18/04/2019

Momülc et l'Elfe jaune et la bataille des Voirons

red eyes.jpgDans le dernier épisode de ce singulier récit épique, nous avons laissé l'Elfe jaune, disciple de Captain Savoy, et son ami Momülc alors qu'ils avaient décidé de se montrer à Borolg pour qu'il arrête de torturer les enfants du peuple sous prétexte de les contraindre à se dévoiler, parce qu'il supputait que les disciples de Captain Savoy souffraient dès qu'un enfant souffrait, qu'ils partageaient intimement ses peines.

C'était le cas, et l'Elfe jaune n'en dormait plus. Il ne lui était pas possible de faire autrement que de se montrer, de s'exposer. D'ailleurs, n'avait-il pas reçu sa formation et ses pouvoirs pour secourir le peuple savoisien dans le besoin, et lorsqu'il était victime de traitements atroces? À quoi bon rester caché? Ce que voulait Borolg, lui le voulait aussi! Il se montrerait donc, et le ferait en un beau coup d'éclat, en tâchant de sauver les enfants enlevés, même si, il le savait, c'était un piège, et si on l'attendait sur le chemin de cette libération. Mais l'Elfe jaune comptait sur ses pouvoirs, ainsi que sur l'étendue inconnue de la force de Momülc son allié, enfin il comptait sur la chance, et la bonne volonté des dieux, favorables sans doute à son entreprise, et qui enverraient leurs anges pour le secourir, s'il devait être secouru.

La nuit qui suivit sa décision, il médita, et, une fois le matin venu, il dormit. Il se réveilla alors que le soleil avait passé son point suprême. Et déjà un air de déclin s'emparait du jour, car on était maintenant proche de l'hiver, et l'œil de Dordïn se fermait tôt.

L'Elfe jaune se vêtit de son armure enchantée, et Mömulc fit de même. Lui n'avait point médité la nuit précédente; tout du long il avait dormi. Et, durant le matin, discrètement dans la forêt des Voirons il avait erré, épiant les gardes de Borolg et leurs allées et venues, se demandant, plus d'une fois, s'il devait les emmshin_planethulk_001_da__by_emmshin-db470u4.jpgattaquer tout de suite, ou attendre que l'Elfe jaune se réveillât. Finalement, prenant la bonne décision, il revint vers leur repaire, et quand les gnomes eurent ouvert la porte de rochers illusoires, il franchit le seuil de son logis, et vit que son ami était réveillé; il en ressentit une grande joie, car enfin ils allaient passer à l'action, et donner les coups qu'il brûlait de donner!

S'enquérant, dans son langage hésitant, de ce que son ami avait passé sa nuit à faire, celui-ci lui répondit qu'il avait médité et prié, et qu'il était entré en contact avec les anges protecteurs du pays, et les êtres qui vivent dans les étoiles, afin de s'attirer leurs bonnes grâces dans ces moments difficiles, et les combats qui allaient suivre. Mömulc s'en étonna, mais ne dit rien. Il sembla demeurer un instant songeur, mais bientôt il prit dans sa main une grande hache au fil doré et à la garde ornée de rubis lumineux, et la joie se peignit sur son visage, ses lèvres s'ouvrirent sur ses dents serrées, et ses yeux flamboyèrent du désir des batailles.

L'Elfe jaune était davantage rempli de componction, et ses gestes lents disaient sa piété, et qu'il espérait accueillir en lui le bon ange des combats, celui-là même qu'avait accueilli en son âme au temps jadis le Comte Vert, premier des héros, et qui s'était servi de ses membres et de ses pensées pour accomplir les desseins des Dieux. Il voulait faire de même, et n'agir que par le divin en lui, prêter ses membres aux armes du Seigneur cosmique. Mais le pourrait-il? La peur, la colère, l'orgueil ne l'empêcheraient-ils pas? Il ne le savait, encore. Car, à son souvenir, il n'avait point, de toute sa vie, entrepris une action aussi risquée.

Ils sortirent par l'arrière de leur maison, contournant le bloc de rochers qui les cachaient, et gagnèrent directement la forêt des Voirons, protégés par une tonnelle enchantée que jadis les fées de Vouan avaient offerte aux gnomes de Boëge, utilisée par eux pour se déplacer sans être vus: car tel était leur besoin, lorsqu'ils voulaient diriger le monde des rocs. Mais elle n'allait pas plus loin que la forêt des Voirons, où tout charme des fées s'était dissous sous l'influence délétère de Borolg.

Là, le sanglier à tête d'homme sans partage régnait et, quoique les arbres fussent nombreux et, en apparence, dussent les dissimuler au regard, les deux alliés de Captain Savoy n'étaient plus protégés par rien, étaient totalement exposés. Car les arbres cachaient, eux, des ombres maléfiques au service de Borolg, âmes damnées de temps fabuleux, et passées à l'Ennemi depuis nombre d'éons. Elles allaient, furtives, sans forme claire et l'œil rouge, et leur étreinte glacée était mortelle, pour tout être non préparé à leur rencontre.

L'Elfe jaune l'était, Mömulc ne l'était pas. Mais le premier comptait, pour le second, sur sa force spontanée, et le feu vert qui était en lui, et venait des sylphes de la pile de Meyrin, qui l'avaient transformé, à l'époque où il vision2.jpgn'était encore que Mirhé Maumot, simple professeur du collège local.

Dès qu'ils furent sortis de la tonnelle tissée de rayons de Lune mêlés de rayons de Mercure et de Vénus, les deux hommes virent venir vers eux, furtives et peureuses d'abord, s'éloignant à leur approche, plus hardies et plus nombreuses ensuite, tâchant de les piquer de leurs langues noires, les ombres terrifiantes. Les entourant et les houspillant, prenant une assurance satanique, et du plaisir à les tourmenter et à leur infliger de la souffrance, elles se montraient toujours plus oppressantes. Et ce qui est pis, l'Elfe jaune le savait, Borolg pouvait voir à distance par leur œil rouge, elles étaient comme des espions, pour lui, et lorsque Mömulc abattit sa hache sur l'une d'entre elles et qu'elle fut coupée en deux, son œil s'éteignant, la montagne trembla, sur ses bases, et on entendit un coup de tonnerre, qui résonna aux oreilles de l'Elfe jaune comme un grand éclat de rire, une manifestation de joie sardonique qui le fit involontairement frémir, car jamais il n'avait perçu autant de malignité, dans le monde.

Mais il est temps, chers lecteurs, de laisser là cet épisode déjà long, pour renvoyer au prochain, qui exposera la bataille contre les ombres d'Orcolter.

13/02/2019

Momülc et l'Elfe jaune à l'abri des Gnomes protecteurs

Mom.jpgDans le dernier épisode de cette geste insigne, nous avons laissé nos deux héros alliés de Captain Savoy, alors que, cherchant à entrer dans Boëge tenue par les hordes du vil Malitroc, le plus rusé d'entre eux, l'Elfe jaune, venait d'abattre un des fils de Borolg, l'homme-sanglier qui gouvernait la cité au nom du Malin sombre; et nous disions que la montagne des Voirons en avait tremblé, car le monstre à cette nouvelle (apprise aussitôt, car il était en lien télépathique avec sa progéniture) s'était agité dans son antre.

À peine vit-on, dès lors, Mömulc bondir par dessus le mur noir et, en passant, parce qu'il rasait son sommet, saisir à dessein un autre fils de Borolg (celui qu'on appelait Torltüc) et l'envoyer, par le cou, sur le toit d'un immeuble, où il se rompit la tête; et de nouveau la montagne trembla, et jusqu'au sol de la ville. Une maison, au bord de la Menoge, s'effondra, qui était trop ancienne. On eut beau, sur le mur, jeter des flèches de feu sur Momülc, il disparut au loin, par-delà les maisons situées au nord de la ville sur la route de Burdignin, et nul ne put le retrouver. Apparemment, nul trait ne l'avait touché. On en avait bien vu un l'atteindre à l'épaule; mais s'il en résulta une gerbe d'étincelles, Mömulc ne parut en être en rien blessé, ni ralenti dans sa course.

On ne savait, dans la ville, ce que les deux héros étaient devenus. On chercha partout, on rompit mille portes, mais on ne put découvrir où ils s'étaient cachés. Car voici! un sort avait été tissé, à la demande de l'Elfe jaune qui les connaissait bien, par les gnomes protecteurs de la maison, et les Mauvais, dès qu'ils s'en approchaient, étaient irrémédiablement détournés de son entrée, devenue soudain secrète, par des leurres qui les entraînaient ailleurs, et prenaient la forme de rochers qui n'étaient point présents. Le repaire de l'Elfe jaune était caché dans ces rochers illusoires, recouvrant de leur rideau enchanté la maison obscure de Mirhé Maumot, qu'avait dwarf.jpgconstruite au siècle précédent un certain Paul Gavard. Tel était l'art des gnomes protecteurs, devenus les amis et les serviteurs de l'Elfe jaune, dès qu'ils le virent!

La fureur de Borolg et donc de ses fils fut sans limite. Il en advint des choses atroces. Je vais maintenant vous les raconter, aussi douloureuses soient-elles.

Persuadé que le peuple de Boëge dissimulait sciemment les deux compères, qu'ils étaient leurs complices, et imaginant, dans sa folie, qu'il se tramait contre lui des complots dans l'ombre, il avait fait emmener par ses troupes, pour lui servir d'otages, toutes les premiers nés des familles, garçons ou filles, s'ils n'étaient pas pubères. Et il tenait ces enfants dans sa gigantesque grotte, enchaînés à des parois humides, et menaçait de les tuer si on le lui livrait pas les meurtriers de ses fils. Comme nul ne savait où ils étaient, les mères pleuraient, et les pères étaient stupéfaits, abasourdis, perclus de douleur, et les gémissements et les pleurs se faisaient entendre dans tout Boëge.

Borolg ne mit pas, en vérité, sa menace à exécution, car il craignait la haine des parents lésés. Il se contenta, pendant un certain temps, de maintenir enchaînés les pauvres enfants. Mais il accomplit alors une œuvre atroce, que je n'ose redire. Car il choisissait des garçons et des filles et, sans les tuer, les abîmaient, leur borolg.jpgfaisaient subir des sévices, et une douleur insoutenable s'était emparée de ces parents qui assistaient à ces tortures, ou du moins en entendaient les échos, et savaient de quoi il ressortait, car Borolg le leur avait fait dire.

Une fois, un père vint pour réclamer justice, et se plaindre de l'abjection de Borolg et des siens. L'homme-sanglier le regarda un instant sans rien dire, se leva, et, nul n'ayant le temps de voir quelle arme il avait manié, coupa la tête au malheureux homme d'un mouvement de son bras qui fut pareil à un éclair. La mère, présente, s'évanouit saisie de spasmes. On l'emmena en pleurant. On croyait la fin du monde arrivée. Il y avait partout, qui soufflaient, des vents d'Apocalypse.

Entendant, cachés derrière leur voile de rochers illusoires, les plaintes des habitants de Boëge, l'Elfe jaune et Mömulc s'émurent. Même le second, en effet, avait assez développé sa conscience pour saisir les chagrins et la douleur des hommes, s'il n'avait pas encore les moyens d'en saisir toutes les causes. L'Elfe jaune décida de se montrer et, expliquant à Mömulc ses raisons, le monstre vert que vêtait une armure d'or acquiesça à son projet.

Il se doutait, en vérité, que Borolg ne croyait pas réellement que le peuple les protégeât, lui et son ami géant; il était possible qu'il eût une stratégie, qu'il voulût contraindre ces héros à se montrer, pris de pitié pour les mortels qu'il tourmentait. Car, ayant deviné, à leur mode d'action, qu'ils étaient des alliés voire des disciples de Captain Savoy, et ayant reçu tous les enseignements nécessaires sur celui-ci de la part de son maître Malitroc, il savait qu'ils ne pouvaient pas laisser souffrir les gens ordinaires, que chaque deuil infligé à ceux-ci leur était à eux aussi une souffrance, leur âme étant liée au peuple de façon indéfectible.

Mais il est temps, chers lecteurs, de laisser là cet épisode noble. La prochaine fois, la bataille pour récupérer les enfants enlevés commencera!

29/11/2018

L'Elfe jaune et Momülc contre les gardiens de Boëge

melkor.jpgDans le dernier épisode de cette geste insigne, nous avons laissé nos deux héros, l'Elfe jaune et Momülc le Preux, aux portes de Boëge, la noble cité dans laquelle ils pensaient se cacher - et que gouvernait, avec ses terribles fils, le hideux homme-sanglier qui jadis déjà avait terrorisé la forêt des Voirons et ses environs.

S'il le pouvait, l'Elfe jaune libérerait Boëge en abattant ce monstre, mais il doutait qu'il le pût, car il était désormais plus puissant qu'il ne l'avait jamais été. Il était de son devoir d'essayer, et son cœur se brisait, quand il songeait aux jeunes filles asservies à cet être abject, et aux pères et aux maris qui craignaient chaque jour pour leur vie, s'ils osaient se rebeller contre ses exigences, et devaient, quoi qu'il en soit, travailler dans d'obscures mines de la montagne pour payer d'offrandes précieuses le nouveau prince de Boëge. Eussent-ils la hardiesse de refuser, qu'ils se verraient aussitôt (comme déjà cela était advenu) jeté aux bêtes que ce monstre gardait avec soi, créatures mutantes et hybrides que nul pinceau ne saurait peindre - aux formes aussi irrégulières qu'effroyables, aussi immondes qu'indicibles! Régulièrement, Borolg les nourrissait de ceux qu'il disait faibles et inutiles à la Communauté libre de la Vallée verte, ainsi qu'il l'appelait, et ces bêtes, douées d'un certain degré de conscience, se réjouissaient diaboliquement, festoyant dans le sang de ces malheureux en s'y roulant, en s'y vautrant.

Par la terreur Borolg régnait, voulant qu'on le pense un être à la puissance illimitée, l'envoyé des dieux dont le premier héraut, 26805173_378425989284464_8806306983786289850_n.jpgprétendait-il, était Malitroc, fils de la grande Pieuvre! Auteur d'un véritable culte, il était un sorcier craint même de ses rivaux, et, en secret, s'efforçait de miner l'autorité des préfets de son maître, afin de rester le seul seigneur de son domaine, et l'étendre au loin. Malitroc le savait, mais la concurrence entre ses alliés ne le gênait pas, car il disposait de la puissance suffisante, le cas échéant, pour les mettre tous au pas. Au contraire, elle le servait, mettant le pays dans un chaos dont il se nourrissait. La peur, parmi les hommes, en augmentait chaque jour, et elle alimentait son âme noire.

Quant à ses hommes, Borolg les dirigeait d'une main de fer, et même ses nombreux fils n'étaient, entre ses doigts, que des pantins - corps vides qu'habitait sa pensée seule.

En vérité, il les méprisait, parce qu'à demi humains, issus de femmes dont il avait fait ses esclaves, ils n'étaient pas, à ses yeux, dignes de lui; et il étouffait en son cœur les ondes de sentiment paternel qu'il y sentait poindre.

Il avait d'autres fils, cachés, qu'il avait eus d'une femme de son peuple, et il les aimait davantage. Enfermés jadis par Dorlad, il attendait l'heure de les libérer, et de les placer au-dessus de leurs frères, dans l'ordre de son armée. Alors, ils briseraient la montagne, qui aurait l'air de marcher, ou de s'écrouler, car ils étaient grands, et puissants, pareils aux Titans de jadis.

Cependant, il appréciait de voir son sang couler dans les veines de ses fils à demi humains, et il plaçait ceux-ci tout de même au-dessus des autres hommes. Il les jugeait seuls dignes d'exécuter proprement sa pensée, et il projetait celle-ci dans leurs membres, et ils la réalisaient aussitôt. Pareils à de vivantes machines, ils étaient d'une redoutable efficacité. Semblables aux treize doigts de Borolg, ils dépassaient en stature et en force n'importe quel mortel ordinaire, et l'Elfe jaune savait que les abattre ne serait pas une affaire mince.

En arrivant à la vue des murs, les deux héros se dissimulèrent dans les bois dont s'ornent les bords de la Menoge, puis observèrent longuement les allées et venues des sept fils de Borolg qui gardaient les remparts, ainsi que leurs serviteurs humains, au nombre d'une vingtaine - s'ils les voyaient tous, de là où ils étaient. mordor_00296282.jpgTantôt ils marchaient sur le mur, tantôt descendaient à son pied, discutant et scrutant les lieux autour d'eux. Un escalier, sans doute, permettait de monter et descendre, de l'autre côté, car souvent l'Elfe aperçut les mêmes fils tantôt en haut, sous le toit de la tourelle ou de droite, ou de gauche, tantôt en bas, sortant d'une étrange porte située au pied du mur, et qui s'ouvrait curieusement, en glissant parmi les pierres dans un mouvement lent et oblique. Une fumée en sortait, qui semblait munie d'ailes, et lorsque, prenant son envol, elle s'était dissipée, les hommes hideux, déformés par la magie noire, apparaissaient, comme précédés d'un signe de mort, et suivis d'une cape d'obscurité. Il semblait étrangement à l'Elfe jaune que quand la porte s'ouvrait, un monstre difforme élargissait sa gueule tordue, laissant paraître en un hideux sourire le fond de sa gorge putride, comme si le mur eût été bâti autour de son visage sans yeux. Mais au lieu de vomir des aliments sanglants, tels le cyclope combattu par Ulysse lorsque, dormant, il éructait, c'était des monstres à figure humaine qu'il faisait sortir de son ventre, quel que fût l'endroit utilisé par eux pour entrer dans ce corps sans forme, qui leur servait de passage. Celui-ci était-il nécessaire à leur vie, leur donnait-il la force de se mouvoir, l'Elfe jaune, encore moins Momülc, n'eussent pu le dire avec certitude; mais le premier, éclairé par l'enseignement occulte de Captain Savoy puis d'Amariel, le pressentait. Par quelle magie cela était-il resuperman_by_jim_lee_by_mayantimegod-d9bf1mv.pngndu possible, cela dépassait toutefois son entendement.

Or, une fois qu'ils eurent bien observé les allées et venues de ces gardes maudits, les deux alliés de Captain Savoy Momülc se regardèrent, et, de leurs yeux, se comprirent. L'Elfe jaune, alors, se dématérialisa, et voici! il réapparut au sommet du mur; d'un jet de feu de son œil droit, il abattit le fils de Borolg appelé Hortoc, le transperçant d'une flamme soudaine, qui avait l'allure d'une flèche. Puis il se dématérialisa encore, disparaissant dans la ville, où il reprit corps sans que nul ne sût dans quelle rue, ni en quelle maison.

Un cri de stupeur s'éleva des mortels qui avaient assisté à la scène, et les Voirons tremblèrent, car Borolg, qui y avait son antre, ressentit la honte de la perte de ce membre proche, et il secoua son corps, donnant autour de lui de puissants coups de queue, de telle sorte que la montagne parut un instant vaciller.

Mais il est temps, lecteurs, de laisser là cet épisode, pour renvoyer au prochain, racontant la prise par ruse de Boëge, ou du moins le franchissement, par nos deux héros, des remparts qui avaient paru si bien gardés, de cette ville bénie.