27/07/2019

Captain Savoy et le chant de la Femme-Faucon

team.pngDans le dernier épisode de cette singulière saga, nous avons laissé les quatre disciples de Captain Savoy partis à l'assaut de Chambéry sans l'aval de leur maître alors qu'ils venaient d'achever leurs ennemis, et que l'Amazone céleste, en particulier, avait marqué de la joie d'avoir abattu un monstre qui avait failli la tuer; et cela avait fait frissonner sa meilleure amie, la Femme-Faucon.

L'Amazone cependant ne perçut pas ce frisson, et elle leva la tête, et en voyant la Femme-Faucon, son visage se détendit, s'éclaira, et elle sourit. Ses esprits apparemment repris elle vint auprès de son amie, lui enjoignant de sortir avec elle de ce vaisseau désormais macabre pour rejoindre leurs amis garçons, le Léopard des Neiges et le Noton bleu. Lorsqu'elles furent effectivement sorties de ce navire volant par la brèche ouverte en son sein par la lance de la Femme-Faucon, elles virent venir à elles ces deux Disciples, qui, de leur côté, étaient partis du vaisseau qu'ils avaient conquis. Ils se saluèrent, se congratulèrent, se racontèrent en quelques mots leurs aventures en vantant surtout les exploits accomplis par leurs amis – seule l'Amazone se gardant de surabonder dans ce sens, et prenant un plaisir visible au récit qu'effectuait de ses gestes la Femme-Faucon. Elle ne chercha guère à minimiser ses exploits, se contentant de rougir un peu aux paroles de son amie. Ce n'est qu'après l'avoir laissée longuement parler qu'elle énuméra, mais légèrement et comme à contre-cœur, les belles actions de la Femme-Faucon. Les autres s'en étonnèrent un peu, mais cela glissa sur eux, et ils ne le relevèrent pas vraiment.

D'ailleurs, quand le Léopard des Neiges, qui avait la langue bien pendue, dit en riant qu'il ne croyait pas que l'Amazone céleste eût pu en faire autant sans l'aide de son amie, s'attendant à ce qu'elle lui rendît un hommage plus vif, l'Amazone rit aussi, l'admettant – ou feignant de l'admettre: car une ombre alors passa sur son visage, et elle jeta un bref regard noir sur le Léopard humain, qui cependant ne s'aperçut de rien. Mais hawk 01.jpgcela n'échappa pas à la Femme-Faucon, ni au Noton bleu, qui ne comprit cependant pas ce que cela signifiait: il crut que lui revenait le souvenir des souffrances infligées par l'ennemi, et de la peur qu'elle avait eue. Il ne devinait pas tout, quoique son caractère renfermé en fît un redoutable observateur; car, songeur, il semblait aux autres constamment méditer.

Le Léopard des Neiges, quant à lui, avait le caractère fougueux de son animal-totem, et ne voulait voir que la joie et le plaisir d'avoir vaincu et de se retrouver entre amis, entre frères et fidèles camarades et disciples de Captain Savoy le gardien de la Savoie libre. Il voyait peu le mal, ayant l'esprit toujours enflammé, l'âme toujours pleine d'amour, voire de passion, et projetant sur le monde qui l'entourait l'étonnant éclat de ses yeux.

Tous les quatre s'en furent d'un bon pas vers Chambéry, dont ils voyaient se dresser les murs au loin, au bout de la route qu'ils empruntaient. Ils n'utilisèrent point, dans leur avancée groupée, leurs pouvoirs – soit de voler, soit de courir plus vite que la lumière, soit de se téléporter, comme ils pouvaient avoir –, mais ils marchèrent, cherchant à régler leurs pas les uns sur les autres, ce qui fit naître en leur cœur une chanson, dont l'air fut étonnamment le même, et dont les mots furent trouvés et prononcés instantanément par la Femme-Faucon, habile à cet art:

Chambéry, Chambéry, cité de nos ancêtres,
Tu te dresses devant nos pas étincelants,
Tu sembles nous attendre et de tes remparts blancs
Nous saluer de l'air qu'ont les célestes êtres!

Tu sembles réclamer que nous te libérions
- Que nous te libérions des maudits monstres sombres
Qui t'infestent partout, qui répandent les ombres
Dans tes rues qu'autrefois tous les quatre adorions.

L'ange de ton église est debout dans le ciel
Au-dessus de tes toits, et l'obscurité pâle
Que répand le Malin en exhalant son râle
N'empêche pas l'éclat de ta face de miel.

Tu fais signe à tes fils, tu fais signe à tes filles,
Et nous accourons tous pour t'embrasser, ô dieu
Éternel de la ville où notre Noton bleu
Bientôt sera seigneur et maître des familles!

Il se tiendra devant ta bouche, et sur le trône
De la ville aux cent tours sera ton héraut pur,
Il rendra sa lumière à chacun de tes murs,
Et de son plastron lisse un rayon luira jaune.

Tremble donc, animal à visage trompeur
Qui se veut comme humain, Malitroc le barbare
- Ou toi, son sbire infect, Ortobac du Tartare
Aux yeux d'ours sépulcral, tremble à notre fureur.

Tremble donc, car voici! nous venons libérer
La blanche cité pure où vécurent les ducs,
La ville au château noble où naquirent les sucs
Dont le peuple jadis se nourrit sans errer.

hawk 02.jpgSon appel à notre âme a retenti sonore
Et nous y répondons avec joie et courage,
Tous quatre sommes prêts à la guerre sans rage
Sous ce ciel du matin que le soleil mordore.

Et, ayant dit ces mots, la Femme-Faucon n'en dit pas davantage, mais les trois autres, à la mémoire sans pareille, entonnèrent à nouveau le chant complet, et, quoique son effort l'eût fatiguée, la Femme-Faucon les rejoignit bientôt, et ce fut le chœur le plus glorieux et le plus joyeux que la plaine devant Chambéry – que l'on appelle la Combe de Savoie – eût jamais entendu. Les montagnes semblaient, au loin, en tressauter de joie, et les vagues du lac du Bourget s'éveillaient de bonheur à l'audition de cet air magistral.

Mais il est temps, lecteurs, de laisser là cet épisode, et renvoyer au suivant, pour ce qui concerne l'assaut de Chambéry par ces quatre disciples – et la première lourde défaite de l'Amazone céleste!

26/05/2019

Captain Savoy et la chute d'Oclitit

26229866_375621902898206_1732963070118659014_n.jpgDans le dernier épisode de cette stupéfiante série, nous avons vu comment l'Amazone céleste, partie au-delà de l'atmosphère terrestre pour chercher des ressources, en est revenue l'épée remplie d'un éclat nouveau, et anéantissant d'un coup des motocyclistes volants et démoniaques réputés jusque-là invincibles au service de Malitroc.

Ils tentèrent, bien, aussi, de sortir leurs cimeterres luisants, constellés de foudres fins, pour résister à son assaut, mais ils ne furent pas de taille et, en quelques instants seulement, l'Amazone céleste put les abattre tous. Elle accourut, alors, vers la Terre, descendant les airs à la vitesse d'un météore, et s'élança vers la vitre bombée et énorme du vaisseau ennemi, à travers laquelle elle voyait le combat de la Femme-Faucon et de son ennemi géant se poursuivre. Or, le second était sur le point d'achever la première. Car elle était à terre, et il levait son arme pour la tuer, lentement mais sûrement, la voyant trop épuisée pour résister encore, et persuadé que plus personne ne viendrait désormais à son aide – ainsi, d'ailleurs, qu'il le lui précisa à voix haute. Courageuse, la Femme-Faucon ne disait rien, se contentant de regarder son assassin, qui la surplombait. Et voici, une fois sa hache repoussée aussi loin en arrière qu'il le pouvait, le monstre prit son élan, et commença à l'abattre vers la quatrième disciple de Captain Savoy, pensant d'un coup la couper en deux.

Mais il n'atteignit jamais sa cible.

Un rayon de feu traversa la vitre bombée, la faisant voler en éclat, et, touchant la hache alors qu'elle descendait vers la Femme-Faucon – qui croyait venue sa dernière heure –, elle la fit sauter des mains de l'ennemi, et tournoyer vers le pont inférieur, auquel menait une ouverture ronde, large et bordée d'échelles métalliques.

Que...? fit alors l'effroyable Oclitit, ne sachant à qui attribuer un tel tir. Et il se retourna, et eut le temps de voir l'Amazone céleste, étincelante dans son armure trempée aux flots du ciel, passer à travers le verre brisé en 26730608_378426542617742_5494937905030967925_n.jpgmettant le bras devant le visage, et se jeter sur lui en dévoilant ses yeux étincelants – et alors que sa chevelure blonde, virevoltant comme des flammes, semblait animée d'une volonté propre. Et ses dents serrées jetaient apparemment de la lumière, et Oclitit n'avait jamais rien vu de pareil – tant de beauté et de grandeur, de puissance et de grâce mêlées!

Mais il avait, lui-même, été éduqué pour le combat seul. L'émerveillement le touchait peu. Et il ne fut pas long à ramasser son grand bouclier de bronze, et à tirer son sabre clair de son fourreau, pour répondre à l'attaque de l'Amazone. Et celle-ci abattit son épée, mais Oclitit brandit son bouclier, renforcé par l'art de Malitroc son maître, et grâce à lui il eut la vie sauve, car si l'épée de l'Amazone le brisa au bord supérieur, sa dureté fut suffisante pour détourner son coup, et ne faire qu'effleurer le heaume du monstre. Il rebondit dessus sans dommage, ne jetant qu'une brève étincelle, et Oclitit put froncer les sourcils, et préparer à son tour un coup majeur.

De toute sa force il lança son épée vers l'Amazone encore suspendue dans les airs (volant maintenant faiblement vers lui); elle se baissa et plaça sa propre épée au-dessus d'elle pour se protéger, mais la force d'Oclitit était telle qu'elle fut abattue sur le sol, quoique son épée ne se brisât pas. Et Oclitit plaça le pied sur elle, et l'immobilisa, car il pesait une tonne, et l'Amazone eut l'impression qu'une montagne avait posé un pied sur son ventre. Elle poussa un cri, étonnée de la puissance de son adversaire. Et celui-ci s'apprêta de nouveau à abattre une ennemie, même s'il sentait que son haubert aurait plus de résistance que celui de la Femme-Faucon. Mais, dans sa rage il avait justement oublié la Quatrième Disciple, qui, relevée de sa défaite, s'élança de toute la force de ses ailes vers Oclitit, le frappant dans le dos, et le faisant trébucher. Dès lors, l'Amazone céleste put facilement penser à lever la pointe de son épée et – horrible chose à dire – le monstre énorme s'embrocha sur elle, et la lame c0af7a22600e9a481101d13d7930057c.jpgressortit dans son dos formidable. Il poussa un juron, du sang sortit de sa bouche, et ses yeux devinrent fixes. Il était mort.

L'Amazone le laissa tomber, le retourna, et arracha son épée de son corps en poussant un cri de victoire. Une gerbe de sang jaillit de la blessure, et Oclitit eut un dernier soubresaut, simple réflexe. La Femme-Faucon ne dit rien, surprise de la joie qu'elle lisait sur le visage de son amie, car elle n'aurait pas cru qu'elle pût éprouver de la joie à donner la mort, même à un monstre horrible, si rigoureux avait été l'enseignement des maîtres choisis par Captain Savoy durant leurs années d'apprentissage, et si fréquente avait été l'interdiction de donner la mort si ce n'est dans les cas extrêmes et de légitime défense, sans jamais pouvoir en éprouver un plaisir permis. Mais les yeux de l'Amazone étaient à demi hors de leurs orbites, et la colère crispait ses traits, les rendant effrayants. Elle était comme possédée par le mal.

Aussi bien, la Femme-Faucon admit que sans cette rage, communiquée à l'épée ou par elle, l'Amazone n'aurait peut-être jamais pu venir à bout d'Oclitit, trop fort pour aucun mortel, et son épée traverser à la fois son corps et son armure. Mais elle ne put s'empêcher de frissonner, comme si la colère de cette amie augurait de funestes avenirs.

Mais il est temps, dignes lecteurs, de laisser là cet épisode, et de renvoyer au prochain, pour décrire l'assaut de Chambéry et la terrible défaite de l'Amazone céleste.

17/03/2019

Captain Savoy et la ruse providentielle de l'Amazone céleste

40080768_713272239038469_7468240497522245632_n.jpgDans le dernier épisode de cette étrange saga, nous avons laissé deux des disciples de Captain Savoy, l'Amazone céleste et la Femme-Faucon, au moment où elles combattaient des ennemis dont elles ne réussissaient pas à venir à bout - par lesquels même elles étaient dominées, et qui, ainsi, les mettaient en grave danger. Et nous disions que dans l'esprit de l'Amazone céleste soudain la voix lointaine de son maître avait retenti!

À vrai dire, son langage n'était pas distinct: ce n'était pas une langue humaine - le français, l'anglais, le savoisien, qu'il utilisait; non. Il s'exprimait par figures, en les projetant à distance dans l'âme de l'Amazone. Et ces figures avaient un sens, comme les hiéroglyphes d'Égypte, et pour sa Seconde Disciple elles étaient claires, elles orientaient précisément sa pensée et son cœur.

Et soudain, elle sut: en elle se fit une lumière se fit. Elle connut le moyen de vaincre les motocyclistes démoniaques!

Prenant son envol, elle feignit d'abord de fuir. La nuée des démons la suivit, la croyant vaincue, et tâchant de la tuer, ou de la saisir dans leurs rets. Elle n'en continua pas moins de s'élever, et voici! son vol fut si rapide qu'elle eut tôt fait de sortir de l'atmosphère terrestre. Les ennemis la suivaient toujours. Elle ne s'en étonnait pas.

Bientôt, le croirez-vous? elle atteignit l'arc de la Lune. Or, ce qu'on appelle ainsi, qu'on ne s'y trompe pas, c'est la courbe créée par le sentier suivi par la Lune autour de la Terre, que nul mortel ne peut voir, mais qui, aux yeux de l'âme, brille comme un arc lumineux. Et il se fait que quand on le franchit, on entre dans un monde entièrement fait d'or.

Ce n'est pas qu'en fouillant dans leurs souvenirs, les démons montés sur des motocyclettes volantes n'eussent pas pu le savoir. Mais ils étaient tellement avides de s'emparer de l'Amazone céleste, laquelle ils haïssaient comme rien au monde, qu'ils ne pensèrent plus du tout, en la suivant dans son vol, qu'il en était ainsi.

La Seconde Disciple le savait, elle, parfaitement, puisque Captain Savoy, à la façon d'une révélation, le lui avait appris. Et voici! elle franchit le splendide arc-en-ciel qui limite le monde terrestre du reste de l'univers, et, de l'autre côté, tout était pur et clair, des êtres puissants se mouvaient dans une nuée éblouissante. 43787621_2144011565928224_7781500607340216320_n.jpgLeurs formes à peine étaient sensibles, même à l'œil d'initiée de l'Amazone. Les fleurs, dans ce monde, étaient faites d'étoiles, les rochers étaient des pierres précieuses brillant d'elles-mêmes, les rivières étaient des couleurs qui se mouvaient et avaient une vie. Et des êtres qui y vivaient s'exhalait une force terrible, et même l'Amazone eut peur des plus humbles d'entre eux, ceux qui vivaient à la frontière de leur royaume, et à maints égards rappelaient encore les hommes qui vivent sur Terre.

Or, les êtres montant les motocyclettes enchantées ne pouvaient supporter leur lumière, surtout celle qui jaillissait de leurs yeux, pour eux pareille à des millions de flèches acérées, qui les consumaient. Dès qu'ils les virent, ils tentèrent de rebrousser chemin, mais le regard braqué sur eux des gardiens armés de cette terre supérieure suffit à en anéantir définitivement trois.

Il en restait toutefois quinze: ils s'étaient multipliés, comme on l'a dit, dès que l'Amazone les avait frappés de mort, et leur nombre total avait fini, à partir de quatre, par atteindre dix-huit.

L'Amazone eut cependant une nouvelle idée. Depuis sa tête illumina-t-elle son âme, et son éclat, en elle, était magique. Elle plongea son épée dans la lumière jaillissant des êtres étranges, et en particulier la tint dressée sous leur regard; et la clarté de leurs yeux l'inondait comme des langues, et la faisait étinceler, la rendait plus brillante, plus ardente que n'importe quelle chose du monde. Le plus beau fut quand un de ces êtres, comprenant son intention, et voulant l'aider par bonté, lui fit la grâce de tendre la main, et de toucher sa lame. Alors, elle devint flamboyante comme le soleil. Le bras de l'Amazone vibra, et son corps se remplit d'étincelles qui tournaient. Elle fit une expérience sublime, et connut les profondeurs insoupçonnées du monde. En un sens, cela l'initia au plus haut point.

Mais de la part de l'ange qui avait agi ainsi, ce fut imprudent, car elle acquit trop de lumières d'un coup, et sans en être préparée. Nous le verrons, de cette expérience intense, elle tira un excessif orgueil, et son épée, même, qui avait été ainsi bénie, lui parut la plus merveilleuse chose de l'univers, et elle en tira une merkaba-with-baby.jpgfierté démesurée, et beaucoup ressentirent, hélas, la même chose, et n'eurent plus de cesse que de la lui voler. Cela la jeta dans des batailles sans fin, et la rendit cruelle, cela la corrompit.

Mais n'anticipons pas. Car, pour le moment, toute à sa grâce inattendue, et pleine du désir de vaincre les Maufaïés et de secourir sa chère amie la Femme-Faucon, elle ne fit rien de mal, mais poursuivit à bon droit les motards démoniaques qui s'en retournaient vers la Terre, c'est à dire vers les ténèbres où se tissent les illusions des sens, afin de fuir les rayons lumineux qui les tuaient, sans espoir de retour, sans rémission possible, sans possibilité pour eux de se multiplier encore!

Or, l'épée de l'Amazone céleste avait désormais le même pouvoir que celui des immortels lunaires: ce qu'elle tuait par son moyen parmi les motards démoniaques ne revenait plus, ni ne se multipliait plus, mais se dissipait à jamais, en un instant consumé, transformé en brève fumée grise. Et elle vola derrière eux, les tuant dans le dos, les abattant un à un. Plusieurs, apercevant l'erreur qu'ils faisaient, de fuir sans regarder une telle guerrière et si bien armée, se retournèrent, et tentèrent de résister en lui faisant face. Ils lancèrent, depuis leur motocyclette, des flèches de feu concentré, mais l'Amazone céleste, plus rapide que l'éclair, et dont les forces étaient, elles, à présent décuplées, renvoyaient à droite et à gauche ces rayons en plaçant sa lame enchantée devant elle, en les brisant comme s'il se fût agi de flèches de bois lancées à faible allure; car son épée, désormais, était plus une flamme qu'une lame.

Un seul trait la toucha, un tir nourri l'ayant empêchée de les parer tous. Mais son armure était tellement remplie d'énergie sacrée, elle étincelait si vivement, qu'il ne l'entama d'aucune façon, et qu'elle put accourir aussitôt pour les abattre de face.

Mais il est temps, chers et dignes lecteurs, de laisser là cet épisode déjà bien long, pour renvoyer au prochain, quant à la victoire totale de l'Amazone céleste sur ses ennemis du jour!