23/01/2020

L’Homme-Météore et l'attaque farouche de l’Homme-Fétiche

https://images1.novica.net/pictures/5/p223959_2a_400.jpgDans le dernier épisode de cette série peu commune, nous avons laissé l’Homme-Fétiche, gardien secret de la banlieue du nord de Paris, alors qu’il racontait à son nouvel ami l’Homme-Météore comment et pourquoi il avait été victime des préjugés racistes des Blancs, en France, après être venu du Cameroun où il était né, ses parents l’ayant emmené alors qu’il était tout petit. Et voici qu’il continua dans ces termes.

Mais il y eut aussi, contre moi, la jalousie des Camerounais, mes compatriotes, et des autres Africains installés là, à Aubervilliers. Car ils me voyaient réussir, malgré mon ennui à l'école, et ne comprenaient pas que je fisse l'effort d'apprendre mes leçons, alors même qu'elles ne me concernaient pas, et étaient faites par des Blancs pour des Blancs, comme on dit. On m'accusait de m'aliéner.

Les initiés camerounais me reprochaient mille choses, affirmaient qu’en m’imprégnant de culture écrite, de la Bible, de Victor Hugo et d'Homère je perdais la véritable lumière que m’avaient léguée les ancêtres, et ne voyais plus le monde des esprits, mais les illusions conçues par les Blancs. En croyant aiguiser mon regard pour distinguer des formes claires, je m'éloignais de la Source, et ne voyais plus que des leurres, et des abstractions.

Pourtant sur les traditions africaines j'en savais plus que la plupart des membres de mon clan; je n'avais donc de leçon à recevoir de personne, si ce n'est de mes parents – et de certains maîtres d'école avisés, s’il y en a. Ma puissance magique commençait à se développer et à se faire craindre, et on m'évitait, dans les rues.

Un jour, cependant, des voyous originaires eux aussi du Cameroun se mirent d'accord pour me tendre un piège. Ils étaient poussés par un mage de mon pays qui voyait d'un mauvais œil l'extension de mes pouvoirs cachés, et leur jordan-parrin-african-wiseman.jpgmélange avec la culture des Blancs – qui, disait-il, les dénaturait. Mais en réalité, elle les dynamisait, leur donnant un affluent qu'il ne comprenait pas – ne l'ayant jamais expérimenté, et le croyant une illusion. Il affirmait que j'étais un traître pratiquant une magie mauvaise, et qu'il fallait m'anéantir.

Car j'avais soulagé bien des gens de ma cité, leur apposant les mains quand tout était sombre et morne en eux, et une clarté chaude était entrée dans leur cœur, et les avait sauvés. Je pus même arracher la migraine de certains crânes, des souffrances de ventre d'autres gens encore, chasser les démons qui tourmentaient les âmes. On commençait à me vénérer, dans la cité où je vivais, malgré mon jeune âge, et comme je n'avais pas demandé la permission au mage attitré de ma communauté (un certain Abonga François, surnommé Tessinga la Couleuvre par les miens), comme je n'avais pas demandé conseil à son auguste personne, ni ne l'avais pris pour maître, il était furieux et jaloux – et disait que je tenais mes pouvoirs de l'esprit du mal tel qu'il se meut chez les Blancs, du démon du vide qui les anime continuellement.

Car il était orgueilleux et méprisait les Européens, parmi lesquels il vivait.

C'était un redoutable sorcier, et quand il se revêtait de son costume de guérisseur et de ses talismans sacrés, il devenait d'une puissance incroyable. Ne croyant cependant pas utile de se mesurer directement à moi au moyen de son art magique, il m'avait envoyé des sbires, des adeptes aveugles et sans conscience qui exécutaient comme des machines ce qu'il leur disait. Et voici, pour la première fois, je dus utiliser mes arts au sein d'un combat, pour protéger ma vie.

Ils avaient amené des couteaux, un avait même un pistolet, un autre une chaîne de vélo. Ils m'attendirent au détour d'une rue, un soir que je rentrais tard du lycée, à pied. Ils étaient quatre, et ils riaient stupidement, l'air féroce, les yeux vides, le corps fébrile. Ils brandirent leurs armes et, dans un réflexe, je levai les mains en prononçant des formules que m'avaient appris ma mère et mon oncle, initiés bien connus de mon clan. Les armes leur sautèrent des mains aussitôt, comme si elles n'avaient pas voulu y rester, et ils furent bien surpris. Mais ils ne restèrent pas longtemps paralysés, rapidement ils se reprirent et, comprenant que les objets ne leur sauraient jaguar.jpgd'aucun secours, ils se jetèrent sur moi pour me tuer à mains nues, en me battant à mort.

Je lançai des coups de poing et des coups de pied – et parvins même à donner à certains de mes coups une puissance magique qui fit jaillir du feu, quand je les touchai. Mais cela ne suffit pas, car à quatre ils eurent tôt fait, malgré les blessures que je leur infligeais, de me mettre à terre et de me rouer de coups. Je ne dus ma vie qu'à un nouveau réflexe. Car je prononçai une autre formule, faisant un geste rapide de mes deux mains, et une sorte de champ d'énergie violette m'entoura, qui repoussa les coups et rendit les mains qui les donnaient brûlantes – qui les enflammait dès qu'elles tâchaient de me toucher.

Cette fois les quatre voyous prirent peur, et comprirent que j'étais un véritable initié, et que de puissants esprits me protégeaient. L'un d'eux, m'a-t-on raconté plus tard, vit même, au-dessus de moi, alors qu'il tentait de me frapper, la figure d'un léopard lumineux, comme s'il me gardait de lui et de sa méchanceté. Elle avait surgi de mon sein dans une brume claire, avait-il raconté – et il s'enfuit au Cameroun pour ne plus avoir à craindre la vengeance de Tessinga la Couleuvre, furieux qu'il répandît autour de lui que j'avais de véritables pouvoirs.

Je pus me relever, ensanglanté, brisé, et me traîner jusqu'à chez ma mère, qui poussa des cris en me voyant. Mon père même pleura, car il m'aimait, et s'inquiétait pour moi. Mes ennemis avaient fui, me laissant partir et rentrer chez moi. Mais dans quel état! Je mis des mois à m'en remettre. Et quand je fus guéri, nous tînmes, ma mère, mon oncle et moi, un conseil, et il fut décidé que j'agirais désormais sous une identité cachée, et que, en tant que citoyen simple, je dissimulerais mes pouvoirs.

Mais il est temps, augustes lecteurs, de laisser là cet épisode, pour renvoyer au prochain, quant à la suite de l'histoire de l'Homme-Fétiche.

16/11/2019

L'Homme-Météore et l’éprouvante éducation de l'Homme-Fétiche

66690163.jpgDans le dernier épisode de cette étrange série, nous avons laissé l'Homme-Météore alors qu'il écoutait le récit de vie de son nouvel ami l'Homme-Fétiche, qui en était à dire qu'il avait reçu de sa mère, en particulier, un enseignement initiatique des plus précieux. Et voici, il continua en ces termes:

Or, malgré l'enseignement sacré de ma mère et les étapes d’initiation que sous sa houlette je passais avec succès, sache que, dans cette banlieue du nord de Paris, mon enfance ne fut pas toujours des plus heureuses. Je dus vaincre, déjà, les préjugés des Français. Souvent on me regardait comme un être sans culture, ne sachant qu’à peine lire et écrire, et ne connaissant rien de la vie ni des choses, parce que le Cameroun et généralement l’Afrique noire, comme tu ne l’ignores pas, ne connaissaient autrefois pas l’écriture. Or, il existe un préjugé grave, chez les Européens, que celle-ci est absolument nécessaire.

Attention, mon ami, je ne dis pas qu’elle ne soit pas utile ni bonne, et qu’on n’apprend pas, grâce aux livres, des choses belles et profondes – et que l’écriture n’a pas des vertus remarquables pour l’esprit humain, celle notamment de fixer les idées, de clarifier ses pensées. Mais en soi, cette science n’est rien. Avoir des idées précises, des pensées claires, c’est beau; mais encore faut-il que ces idées, ces pensées manifestent une réalité que l’œil ne voit pas. Or il arrive souvent que les pensées des Européens apparaissent comme creuses, masque-rituel-mbangani-rdc-zaire-angola-masques-africain.jpgcomme vides à celui qui sait. Elles sont claires, elles sont précises parce qu’elles ne contiennent rien.

Bien sûr, mon ami, que dans la tradition orale, comme on la nomme, les idées sont souvent vagues, confuses, qu’elles s’expriment sous le voile des images, des symboles – et que, se mélangeant aux idées ordinaires, elles entretiennent une perception imprécise des choses; mais, tu le sais, les enfants gagnent toujours à être éduqués par la parole et son art, parce que la parole est quelque chose de vivant, contenant la substance de la vie, et donc du réel.

La réalité est mouvante parce qu’elle est vivante, et la vie se manifeste dans le mystère des images et des symboles, qu’en parlant le rêveur parvient à créer. La pensée claire, qu’on écrit et qu’on dit à peine, est morte, et n’abrite rien du feu dont le monde se meut: il ne renvoie qu’à son enveloppe morte, et ressemble à celui qui pour parler de l’escargot ne nommerait que sa coquille!

Que la parole seulement orale ait tendance, dans sa vie et son enthousiasme, à confondre, à ne pas distinguer l’escargot et sa coquille, je veux bien te l’accorder, à toi qui français de naissance jures aisément par l’écrit et la pensée claire; oui, à l’esprit juvénile, de même, cela forme un tout. Mais cela est réel, et s’il est bon de distinguer le mollusque de sa coquille de calcaire, il l’est aussi de les voir tous les deux comme un seul être.

Écoute donc: les Français fils de Français me regardaient comme un ignorant, parce que les miens ne transmettent leur sagesse, depuis des millénaires, qu’à travers la bouche des vivants, et non par les livres morts écrits par des gens morts; mais mon cœur en était rendu riche, et la vie des conteurs et des mères initiatrices nourrissait mon âme.

Et puis le préjugé des Blancs pour moi était faux, car je m’employais – conformément à ce que m’avait recommandé mon père – d’apprendre la culture de l’écrit, et de lire la Bible et Victor Hugo, Jean Racine et Virgile, Homère et Shakespeare! Je pressentais que cela me serait nécessaire pour me fixer les idées, et pour expliquer clairement ce que l’initiation directe, par l’expérience même, me confiait des escargots – à l’âme desquels l’enseignement de ma mère plusieurs fois m’avait mêlé.

Je le pressentais, ce qu’ils étaient, le rapport entre leur partie molle et leur partie dure, mais ne pouvais le dire, et la lecture et l’étude de Victor Hugo m’y ont aidé – car je peux te dire que l’escargot Guardian_Angel,_Old_Believers_icon_(19th_c,_priv.coll).jpgest comme un cerveau sortant d’un crâne et rampant à terre. L’art de la similitude exacte, de l’analogie fine, est ce qui permet à l’initiation de se déployer en concepts.

Les préjugés contre moi étaient donc injustes, et les insultes me blessaient, et me freinaient, parfois je me mettais en colère, en les entendant, me coupant de la source secrète de la sagesse cosmique, qui déteste les cœurs en colère, et refuse d’y envoyer ses rayons. Les anges ne parlent pas aux cœurs en colère, car ils jettent autour d’eux des effluves où s’ébattent les nuées de démons, dont les armes repoussent les êtres de lumière émanés des étoiles dont s’éclaire humblement l’âme pieuse. C’est donc sur moi que les victoires devaient être grandes: je devais, conformément aux enseignements de ma mère, purifier mon cœur pour le rendre digne de recevoir l’esprit de grâce des cieux, et répondre aux insultes par la moquerie, vaincre ma peur, dompter mon orgueil, éveiller mon vouloir.

Mais il est temps, lecteur, de laisser là cet épisode, et de renvoyer au prochain, pour la suite de ce discours. Alors on saura que l’Homme-Fétiche fut aussi en butte à la haine des siens, parfois.

13/09/2019

L'Homme-Météore et l'enfance difficile de l'Homme-Fétiche

fetiche.pngDans le dernier épisode de cette étrange série, nous avons laissé l'Homme-Météore, nouveau gardien de Paris, alors qu'il écoutait patiemment le récit de l'Homme-Fétiche, nouvellement rencontré, parlant de lui-même et de ses origines. Il disait qu'il était né au Cameroun. Et voici qu'il continua.

Or, nous vînmes en France poussés par l'amour de ce pays, qu'avait déjà le père de ma mère et qu'il avait continuellement instillé en nous. Et, en même temps que mes parents me recommandaient de bien suivre l'enseignement des maîtres d'école français (ce que je faisais avec plus ou moins d'ardeur, leurs paroles souvent m'ennuyant), je recevais, notamment de ma mère, un enseignement plus élevé – et plus fascinant, parce qu'il était fait des mystères de mon peuple, et des êtres qui vivent dans son âme, et dans les lieux qu'il occupe. Je fus ainsi initié aux êtres élémentaires, tels qu'ils vivent aussi dans vos forêts, vos montagnes, vos lacs et même dans vos villes.

Et sais-tu toi-même ces mystères – toi qui te targues de commander aux choses que l'œil ne voit pas: au feu, aux vents, aux foudres? Tu es puissant, car tu t'es uni aux êtres qui dirigent le monde depuis les étoiles; mais je ne l_fetiche-statue-africaine-bamileke-cameroun-perles-200615-68.jpgsais si tu as ma subtilité – la subtilité d'un sage africain, d'un mage bamiléké!

Je ne sais si tu peux différencier les mille êtres de lumière fins qui parcourent le monde, qui vivent sur Terre parmi les hommes sans être vus d'eux, et qui se manifestent à l'œil occulte sous diverses couleurs. Je crains que, pour toi, ils ne soient embrassés dans des ensembles plus ou moins luisants, sans distinction – sans que les mille nuances apparaissant à mon regard te soient accessibles. Tu es novice, en la matière, et ne distingue que l'ombre et la lumière par lesquelles le mal et le bien peuvent s'appréhender et te permettre d'agir – je l'admets pour le bien de tous. Mais as-tu le pouvoir de la délicatesse, au sein de ton action sainte? Es-tu en mesure de ne faire aucun dégât dans le monde du bien, quand tu agis contre le mal, et peux-tu régler l'intensité de tes feux selon le degré de bien et de mal que tu contemples?

Si justement tu ne saisis pas ces nuances, tu ne peux agir en variant ton action, tu donneras toujours les mêmes coups, ne les amollissant pas de caresses quand c'est nécessaire, ne les durcissant pas quand le moment t'y oblige. Tu dois combattre à la façon d'un artiste, Homme-Météore, et non à la façon d'une machine. Car, oui, la guerre même peut être un art, à qui la fait avec amour, et dans la connaissance des secrets du monde occulte. Ne le crois-tu pas?

– Je suis frappé par la vérité de tes dires, répondit le génie de la liberté, nouveau gardien de Paris. Les choses ne m'étaient pas apparues avec la même netteté, avant que tu en parles. Comme, dans mon pays, les sages ont tendu à dire la guerre radicalement mauvaise, la nécessité de la faire me conduisait, même inconsciemment, à agir en son sein sans regarder à la manière dont je m'y prenais, et sans songer que le bien et le mal pouvaient aussi y avoir leur présence: combattre le mal par tous les moyens n'est pas la solution, car le combat même est bon ou mauvais non seulement selon les cas, mais selon la façon dont on assène les coups – soit pour purifier et aider, soit pour abattre et haïr. Car un coup judicieux fait sortir le démon d'un homme; mais un coup mal asséné tue l'homme et permet au démon de l'emporter dans le royaume du mal. Je comprends, maintenant: parfois, châtier est faire passer dans un creuset, et arracher l'or de la boue qui s'est amoncelée dessus, afin que, dans une vie future, elle ne soit pas reprochée à celui qui la porte – afin que, lors du jugement occulte des âmes, on ne puisse la peser contre lui.

Mais si sans amour le coup est donné, et si les effluves du mal ne sont pas distingués – si le corps de l'ennemi empêche de les voir –, le nœud de l'âme n'est pas démêlé, et on n'a rendu service que brièvement, illusoirement, 112386.jpgtristement à l'humanité. L'initiation aux mystères du bien et du mal, aux fils de couleurs qui s'entrecroisent et sortent, au regard avisé, des flux noirs et blancs que l'esprit naïf se contente d'observer, s'arrachent à eux comme des révélations – cette initiation, dis-je, est absolument nécessaire, et je vois tout le bien que je puis tirer de ton amitié, si réellement tu possèdes la science que tu prétends, Homme-Fétiche.

Mais continue ton récit, je t'en prie, et dis-moi comment tu es devenu un super-héros, un homme-ange, protecteur de la banlieue de Paris – du moins dans son extension septentrionale, si je t'ai bien compris.

– C'est peut-être moins restrictif, dans les faits, Homme-Météore, car, comme toi, j'ai vocation à aider l'humanité entière, et en aucun cas je ne suis bloqué dans le lieu auquel par mes membres je me rattache, où j'ai pour ainsi dire ma base de retraite. Mais ce que tu dis n'est pas faux pour autant, car il est vrai que j'ai spécialement sous mes ordres les bons génies des lieux nommés par toi, comme tu as spécialement sous tes ordres ceux de Paris proprement dite – et en ce sens tu m'es supérieur, car la banlieue de Paris dépend du rayonnement de Paris, et est soumise à elle.

Et si tu pourrais penser que Paris étant la capitale de la France les autres villes lui sont soumises aussi, j'ai assez voyagé pour voir qu'il n'en est rien, et qu'il s'agit là d'une illusion, créée par certains pour mieux en convaincre d'autres de leur obéir. En vérité les génies des autres villes sont libres, et choisissent de s'allier ou non à ceux de Paris. Mais pour le moment une communauté de destin les lie, et les pousse à accepter l'alliance, en bonne amitié.

Toutefois à tout moment cela peut s'arrêter, et parfois même cela s'arrête, au-delà des apparences; et je sais, par exemple, que Captain Corsica, maître et gardien de la Corse immortelle, n'est parlov.jpgplus tout à fait ton allié, et a pris son indépendance, qu'il regarde ton action comme ne lui rendant pas service, et n'ayant pas de portée bénéfique jusque dans son royaume. Peut-être que si tu te rendais dans son territoire la bataille qui ne manquerait pas de survenir entre vous durerait bien plus longtemps que celle qui nous a opposés, Homme-Météore!

Mais je ne veux pas t'ennuyer avec des pensées pénibles. Je voulais seulement te rappeler ce qu'il en est, et ce qui apparaît, justement, quand on connaît le monde occulte dans ses détails précis, et non dans ses seules grandes lignes, comme on tend à le faire parmi les maîtres de la ville que justement tu es chargé de défendre. Et puisque tu me l'as demandé, je reviendrai maintenant au récit de ma vie.

Mais il est temps, dignes lecteurs, de laisser là cet épisode, pour renvoyer au prochain, quant à la suite du récit de la vie de l'Homme-Fétiche.