05/11/2016

Captain Savoy et le salut des chevaliers du Léman

800px-pieter_bruegel_i-fall_of_rebel_angels_img_1455.jpgDans le dernier épisode de cette noble Geste, nous avons raconté comment, après un ultime assaut dont la puissance avait été formidable et dont l'énergie avait fait trembler l'univers, Captain Savoy avait été vaincu une nouvelle fois par le Fils de la Pieuvre et à grand-peine arraché à la mort par les chevaliers-fées de Nalinë, la dame du Léman. Or, ceux-ci firent diversion, et Captain Savoy et ses Disciples purent s'enfuir.

Le Fils de la Pieuvre, fou de colère en voyant cela, rugit, et ses sept monstres hybrides survivants se jetèrent à la suite de Captain Savoy. Ils étaient montés sur de drôles de machines leur permettant de voler, lorsque leur naissance ne leur avait pas donné d'ailes - et quand elles existaient, elles étaient de peau, comme celles des chauves-souris. Mais Captain Savoy se retourna et, de sa lance, fit jaillir des foudres qui les atteignirent, et brisèrent, à trois, les machines et, à deux, les ailes; il en restait deux, qui furent victimes de l'Amazone céleste et du Léopard des Neiges. La première fit jaillir de sa main un foudre, qui volatilisa l'espèce de cabine volante et ajourée dans laquelle s'était glissé un monstre au groin d'ours, le second bondit sur une étrange créature à tête de gorille et à grandes ailes de corbeau, planta son épée dans son cœur à la vitesse de l'éclair, s'appuya sur son corps pour sauter, et revint se placer sur le pont d'émeraude, tombant sur ses pieds, et aussi ses mains: car il lâcha au dernier moment son arme, pour mieux se recevoir, et sans dommage. Puis il la ramassa, et se releva, afin de se rendre à sa stature humaine.

Captain Savoy, de loin, le félicita, et le Léopard s'élança à sa suite; car il ne l'avait point attendu. Il poursuivait la confection de son pont de cristal vert, sur lequel il continuait à glisser. Son disciple griffu avait dû se poser sur un endroit demeuré en arrière, tout proche du bord qui se dissolvait mystérieusement dans l'air. Là, le pont n'avançait plus de lui-même, mais stagnait, avant de disparaître. Cependant, grâce à sa vitesse, le Léopard des Neiges eut tôt fait de rejoindre les autres, et la Houri alpine, qui l'aimait particulièrement, se tourna vers lui et lui marqua sa joie, par un signe de la main et une exclamation. Il en fut ému; il en ressentit du plaisir.

Pendant ce temps, Olosmel et ses guerriers, voyant que Captain Savoy et ses disciples étaient hors de portée du Fils de la Pieuvre, effectuèrent une ruse qui surprit celui-ci: d'un coup ils plongèrent tous, et leurs barges mêmes disparurent sous l'onde. Cela s'était fait en un éclair; ils s'étaient évanouis comme un songe. tumblr_mkc2wlp11V1r1oz3go1_1280.pngIls étaient soudain devenus des ombres. Or, ils nageaient dans les profondeurs sous la forme enchantée qui leur en donnait le pouvoir, qui leur donnait la possibilité de vivre dans l'eau comme les hommes mortels le font dans l'air.

Les Annéciens qui se tenaient sur les barges en furent stupéfaits. Et le monstre qui les commandait sentit, à nouveau, la rage l'envahir. Il balaya l'eau de sa queue, y plongea les bras, mais ce fut en vain: les chevaliers de Nalinë avaient bel et bien disparu. Seul demeurait l'Homme-Cygne, et il était loin: depuis les hauteurs du ciel, il scrutait le Fils de la Pieuvre alors que le soleil se couchait et que la lune se levait. Faiblement et mollement ses ailes battaient, afin de le laisser au même endroit. Il semblait paisible et tranquille, rasséréné d'être hors de portée, et nulle inquiétude ne se lisait sur ses traits. Les derniers rayons du soleil le poudraient d'un or qui, en se mêlant à l'argent de son armure, étincelait, et faisait de lui un être pareil à l'ange saint Michel. En se mouvant, ses ailes, semblables à deux flammes, traçaient autour de lui, depuis le dessus de sa tête que protégeait un heaume gemmé, jusqu'au dessous de ses pieds vêtus de bottes claires, comme un œuf de lumière manifestant sa nature astrale.

Lorsqu'il vit réussie la ruse des chevaliers de sa mère, qu'il connaissait et avait prévue, il s'envola encore plus haut. Il devint bientôt un point lumineux, duquel on voyait jaillir des feux: c'était ses yeux qui reflétaient la clarté des astres.

Par les hommes, l'Homme-Cygne fut confondu avec un météore, et on fit de ses yeux et de leurs flammes une chevelure. Les naïfs mortels s'étonnèrent, ils calculèrent sa trajectoire, et ils la prétendirent régulière et cyclique. Peut-être l'était-elle, et que les actions de l'Homme-Cygne obéissaient à des lois plus hautes, énoncées par les dieux; mais le héros aux ailes d'argent n'en avait cure: il agissait selon ce qu'il croyait juste.

Il n'ignorait pas qu'il existait des lois plus hautes, énoncées par les dieux; mais il n'en utilisait pas moins ses cd95ef6d79f737f1699b8386f6a0e105.jpgmembres comme bon lui semblait, et afin que leurs actions fussent belles, et dignes de l'éclat céleste que diffuse le tableau de la geste divine. Par ces mots, il désignait les étoiles, et les figures qu'elles formaient au firmament. Car plus l'action est juste, plus elle se conforme à l'action divine, et quand elle cesse d'être juste, un plan cosmique existe, qui crée des compensations par lesquelles l'ordre universel demeure respecté. Cela non plus, l'Homme-Cygne ne l'ignorait pas, et que l'être pensant qui agissait conformément à la volonté des dieux cessait d'agir en propre. Alors en reçoit-il une joie ineffable!

À l'œil semi-divin du génie de Genève, les figures célestes étaient des êtres réels, dont il entendait les chants et comprenait le langage. Il pouvait, ainsi, s'il le voulait, obéir à leurs commandements, et entrer dans leur chœur par ses gestes. Mais parfois il s'oubliait, écoutant d'abord son désir.

Or s'en fut-il éclairé par Orion, dont les étoiles perçaient l'azur, et que lui appelait Alar. Il se dirigea vers le nord, laissant la lune derrière lui - laissant luire ses cornes sur les flots du lac -, et parvint à Genève. Passant par les Pierres du Niton, porte du royaume des nymphes du Léman, il rejoignit sa mère et les siens.

Mais cet épisode se fait long: la suite, et le sort de Captain Savoy et de ses disciples, ne pourront être livrés qu'une fois prochaine.

28/10/2016

Les Grands Transparents ou l'exotisme mythique

512LV357EIL.jpgLe mystère peut être dans le passé reculé, le futur incertain ou les pays lointains, et, pour combler les vides de l'image physique du monde, l'imagination s'est constamment déployée pour créer des mythes. Le réalisme s'emploie à imaginer en imitant le réel sensible, mais la poésie est dans la part qui, inventée, va au-delà, même discrètement, même subtilement.

Au bout de la démarche on élabore, peu ou prou, une mythologie.

H. P. Lovecraft a esquissé le Mythe dit de Chtulhu en s'appuyant, pour une mesure importante, sur les traditions amérindiennes, ou ce qui est venu, en Amérique, de l'Afrique: dans The Call of Cthulhu (1928), texte fondateur, il établit l'existence de l'entité tentaculaire à partir de pratiques vaudoues, d'une part, de rites inuits, d'autre part. Sous les deux ethnies, affirme-t-il, la même déité se trouve!

Leurs cultes s'adressent identiquement, par delà les modalités locales, à cet être qui a une forme mais pas de corps, qui s'éveille lorsque les étoiles le disent, et parle aux hommes dans leurs songes.

L'espace éloigné, l'exotisme, crée la possibilité du mythe. La colonisation, par les Européens, du reste du monde, est l'occasion, pour l'âme rationnelle de l'Occident, d'aborder un imaginaire différent, et de le présenter dans un esprit nouveau, qui le pénètre et le prolonge, tout en le liant au réel ordinaire. Elle est donc l'occasion de créer des figures mythiques inconnues.

Un auteur qui l'a fait clairement est H. Rider Haggard, dans She (1887): la légende africaine de la dame blanche a été approfondie jusqu'à créer une immortelle. Les aventures de son héros Allan Quatermain, situées en Afrique noire, vont dans le même sens.

Dans Le Lotissement du ciel (1949), Blaise Cendrars a exploité d'une façon comparable les mythes polynésiens. Mais il ne s'agit que d'un passage assez bref, dans son livre.

En France, les colonies fascinantes ont surtout été l'Indochine et le Maghreb. D'elles auraient pu venir des mythes nouveaux. André Malraux a tenté, dans La Voie royale (1930), d'approfondir les traditions khmères vers le mystère, mais je dois reconnaître n'avoir pas été convaincu, parce qu'il ne cristallise pas le sentiment de l'inconnu par des figures immatérielles. Pour l'Algérie, on se souvient de L'Atlantide (1919), de Pierre Benoît, qui n'aboutit pas non plus au mythe proprement dit, quoiqu'il y tende.

Des exemples de merveilleux colonial plus probants ont été donnés par des locaux qui, ayant appris le français, présentent à travers le prisme de cette langue rationaliste les traditions de leur enfance: Jean-Martin Tchaptchet, dans La Marseillaise de mon enfance (2004), évoque les croyances camerounaises et montre qu'elles étaient prises au sérieux dans son village, et Pierre Rabhi, dans Le Gardien du feu (1986), parle aussi de son village, aux confins du désert, en liant ses coutumes au merveilleux propre aux Touraregs, à leur façon de distinguer les anges du Coran dans les étoiles au-dessus de leurs camps.

Mais peu d'auteurs de souche gauloise ont procédé comme H. P. Lovecraft ou H. Rider Haggard. Souvent, quand ils l'ont fait, ce fut en imitation des Anglo-Américains, et eux aussi ont prélevé leurs idées dans les traditions amérindiennes. Une nouvelle des époux Rémy Le Roi d'arbres (1977), assez bonne en soi, faisait cela, et Stefan Wul, pour emmener son héros dans les espaces interstellaires, est parti, dans Noô (1977), des peuples d'Amazonie et de leurs voyages intérieurs. On pourra me dire que c'est relatif à la Guyane: il y a des Guaranis citoyens français... Mais l'Algérie et le Cambodge étaient des colonies plus importantes.

Un récit récent d'un certain Philippe Bataille présente, enfin, les traditions sahariennes en les approfondissant vers le mythe: c'est Les Grands Transparents (2010), titre judicieusement emprunté à André 600_450557967.jpegBreton. Un archéologue est saisi, vers 1960, dans la tourmente d'une explosion atomique incontrôlée, et il se retrouve avec de drôles de nomades, qui ont un lien avec le monde spirituel par le biais de vaisseaux ovoïdes, et chez qui le temps passe différemment de la façon habituelle. Des êtres étranges, sortes de cyclopes ou de maigres géants, sont aux franges de la perception, et permettent de marcher sur les nuages ou de pénétrer le royaume d'une rivière.

L'ensemble est un peu abstrait et mystique, mais beau. Les visions personnelles du narrateur se mêlent à ses perceptions du monde supérieur, et on atteint à la mythologie quand il s'avère que les êtres qui l'entourent sont visibles dans les étoiles, à travers des figures cosmiques ne devant plus rien à la tradition grecque, et dans lesquelles on trouve une femme noire aux fesses rebondies qui rappelle étrangement La Seule Femme Vraiment Noire de Charles Duits. Quoique le roman de Philippe Bataille soit court et qu'il ne suive pas une trame claire, il est beau et prenant, et fait figure d'œuvre inaugurale, en France, pour ce genre qu'on pourrait appeler l'exotisme mythologique. Il s'appuie en partie sur l'ésotérisme islamique, et montre la richesse, souvent niée, de l'imaginaire coranique; ainsi est cité le passage suivant:

Dans la création des cieux et de la terre,
dans la succession de la nuit et du jour,
dans le navire qui vogue sur la mer
portant ce qui est utile aux hommes,
dans l'eau que Dieu fait descendre du ciel,
et qui rend la vie à la terre après sa mort,
- cette terre où il a disséminée
toutes sortes d'animaux -
dans les variations des vents,
dans les nuages assujettis à une fonction
entre le ciel et la terre,
il y a vraiment des signes
pour un peuple qui comprend!

(Philippe Bataille, Les Grands Transparents, Triel-sur-Seine, Italiques, 2010, p. 97-98.)

Des paroles que n'eussent pas reniées Charles Baudelaire et François de Sales, et qui placent jusque dans l'activité économique des indications divines pour les hommes - qui en font une écriture secrète pour leur intuition. C'est assez beau, et la poésie, il faut l'avouer, a pour fonction de déployer ces signes, de les développer en images - et de les faire, ainsi, accéder à la conscience. Philippe Bataille s'y emploie, et y parvient.

20/10/2016

L'Homme-Météore face à Radsal-Tör

517ad67ce793274a0aa2e0b33ff73636.jpgDans le dernier épisode de cette inquiétante série, nous avons laissé Robert Tardivel, alter ego de l'Homme-Météore, alors qu'il avait la vision d'un paysage incroyable, par la fenêtre de l'appartement de sa mère, et qu'il venait de distinguer une porte dans une sorte de château aux formes irrégulières, ressemblant à un grand cristal noir, hérissé de pics, de flèches.

Soudain, sous les yeux de Robert, cette porte, qui pouvait être aussi dite une trappe, lentement et doucement s'ouvrit, en suivant une direction oblique des plus curieuses. Elle était telle qu'un panneau qui silencieusement glissait dans la pierre, laissant place à une obscurité compacte, comme tout entière habitée par une haine vivante qui guettait Robert de sa force indicible, et qui débordait de l'ouverture, ou aspirait à en jaillir. Ces ténèbres étaient bizarrement tendues, comme si elles eussent été faites de métal, comme si elles se fussent cristallisées dans le plomb.

Pourtant, il sembla à Robert que, tout au fond, des éclairs jaillissaient, comme une électricité courant le long des parois de ce gouffre.

Pareille à une fumée, l'obscurité soudain déborda, s'avançant lentement vers Robert, et se déployant en un corps vague muni d'ailes. Deux points brillants se montrèrent, rayonnant depuis une tache noire qui parut être la pupille d'un regard. Aux extrémités du corps, devant les grandes ailes, des flux semblaient être des bras, et des mains s'étirèrent en faisant jaillir, des doigts, de fins éclairs, qui étaient bleus et formaient des faisceaux.

Cet être volant, vivant, ne se répandit pas de façon égale sur le pourtour de l'ouverture: il s'élevait, plutôt, et se dirigeait clairement vers Robert Tardivel, l'Homme-Météore. Il progressait lentement, mais sûrement, et, bientôt, Robert vit comme s'ouvrir une gueule, sous les taches de lumière qui étaient des yeux, et ses cheveux se dressèrent sur sa tête. Une épouvante sans nom l'étreignait, et il se demandait comment échapper à un tel monstre. De cette gueule ouverte sortait comme une puanteur physique, comme une odeur qui le ceignait et l'absorbait, et qu'il voyait assombrir l'air autour de lui.

Mais, au fond de cette bouche immonde, il vit soudain un visage, et il sut instantanément, quoiqu'il ne l'eût jamais vu, qu'il s'agissait de Radsal-Tör. Il le regardait, lui aussi, de ses yeux étincelants, brûlants, pareils à des braises.

Il ressemblait à un homme venu d'Orient. Sur son front était un lourd capuchon noir, et à son menton pendait une longue barbe, touffue et ténébreuse, cachant sa poitrine et se confondant avec l'obscurité de la gueule du monstre. Son nez était long et droit, marquant une volonté de fer, et voici! il se mit à parler, et sa voix gutturale résonnait de façon bizarre, comme si elle venait de plus loin que celui qui la possédait. D'ailleurs les lèvres bougeaient peu, et on eût pu croire à une ventriloquie, et que le visage ne fût qu'un masque. Mais la peau, très blanche, luisait, comme recouverte de gouttes de sueur, ou d'huile, et palpitait au son de la voix. Les yeux brillaient d'un éclat changeant, comme s'ils accompagnaient de leur feu les paroles plus ou moins âpres et menaçantes de l'être abject.

Or, Robert l'entendit lui dire ceci: Qui que tu sois, où que tu sois, je t'ai retrouvé. Qui échappe à Radsal-Tör? Tu as osé t'attaquer à lui, il t'en cuira; tu as osé t'en prendre à ceux qui accomplissaient ses volontés, tu en souffriras plus que tu n'as jamais souffert; tu as osé combattre ses meilleurs guerriers, tu le paieras. Attends-toi au pire! Radsal-Tör ne laissera pas impunie ton insolence.

Son but est clair: éradiquer, de la surface de la Terre, tous ceux qui empêchent son action en faveur de l'Absolue Divinité. Il la représente. Qui représentes-tu, toi? Les pantins célestes qui, je suppose, t'ont donné tes pouvoirs? Ces minables extraterrestres venus d'une autre planète et qui, après avoir colonisé la Lune, prétendent imposer Wojtek Siudmak 05.jpgleur loi à la Terre, sans pour autant oser s'y impliquer – voyageurs cosmiques qui butinent d'astre en astre et qui se croient les envoyés d'une divinité solaire qui n'existe pas! Car je connais les êtres solaires: ils ne sont que les instruments de l'Absolue Divinité. Mais eux prennent l'un d'entre eux pour un être à part entière, disposant d'une sagesse infinie. Ah! les fous! Ils ne voient pas que cette sagesse n'est qu'un reflet passif de celle de l'Absolue Divinité, et qu'ils adorent une paroi vide, un miroir dénué d'âme!

Ils utilisent les êtres humains comme des marionnettes au nom de ce pantin qu'ils divinisent, et ils prétendent les libérer des lois iniques de l'Absolue Divinité, sots, fourbes qu'ils sont! Je les hais, et te voici leur chose, leur esclave, car ils t'ont volé ton âme, et ils ont fait de toi une sorte de robot sans conscience – pareil à l'être qu'ils adorent et sur lequel ils projettent leurs pensées folles!

Sache-le, imbécile! Désormais tu n'auras plus nul répit, et la vigueur de mon pouvoir et la force de mes troupes te poursuivront jusqu'au bout de la Terre, s'il le faut, mais tu périras! Lorsqu'ils en auront fini avec toi, il ne restera de ton corps et de ton âme qu'un amas de cendres et une vague fumée.

Bien que ce discours effroyable ne soit pas terminé, c'est sur ces menaces immondes que nous abandonnerons pour l'heure cette geste de l'Homme-Météore. La prochaine fois, la fin du discours et les doutes du héros sont exposés au grand jour. Car voici, Radsal-Tör lui promettra monts et merveilles, et il sera troublé. Mais que nul ne doute de lui, d'ici là! Qui n'a jamais connu une faiblesse? L'Homme-Météore reste un héros grand!