25/02/2017

Le tableau cosmique de l'Homme-Météore

science fiction vehicles 1920x1080 w_www.wallpaperhi.com_1.jpgDans le dernier épisode de cette étonnante série, nous avons laissé l'Homme-Météore alors qu'il venait d'avoir une vision de la véritable nature du terrible Radsal-Tör. Il l'avait perçu dans son intention, dominant la Terre comme un mage rayonnant et splendide, et exigeant en retour la soumission absolue des mortels.

Il vit plus. Il eut, en lui, le tableau de ce despote emporté dans une fusée d'argent, étincelante et sertie de pierres précieuses. Pareille à une étoile filante, elle émerveillait les hommes qui l'apercevaient, et ils croyaient à un signe divin, dans le ciel.

Or, par son moyen, il assaillait la forteresse de la Lune, et Robert assistait à son siège: de la grande fusée sortaient des vaisseaux secondaires, habités par les lieutenants de Radsal-Tör, et ensemble ils jetaient mille feux sur la forteresse lunaire aux murs de marbre, et des meurtrières de celle-ci d'autres feux jaillissaient, croisant les précédents et emplissant la vue, empêchant de voir tout autre chose. Ces feux étaient de différentes teintes, rouges, verts, bleus, jaunes, violets, et la confusion était totale, face à cette bataille cosmique. Lorsqu'ils touchaient un objet, ces traits enflammés faisaient surgir des explosions également colorées, et des vaisseaux disparaissaient ou étaient réduits en pièces, et des pans de mur se fissuraient, ou s'écroulaient.

Or, des capsules luisantes que maniaient les lieutenants de Radsal-Tör des troupes sortirent, volant dans les airs, poussés par des flammes jaillissant de leurs pieds ou de leur dos, et se jetèrent sur le château aux mille diamants. D'une porte de celui-ci l'on vit sortir les chevaliers de la Lune, montés sur d'étranges oiseaux dorés, et le combat se fit d'homme à homme, de façon rapprochée. Non seulement ils avaient des sortes de bâtons brillants qui lançaient des traits de foudre sur leurs ennemis, mais ils tirèrent bientôt de leurs ceintures des sabres étincelants, à la lame de lumière cristallisée, et ils les manièrent avec une dextérité folle.

Ils virevoltaient, et des étincelles étaient créées dès qu'ils se touchaient.

Des femmes étaient avec les chevaliers de la Lune, et leur armure était plus fine et plus élégante que celle des hommes. Elles combattaient vaillamment. Leurs hauberts renvoyaient les traits de feu lancés sur elles, artwork-concept-art-women-fantasy-art-warriors-spaceships-war.jpgcomme le faisaient ceux des hommes, et même arrêtaient les lames des sabres enflammés, jusqu'à un certain point. Les troupes de Radsal-Tör avaient des protections semblables, comme si elles en avaient arraché le secret aux hommes de la Lune.

Immergé dans cette vision, soudain devenue réelle comme s'il y assistait, Robert vit même des visages, ou du moins ce qu'il crut d'abord être tels: car les guerriers des deux camps portaient des heaumes, mais qui avaient sur eux comme des visages, qui étaient des masques. Les yeux, lumineux, étaient toutefois visibles, et Robert crut reconnaître, sur le heaume de l'un des guerriers lunaires, le regard furieux d'un être qu'il connaissait, et dont il vit jaillir des rayons, qui aussitôt transpercèrent un ennemi, un homme énorme qui semblait mâtiné de lézard, comme si on avait créé un hybride, comme si on avait donné à un homme les traits d'un lézard pour lui donner sa force. Le rayon sorti des yeux du guerrier le coupèrent en deux, et le haut du corps alla d'un côté, le bas du corps de l'autre, tandis que les entrailles se déroulaient dans le vide, et le sang aspergeait en gouttes le vent qui soufflait.

Cet être aux yeux dévastateurs était celui qui avait fait de lui le gardien doré de la ville de Paris, le protecteur secret de l'humanité, il en était sûr. Il s'avança vers un autre homme-lézard, et celui-ci, épouvanté, le supplia de ne pas l'anéantir, mais il fut sans pitié, et, brandissant son bâton d'or, il en fit jaillir, d'une gemme verte, un rayon qui transperça le monstre au cœur, et fit un trou où celui-ci avait été, tandis qu'on le voyait brûler 10367712_1275160275831559_8136120755226125871_n.jpgderrière lui, arraché de son dos. Le sang là encore bouillonna de la plaie, faisant deux rivières coulant dans le vide. Le guerrier étrange poursuivit son œuvre de mort, et décima les troupes qui, devant lui, fuyaient. Robert le perdit de vue, et son attention fut attirée par un autre guerrier étrange, dont l'allure lui dit vaguement quelque chose.

Son costume-armure se distinguait des autres parce qu'il était rouge vermillon, et barré d'une grande croix blanche dont un point d'intersection était sous le plexus solaire, l'autre au-dessus des lombes; et une croix plus petite était à son front et à l'arrière du crâne. Il portait une lance étincelante qui, ceinte d'un feu crépitant, était comme un sabre de lumière, mais en plus long, et il la maniait comme personne n'eût le faire, comme s'il fût un dieu jeteur de foudres! Or, étrangement, bien qu'il ne l'eût jamais entendu, Robert Tardivel sentit un nom monter en lui à sa vue: Captain Savoy, - Captain Savoy, l'ange de la Savoie!

Et soudain, il se sentit dans les rangs des guerriers: il était l'un d'eux. Il sut qu'il était celui qu'on avait appelé le Génie d'or, et qui était celui-là même dont il avait d'abord vu les yeux, et qu'il avait perdu de vue! Il était à présent au cœur de la mêlée, sans doute revenu de sa poursuite des lâches ennemis, et Robert ne faisait qu'un avec lui, et voici, il comprit.

Il comprit que son dédoublement était son union avec un être céleste, un guerrier de la Lune, que par lui il pouvait être dans la Lune, et que l'autre par lui pouvait agir sur Terre. Cela lui apparut en un éclair, comme une révélation; mais il eut aussi l'impression que quelqu'un le lui avait dit. Il vit, dans l'obscurité de son âme, une bouche féminine ravissante bouger les lèvres. Et il entendit qu'en sortait un chuchotement, qui s'amplifia bientôt en un murmure. Elle lui disait ce qui lui venait à l'esprit, et il lui semblait que sa voix venait de l'intérieur de lui-même, que cette bouche même était en lui. Il en fut fort surpris.

Mais il faut laisser là cet épisode, ô digne lecteur. La prochaine fois, nous saurons ce que Robert prit comme décision face aux tentations de l'ignoble Radsal-Tör!

23/12/2016

Les doutes de l'Homme-Météore

12963798_10206267501422749_6149065492417300875_n.jpgDans le dernier épisode de cette geste terrible, nous avons assisté à un étonnant mystère: Radsal-Tör a parlé à Robert Tardivel depuis le fond d'une vision qu'il avait. Or, il le menaçait. Mais il changea bientôt de ton, rusé comme il était. Il poursuivit son discours:

Mais je vais te laisser une chance. Je veux te donner un choix, et une voie, pour t'en sortir. Tu peux encore revenir sur toi-même, et prendre conscience que tu as suivi des fous et des menteurs, que tu as choisi le mauvais camp! Tu peux en changer, et intégrer mes troupes.

Avec ton courage et ta force, tu feras un vaillant capitaine. Je te donnerai des gens, et tu pourras bâtir avec moi un empire, dans lequel les hommes réellement seront libres! Tu deviendras l'un de mes principaux compagnons, et en mon nom tu dirigeras Paris, mais à ta guise, et pour y faire le bien que tu rêves: car ai-je d'autre ambition, que de voir les hommes accomplir ce qu'ils veulent, réaliser leurs rêves, et rendre célestes leurs cités terrestres? Que de devenir eux-mêmes des dieux, immortels, luisants comme des étoiles?

Je le pressens, hélas: tu ne feras rien! Tu es trop stupide. Au lieu de connaître la gloire dans le sein de l'Absolue Divinité, tu préféreras suivre tes anges égarés, tes elfes planétaires qui suivent eux-mêmes de dangereuses lubies. Au lieu de te fondre dans la lumière des cimes galactiques, tu préféreras continuer à t'occuper de choses misérables, à compatir pour des êtres méprisables. Au lieu de te voir entouré de nymphes splendides dans une cité sublime, au lieu d'être aimé des êtres les plus rutilants de l'univers, tu courras au gouffre où t'emmènent tes amis ineptes! Au lieu de t'oublier toi-même, avec tous tes malheurs, sur leur sein rayonnant et pur, tu préféreras te pencher sur les immondices dont se repaissent tes guides infâmes et que produit l'humanité dévoyée actuelle! Au lieu de rencontrer mille merveilles pleines de délices, tu préféreras rester dans tes pensées bassement terrestres, dans le Viejos_comiendo_sopa.jpggoût de l'utilité pratique et des biens passagers du monde. Tu iras vers des pauvres dénués de dents, à la bouche informe, et tu perdras ton temps à t'occuper d'eux, à les protéger du froid, du vent, de ce que décide d'envoyer sur eux l'Absolue Divinité – te faisant ainsi son ennemi, par fausse bonté, et illusoire. Tu prendras plaisir à voir rire ces ruines d'hommes, parce que tu aimes la laideur et la niaiserie.

Mais, si tu viens avec moi, un grand destin t'attend! N'hésite pas, n'hésite plus. Je t'offre les merveilles de la Terre, la beauté, la richesse, la joie, la volupté, la gloire, la grandeur! Tu deviendrais tel qu'un dieu, aux yeux des autres, comme je le suis moi, déjà, auprès des privilégiés qui me connaissent! Tu entrerais dans la pointe suprême de l'univers, celle du vide empli de splendeur, et tu verrais les clartés t'embrasser comme des amies! Entends-tu, idiot? Tu n'es rien. Donne-toi à moi, donne-toi à tous, donne-toi à l'Absolue Divinité, et tu seras sauvé! Ou bien meurs, comme un chien. J'ai dit.

Radsal-Tör alors se tut. Il sembla attendre, guettant la réaction de Robert. Celui-ci hésitait. La peur l'avait saisi, et le doute, et il se demanda si on ne s'était pas joué de lui, et si les êtres étranges qui l'avaient revêtu de son armure n'étaient pas, en réalité, mus par la naïveté et l'égoïsme. Il les avait pris pour des anges, mais en était-il ainsi? Ils pouvaient bien n'être que des extraterrestres ignorant les grands mystères cosmiques, et demon_king_1920x1080.jpgun peuple impie; Radsal-Tör pouvait bien, lui, être le prêtre incompris de la vraie divinité, celle qui trône au sommet des cieux et sans qui rien n'advient.

Il se représenta la volupté des bienheureux dans la lumière qui irrigue toute chose et au-delà des étoiles règne seule, et les anges à visage de femme qui y vivent et y servent les saints inégalés.

Mais il se souvint, aussi, de sa mère. Il la revit, en lui-même, sur son lit, souffrante, et l'aimant. Il revit, également, les administrés du douzième arrondissement de Paris, qui venaient le voir en pleurs, ou l'air triste, et qu'il aidait de son mieux. Et puis lui revinrent en mémoire ses collègues, et la belle Aude Tiguet, aux cheveux bruns soyeux, qui lui souriait et apparemment l'appréciait.

Il se souvint, encore, de ces autres collègues qui étaient méprisants et tiraient orgueil des reproches qu'ils pouvaient lui faire; alors son âme s'assombrit. Il repensa aux Parisiens agressifs, froids, ou coléreux qui s'adressaient à lui et l'accusaient de ne pas les servir correctement, lui qui était payé avec leurs impôts! Et il se représenta, à l'opposé, le ciel divin, et les griffons qui portaient les saints hommes, et les emmenaient, sur leur dos d'or, entre leurs ailes de feu, dans de fabuleux pays - et il se demanda d'où venait 648c34f6f3be2b0d205d47959d1a9503.jpgcette image, car Radsal-Tör n'en avait point parlé.

Lui envoyait-il des pensées à distance, sans user de la parole? Avait-il ce pouvoir? Ou lui-même avait-il eu une vision, une révélation?

Il imagina ce que serait Paris dirigé depuis la tour secrète de Radsal-Tör, et soumise à sa volonté de fer, et tous les Parisiens contraints de lui obéir et de suivre ses préceptes, et la ville parfaitement réglée, et les mœurs purifiées, et les conflits abrogés, les individus s'effaçant au profit d'un principe plus élevé, collectif et universel.

Mais il vit Radsal-Tör à l'intérieur de sa tour, hilare, fier de lui-même, régnant sur les hommes, les foulant aux pieds joyeusement, et ne faisant de son côté que ce qu'il voulait, s'entourant de femmes jeunes et belles arrachées sous divers prétextes à leurs parents, à leurs maris, à leurs fiancés, et les traitant ainsi que des esclaves, et faisant mourir de jeunes hommes pour son plaisir, quoiqu'il invoquât les nécessités de sa sécurité, sacrifiant ainsi une jeunesse à sa folie. Il le vit tenter d'acquérir de nouveaux pouvoirs en immolant des êtres vivants, des êtres humains, et y parvenant, et sa magie devenir pareille à la puissance d'un dieu, et lui donnant la faculté de jeter des éclairs de ses mains, de s'élever dans les airs dans la gloire d'une clarté éblouissante, et défier le ciel et le parcourir sans scaphandre, entouré d'une bulle d'air qui lui conférait les moyens de vaincre les hauteurs. Ce pouvoir était utilisé à mauvais escient, car il exigeait la soumission absolue de tous, et promettait en échange de grandes prérogatives, mais il accroissait surtout les siennes.

Mais cet épisode est déjà bien trop long, ô cher lecteur, et la prochaine fois seulement nous connaîtrons la décision de l'Homme-Météore, face à ces tentations de Radsal-Tör; nous le verrons reprendre son armure étincelante!

20/10/2016

L'Homme-Météore face à Radsal-Tör

517ad67ce793274a0aa2e0b33ff73636.jpgDans le dernier épisode de cette inquiétante série, nous avons laissé Robert Tardivel, alter ego de l'Homme-Météore, alors qu'il avait la vision d'un paysage incroyable, par la fenêtre de l'appartement de sa mère, et qu'il venait de distinguer une porte dans une sorte de château aux formes irrégulières, ressemblant à un grand cristal noir, hérissé de pics, de flèches.

Soudain, sous les yeux de Robert, cette porte, qui pouvait être aussi dite une trappe, lentement et doucement s'ouvrit, en suivant une direction oblique des plus curieuses. Elle était telle qu'un panneau qui silencieusement glissait dans la pierre, laissant place à une obscurité compacte, comme tout entière habitée par une haine vivante qui guettait Robert de sa force indicible, et qui débordait de l'ouverture, ou aspirait à en jaillir. Ces ténèbres étaient bizarrement tendues, comme si elles eussent été faites de métal, comme si elles se fussent cristallisées dans le plomb.

Pourtant, il sembla à Robert que, tout au fond, des éclairs jaillissaient, comme une électricité courant le long des parois de ce gouffre.

Pareille à une fumée, l'obscurité soudain déborda, s'avançant lentement vers Robert, et se déployant en un corps vague muni d'ailes. Deux points brillants se montrèrent, rayonnant depuis une tache noire qui parut être la pupille d'un regard. Aux extrémités du corps, devant les grandes ailes, des flux semblaient être des bras, et des mains s'étirèrent en faisant jaillir, des doigts, de fins éclairs, qui étaient bleus et formaient des faisceaux.

Cet être volant, vivant, ne se répandit pas de façon égale sur le pourtour de l'ouverture: il s'élevait, plutôt, et se dirigeait clairement vers Robert Tardivel, l'Homme-Météore. Il progressait lentement, mais sûrement, et, bientôt, Robert vit comme s'ouvrir une gueule, sous les taches de lumière qui étaient des yeux, et ses cheveux se dressèrent sur sa tête. Une épouvante sans nom l'étreignait, et il se demandait comment échapper à un tel monstre. De cette gueule ouverte sortait comme une puanteur physique, comme une odeur qui le ceignait et l'absorbait, et qu'il voyait assombrir l'air autour de lui.

Mais, au fond de cette bouche immonde, il vit soudain un visage, et il sut instantanément, quoiqu'il ne l'eût jamais vu, qu'il s'agissait de Radsal-Tör. Il le regardait, lui aussi, de ses yeux étincelants, brûlants, pareils à des braises.

Il ressemblait à un homme venu d'Orient. Sur son front était un lourd capuchon noir, et à son menton pendait une longue barbe, touffue et ténébreuse, cachant sa poitrine et se confondant avec l'obscurité de la gueule du monstre. Son nez était long et droit, marquant une volonté de fer, et voici! il se mit à parler, et sa voix gutturale résonnait de façon bizarre, comme si elle venait de plus loin que celui qui la possédait. D'ailleurs les lèvres bougeaient peu, et on eût pu croire à une ventriloquie, et que le visage ne fût qu'un masque. Mais la peau, très blanche, luisait, comme recouverte de gouttes de sueur, ou d'huile, et palpitait au son de la voix. Les yeux brillaient d'un éclat changeant, comme s'ils accompagnaient de leur feu les paroles plus ou moins âpres et menaçantes de l'être abject.

Or, Robert l'entendit lui dire ceci: Qui que tu sois, où que tu sois, je t'ai retrouvé. Qui échappe à Radsal-Tör? Tu as osé t'attaquer à lui, il t'en cuira; tu as osé t'en prendre à ceux qui accomplissaient ses volontés, tu en souffriras plus que tu n'as jamais souffert; tu as osé combattre ses meilleurs guerriers, tu le paieras. Attends-toi au pire! Radsal-Tör ne laissera pas impunie ton insolence.

Son but est clair: éradiquer, de la surface de la Terre, tous ceux qui empêchent son action en faveur de l'Absolue Divinité. Il la représente. Qui représentes-tu, toi? Les pantins célestes qui, je suppose, t'ont donné tes pouvoirs? Ces minables extraterrestres venus d'une autre planète et qui, après avoir colonisé la Lune, prétendent imposer Wojtek Siudmak 05.jpgleur loi à la Terre, sans pour autant oser s'y impliquer – voyageurs cosmiques qui butinent d'astre en astre et qui se croient les envoyés d'une divinité solaire qui n'existe pas! Car je connais les êtres solaires: ils ne sont que les instruments de l'Absolue Divinité. Mais eux prennent l'un d'entre eux pour un être à part entière, disposant d'une sagesse infinie. Ah! les fous! Ils ne voient pas que cette sagesse n'est qu'un reflet passif de celle de l'Absolue Divinité, et qu'ils adorent une paroi vide, un miroir dénué d'âme!

Ils utilisent les êtres humains comme des marionnettes au nom de ce pantin qu'ils divinisent, et ils prétendent les libérer des lois iniques de l'Absolue Divinité, sots, fourbes qu'ils sont! Je les hais, et te voici leur chose, leur esclave, car ils t'ont volé ton âme, et ils ont fait de toi une sorte de robot sans conscience – pareil à l'être qu'ils adorent et sur lequel ils projettent leurs pensées folles!

Sache-le, imbécile! Désormais tu n'auras plus nul répit, et la vigueur de mon pouvoir et la force de mes troupes te poursuivront jusqu'au bout de la Terre, s'il le faut, mais tu périras! Lorsqu'ils en auront fini avec toi, il ne restera de ton corps et de ton âme qu'un amas de cendres et une vague fumée.

Bien que ce discours effroyable ne soit pas terminé, c'est sur ces menaces immondes que nous abandonnerons pour l'heure cette geste de l'Homme-Météore. La prochaine fois, la fin du discours et les doutes du héros sont exposés au grand jour. Car voici, Radsal-Tör lui promettra monts et merveilles, et il sera troublé. Mais que nul ne doute de lui, d'ici là! Qui n'a jamais connu une faiblesse? L'Homme-Météore reste un héros grand!