisse fumée noire en monta, et des flammes, et ce fut le signal de l'attaque rapprochée.

Des yeux du Nouvel Hanuman des rayons jaunes jaillirent, et plusieurs Maufaés de haute taille en furent transpercés et tués; car ces rayons étaient comme des flèches, mais fines et fortes, et voici! aucune armure ne pouvait les arrêter. La Femme-Comète lança, de son côté, des boules de feu nées de ses mains magiques vers les défenses des hommes-démons, et elles explosèrent à leur contact, et ils en furent tués ou blessés pareillement. La Femme de Cristal jetait, elle, des flèches de glace qu'elle forgeait dans l'air même, et, fines et longues, elles transpercèrent aussi leurs ennemis se tenant devant eux. Quant à la troupe des elfes, elle lançait ses flèches lumineuses, aux effets moins dévastateurs, mais au nombre plus grand, et à la finesse sans pareille. Auriez-vous vu ce moment, vous auriez été émerveillés au-delà de toute paroles, car les elfes et les disciples de Captain Savoy et Captain Savoy même tiennent leurs armes et leurs traits du ciel, ils les tiennent des étoiles, et leur feu mis sur Terre est pur et beau – s'il est dangereux, surtout pour les méchants.

De leur côté, les hommes d'Ortacul tenaient leurs armes et leur feu des profondeurs de la Terre et de l'Abîme, et leurs traits avaient quelque chose de lourd, de laid et de puant; mais ils n'en étaient pas moins forts, et 107069dd1e59993b296b749a2d5523d7.jpgbientôt ils trouvèrent un canon qui put briser les défenses occultes de l'ennemi, et frapper assez fort leurs boucliers pour au moins les briser. Et voyant cela, Ortacul, depuis son siège mis en hauteur, rit.

Mais son rire était jaune et mêlé de rage, car il voyait bien que la balance de cette attaque inattendue penchait vers Captain Savoy et les siens. Et au-dessous de sa colère, il y avait de la peur, car lui aussi avait été impressionné par les couleurs déployées de ses ennemis, et par la façon dont aisément les traits de Captain Savoy avaient dissipé ses fumées noires, qui étaient nées de ses infâmes forges. Il avait même écarté sans peine les démons ailés qu'il y avait cachés, ne leur accordant pas plus d'importance qu'à de menus souffles, les meurtrissant de son seul éclat. Car leur chair obscure craignait la lumière, la haïssant comme le jour la chauve-souris, et chaque trait de son visage luisant était pour eux comme un mal irréparable.

Aussi n'avaient-ils rien pu faire, malgré leur nombre, contre sa descente vers Chambéry. Or, Ortacul n'aurait pas cru une telle chose possible. Il avait compté sur eux, dans les hautes strates de l'air. Mais de l'air, Captain Savoy était le maître.

Maintenant, le démon oppresseur de Chambéry la grande cherchait le moyen d'arrêter l'avancée de l'ennemi, et il lança successivement ses troupes sur lui. Mais rien n'y fit, Captain Savoy et les siens les détruisirent toutes.

Toutefois, Ortacul parvint à un résultat: occupés, les trois disciples étaient partis de différents côtés, et il se dit qu'ils seraient plus faciles à vaincre que leur maître. Par ailleurs, il avait trouvé tout de même une troupe d'orcs qui par sa masse avait arrêté la progression des Elfes, amis de Captain Savoy.

Mais il est temps, chers lecteurs, de laisser là cet épisode, pour laisser au prochain le soin de raconter l'attaque de la Femme de Cristal par un commando d'élite d'Ortacul, qui crut par cette ruse déstabiliser Captain Savoy et les siens.

07/02/2020

Captain Savoy au ciel de Chambéry

sailing-ship-space-ship-flying-creature-sails-fantasy-art-ar.jpgDans le dernier épisode de cette intense série, nous avons laissé Captain Savoy et ses amis alors qu'ils contemplaient les montagnes de Savoie, souvenirs matérialisés des exploits de jadis, notamment le mont Albert, où vivent les elfes de Tinalën.

De loin Captain Savoy salua leur guet, dans sa tour blanche. Et voici, une nef dorée commença, depuis cette montagne sainte, à glisser sur la mer de nuages. Et elle était conduite par des guerriers étincelants, hommes et femmes. Ils venaient à la rencontre de Captain Savoy, qui comptait utiliser ce navire pour voguer dans les airs, et fondre sur Chambéry depuis des hauteurs inaccessibles.

Il serait caché par les sortilèges de Dame Tinalën, tissant autour du bateau une bulle de nuages qui le rendrait invisible. Et des reflets dans ces nuages seraient créés, créant dans l'œil des mirages, et détournant du navire les regards. Ainsi allait s'avancer Captain Savoy accompagné de ses fidèles à travers l'espace de ténèbres gouverné par Malitroc!

Or, la nef vint accoster au quai du Grand Bec, que les hommes ont cru être la limite des mers au temps du Déluge; mais s'il a été cela, il le reste, il demeure la limite du royaume des Elfes, qui pour ainsi dire unnamed.jpgmarchent sur l'eau, et même les nuages. Car c'est de l'eau amicie, comme on sait. Et Captain Savoy et les siens partageaient ce pouvoir, étant devenus des elfes à leur tour – ayant ennobli leur nature, même si parfois il fallait pour eux épaissir les nuées, pour leur permettre d'y marcher; car ils se ressentaient encore de leur origine mortelle.

Ils entrèrent dans la nef après avoir emprunté la passerelle gemmée qui s'était étirée devant eux, comme un pont de lumière qui eût été créé instantanément. Et ils saluèrent en riant leurs amis immortels, qu'ils reconnurent sans peine: là étaient le preux Solitïn, aux yeux rayonnants de pureté, et la belle Tasalïn, aux membres éclatants de blancheur, et au visage clair. Là, aussi, étaient Basitrön, Talcatïn, Gasmitlïn, et Falün, et Octogot, et la gracieuse Giramëd, aux jambes effilées et nettes, et au haubert de lames d'or. Tous rirent en se voyant, et ils se congratulèrent en s'embrassant, bien que l'heure fût grave, si heureux étaient-ils de se revoir.

Ils savaient qu'ils partiraient voire combattraient ensemble, car Captain Savoy leur avait envoyé un message par l'intermédiaire de Galïntis, elfe de Tsëringmel, et ils s'étaient armés, selon la vieille amitié qui les liait, et les vieilles alliances passées. Alors le bateau fut décroché de son amarre, et l'équipée wallpaper-933420.jpgs'en alla vers l'ouest – vers Chambéry –, alors que le soleil était bas dans le ciel, et éclairait le navire de face, lui donnant des rutilances inconnues. D'en bas, on le confondit avec une comète, et beaucoup s'étonnèrent, et nombreux sont ceux qui y virent un signe. Or avaient-ils raison, car c'était le navire de Captain Savoy, et il annonçait la délivrance, pour les Chambériens!

Les troupes de Malitroc s'inquiétèrent, voyant les nuages se mouvoir comme sous la pression d'une boule de feu, mais le charme tissé avait été tissé avec art, et elles ne distinguèrent rien de net. Fous qu'ils étaient, les soldats du Maufaé attribuaient à leur maître ce prodige, croyant à une nouvelle arme: tant ils avaient de foi aveugle en sa science profonde, tant ils le prenaient pour l'égal des dieux!

Mais il s'agissait de Captain Savoy, qui naviguait sur les nuages par l'art des Fées. Et le prodige en était bien plus grand que ceux de Malitroc, quoiqu'il fût moins fait pour impressionner.

Ils s'avancèrent, naviguant face au soleil doré, et leurs reflets constellaient de clartés les nuages à leur passage, et ils chantaient, car l'heure était belle, et les anges, dans l'azur rougi par le soir, les saluaient et souriaient aussi, faisant bruire leurs grandes ailes, et tomber sur eux des plumes, pareilles à des flocons de lumière, à des diamants faits d'air seul.

Ils allaient et allaient – et atteignirent bientôt le ciel qui s'étend au-dessus de Chambéry, et domine son château au grand donjon, sa cathédrale au fin clocher. Alors, de leurs paroles qui créent des formes dans l'air et commandent aux êtres élémentaires, ils écartèrent les nuages, et fondirent parmi les d748218-f7673cfd-7d0d-4637-bb79-747963833567.jpgfumées noires s'élevant des forges d'Ortacul, infectes et puantes. De leurs rayons de feu ils dissipèrent ces nuées aux esprits maléfiques qui déjà prétendaient les ralentir de leurs attaques perfides, et descendirent et descendirent, s'approchant toujours davantage de Chambéry. Et pour tous les Chambériens une étoile avait paru dans le ciel au-dessus d'eux, et les fous croyaient à une menace, ayant l'esprit obscurci par les maléfices de Malitroc; mais les sages reconnurent le même signe qu'à la comète dont il a été question tout à l'heure, et surent que leur délivrance était venue, accourait pour les sauver.

Or, cette étoile se déploya en couleurs, et voici! c'était celles de la Savoie, on y vit la croix d'argent s'étendre sur les gueules, le blanc sur le rouge, et l'air scintillait autour d'elles, et les cœurs se soulevèrent d'enthousiasme en reconnaissant  cet emblème, par lequel constamment les ancêtres s'étaient trouvés heureux.

Alors Captain Savoy, dans son costume auguste, dans son haubert chatoyant, parut dans le ciel, et il sembla à tous immense, de la taille de l'étoile même, et le navire était derrière lui, petit et indistinct, comme un point resté brillant de ce tableau cosmique. Il avait l'allure d'un géant, aux yeux des Savoisiens, car tel était le don que lui avaient fait ses amis les elfes, qu'il pouvait changer de taille à volonté, si rien de solide autour de lui ne le gênait; et ainsi dans l'air pouvait-il paraître immense.

Mais il est temps, chers et augustes lecteurs, de laisser là cet épisode, pour renvoyer au prochain, quant au déroulement de la bataille qui s'en est suivie.

04/12/2019

Le réveil de Captain Savoy

thanos.jpgDans le dernier épisode de cette série insigne, nous avons laissé les quatre disciples assaillants de Chambéry alors qu'ils venaient d'être vaincus et mis hors de combat par le gouverneur de la ville, Ortacul.

Il fit aussitôt mettre en prison les quatre héros, sans plus tourmenter les filles – ce qui montrait qu'il n'avait voulu, en faisant cela, que faire perdre la tête aux deux garçons. Car, en vérité, il se les réservait, étant lubrique et ignoble, et pensant pouvoir enfin à travers elles créer la lignée qu'il désirait depuis des siècles, nouvelle parce que liée aux hommes qui occupaient désormais la surface de la Terre, que lui-même et les siens avaient occupée il y avait bien des millénaires. Car il en est ainsi qu'avant les hommes il y eut sur Terre des géants, que le temps a précipités dans l'abîme en suscitant d'autres héros, fils d'Alar dieu des guerriers – pour les vaincre, les ligoter, les dominer.

Or, l'heure, pensait-il, était à la revanche, et il s'agissait de créer un nouvel Ordre, en régnant sur Chambéry au nom de son neveu Malitroc, et en fondant une dynastie de princes et de seigneurs, pour qu'ils se répandent sur la Terre entière et créent un immense empire. Et lui-même était invincible, il le savait!

Captain Savoy avait vu, à distance, grâce aux yeux de ses amis les milans (qui avaient tout épié), ce qui s'était passé. Et, quoiqu'il ne l'eût pas fait s'il n'y avait pas été obligé – quoiqu'il eût choisi la prudence face à un ennemi qu'il sentait plus puissant –, il sut qu'il était dorénavant nécessaire d'agir, et de venir en aide à ses disciples en difficulté, de sortir de sa montagne et d'emmener avec lui ses disciples les plus fidèles, le Nouvel Hanuman et la Femme de Cristal; à eux se joignit la Femme-Comète, adoubée pendant la bataille de la Combe de Savoie (comme on devait appeler bientôt la victoire des Quatre Disciples sur l'armée de Malitroc, puis leur capture par Ortacul), et qui brûlait de retrouver l'Amazone céleste et la Femme-Faucon, qu'elle aimait dark-phoenix_marvel_feature.jpget admirait. (On raconte, également, qu'elle avait un faible pour le Léopard des Neiges, mais cela n'a jamais pu être prouvé; les liens qui plus tard devaient les unir, rien ne prouve qu'ils aient été pour rien dans l'ardeur de la Femme-Comète à accompagner Captain Savoy. Car à cette époque, elle était surtout admirative de l'Amazone Céleste, et tâchait surtout de marcher dans son sillage.)

Il fallait que Captain Savoy agît au plus vite, s'il ne voulait pas voir déshonorées l'Amazone céleste et La Femme-Faucon, et tués le Léopard des Neiges et le Noton bleu – car déjà Ortacul avait annoncé le jour et l'heure de l'exécution de la sentence de mort prononcée contre les seconds sous prétexte de crime de lèse-majesté, et annoncé le jour et l'heure de son mariage avec les deux premières, dont il voulait avoir de nobles lignées, disait-il. Il avait, de fait, de nombreuses femmes, à la façon des princes orientaux, et ne se gênait pas pour les afficher, prenant plaisir à briller en leur présence, et à humilier ceux à qui il les volait, ou ceux qui restaient sans femme. Lui en avait plusieurs, eux n'en avaient point, et cela le faisait rire, et l'enorgueillissait.

Il voulait qu'une fois entrées dans son gynécée, les deux femmes disciples de Captain Savoy devinssent ses esclaves, et lui donnassent des enfants aptes à diriger en son nom la communauté des hommes, et prêts à accomplir la moindre de ses volontés. Il voulait répandre son propre sang sur la Terre, en s'appropriant toutes les femmes, et notamment les plus belles, et les plus glorieuses. Il avait vu, en l'Amazone céleste et la Femme-Faucon, des vierges dignes de faire partie de son harem, et il se réjouissait d'avance de s'y retrouver seul avec elles.

Captain Savoy prévint rapidement les trois disciples qu'il avait choisis, qui aussitôt se préparèrent. Ils se dirigèrent vers la porte de sortie, au flanc de la montagne, et elle s'ouvrit à un mot de Lacner; car il commandait au gnome qui en avait la garde, et qui aux yeux des Disciples demeurait invisible. Mais en passant devant lui Captain Savoy le salua en inclinant le front tête.

Dès que la porte coulissante fut ouverte, les quatre héros virent devant eux, immense, la vallée, et les autres montagnes, dont les sommets dépassaient des brumes.

Là était l'arête de la Grande Marianne, où jadis le prince Dal avait combattu la vouivre de Massédine, et dont on voyait encore l'échine parmi les pierres; car il avait dû la dompter, et la ligoter, afin que les hommes mortels ne fussent plus embarrassés par ses mouvements incertains. Noire et luisante, elle s'allongeait comme un pourri 2.jpgjais taillé qu'eussent orné des opales blanches; car de la neige était sur elle, en névés épars. Plus au sud la pointe de la Vuzelle arborait d'autres vertèbres, celles d'une géante tuée par Dëlïndor, fils de Dal, alors qu'elle ravageait les cités des mortels qui en ce temps-là prenaient naissance. Diënïn, venu jusqu'en cette contrée, avait laissé, lors de l'Attaque des Cosanites, derrière lui le corps monstrueux de Tacatïn, dont le mont Pourri était né, toujours couvert de glace; puis son frère Taranel avait subi le même sort et, collé à lui, avait créé la substance du mont Turla – car tel était le nom qu'il portait dans la langue des anciens peuples vivant là. L'Aiguille Rouge aussi montrait sa pointe, plantée et brisée dans le sol, car elle avait été l'épée de Taranel dit Turla. Alar même l'avait rompue, d'un trait lancé du ciel. Il l'avait fait à la prière conjuguée de Dal et Diënïn. Tel était le pouvoir de ces fils d'immortels, autrefois! Et plus à l'ouest Captain Savoy distinguait le mont Albert, qu'avait gravi le roi de Sardaigne, et qui l'avait illuminé, car là vivaient des elfes puissants, et gracieux, qui faisaient rayonner leurs lanternes sur la Terre.

Mais il est temps, dignes lecteurs, de laisser là cet épisode, pour renvoyer au prochain, et découvrir dans ses lignes l'attaque de Chambéry depuis les hauteurs, par Captain Savoy et ses compagnons.