30/09/2022

Captain Savoy et son souci inconnu

00000000000000000000000.jpgDans le dernier épisode de cette étonnante histoire, chers lecteurs, nous avons laissé Captain Savoy et ses neuf disciples dans la salle d'apparat du château dit du Grand Bec, alors qu'une prodigieuse fête s'y déroulait, et que le Noton bleu venait de remarquer le lien qui unissait tendrement le fougueux Léopard des Neiges à la belle Femme-Comète. Tsëringmel, reine-fée du mont du Grand Bec, était là, aussi, présente.

Or, lorsque trois heures se furent écoulées après le coucher du soleil, sentant la fatigue peser sur son âme, Dame Tsëringmel prit congé et, après que tous l'eurent joyeusement, mais respectueusement saluée, Captain Savoy, profitant de l'occasion, se tourna vers ses neuf disciples, et déclara qu'il était l'heure de se séparer, et que tout le monde allât se reposer dans ses quartiers, car le lendemain était le jour où il devait leur dire quelque chose de très important. Tous les disciples se demandèrent de quoi il s'agissait, et plus d'un devina qu'il serait question d'une stratégie pour reprendre Annecy et la Savoie à Malitroc; la Femme de Cristal songea même que cela pourrait être en joignant leurs forces à celles de l'Elfe jaune, parti depuis maintenant si longtemps, et dont on racontait qu'il s'était fait de puissants amis, autour de la Vallée Verte – où également il combattait, néanmoins, un fier Faz_W5VXkAAPKdd.jpgallié de Malitroc, un certain homme-sanglier appelé Börolg. On ne savait donc ce qu'en penser, et comme Captain Savoy, à mots couverts, avait semblé y faire plusieurs fois allusion, on se demandait sur quel pied danser – ainsi que disent les gens. Aussi alla-t-on se coucher très excité, en attendant le lendemain, et eut-on du mal à trouver le sommeil. D'ailleurs le souvenir des merveilleuses choses qui étaient advenues durant la fête aurait suffi, à lui seul, à troubler le sommeil du plus sage.

Et quand le soleil se leva, comme le matin précédent on se présenta à la grand-salle où Captain Savoy, assis sur son fauteuil de velours au bois de chêne feuilleté d'or, les attendait déjà. Les pierres précieuses qui ornaient ce fauteuil brillaient d'un éclat singulier, à la fois doux, lointain et mélancolique, et sombre et obscur, comme préparant un feu plus grand. Car elles avaient une âme, et les Disciples pouvaient la sentir. Et lorsque les Disciples arrivèrent, entrant un à un dans la salle en passant l'arche ornée d'inscriptions fabuleuses, et d'images gravées qui ne l'étaient pas moins, et qui étaient relatives à une aube des temps dont ils n'avaient que ouï parler, dont ils ne se souvenaient pas – lorsque les Disciples entrèrent Captain Savoy ne leva d'abord pas la tête, qu'il tenait inclinée sur sa poitrine, comme s'il sommeillait, encore. Mais entre les paupières plus rapprochées que fermées un éclat se voyait, faisant chatoyer les mailles vermeilles de son costume, se reflétant sur la croix d'argent qui le traversait devant et derrière, y posant comme de petites étoiles, ainsi que le soleil du matin le fait sur la neige glacée. Et la gemme à sa poitrine et celle de son anneau brillaient de la même lumière que celles de son fauteuil. Tel qu'il était, il imposait sa majesté, sa grandeur à tous ceux qui le voyaient, même si son front incliné montrait un souci, une faiblesse, une fatigue, une lassitude qui augurait mal d'un avenir qui la veille au soir pourtant semblait prometteur et joyeux. La nuit sans doute lui avait apporté de douloureuses nouvelles.

Or, lorsque les Neuf furent présents, il releva sa tête grave, et les invita, d'un geste, à s'asseoir autour de la table large et ronde de la salle, chacun au siège qui lui était réservé. Il attendit, le visage immobile, tel une statue colorée et éclatante. Ils s'assirent en silence, et s'aperçurent bientôt qu'il avait les yeux fixés sur les trois sièges vides, qu'il allait de l'un à l'autre en y demeurant longuement. Ces trois sièges vides, sachez-le, appartenaient à des membres de l'équipe sainte qui avaient fait défection ou s'en étaient allés. Quant à celui du Douzième inconnu, il était toujours resté vide: le candidat à l'initiation n'avait jamais été adoubé, ses parents l'ayant repris tout jeune aux maîtres que Captain Savoy lui avait donnés, après que la flamme céleste se fût posée sur le toit de leur maison puis sur le front de l'enfant. Et non seulement on ne savait où il était, mais aucun disciples ne se souvenait de lui: il avait été retiré d'eux alors qu'ils étaient tout jeunes, et certains se souvenaient seulement d'un visage rayonnant, 43361503114_a1350d8376_b.jpgéclatant, mais d'un être aux pouvoirs dangereux et inquiétants, difficiles à maîtriser, susceptibles de provoquer d'énormes dégâts à la moindre inattention fatale. 

Puis les yeux luisants de Captain Savoy, à travers son masque (qui était un véritable heaume et qu'il portait constamment, qui était pour lui désormais comme une seconde peau – il avait perdu la première lors d'un terrible accident qui l'avait tué, et il avait ressuscité sous cette forme, et son visage ne pouvait que rester caché), les yeux luisants du roi des Douze se posèrent sur le siège de l'Amazone céleste, et un douloureux soupir se fit entendre, sortant de sa puissante poitrine. 

Enfin fixa-t-il son regard sur le siège de l'Elfe jaune, comme si la volonté qu'il y plaçait pour l'y faire apparaître, et voici! à la grande surprise des Disciples – qui ne lui connaissaient point ce pouvoir –, une forme apparut effectivement – tremblante, légère et transparente –, qui était celle de l'Elfe jaune. Et ils virent plus de lumière encore sortir des yeux de Captain Savoy, comme s'il se concentrait toujours davantage et avait le pouvoir d'éclairer le monde, avec ses yeux transformés et devenus pareils à des fragments d'astre. Et la forme incertaine se fixa, et l'Elfe jaune parut les voir, et leur sourit, quoiqu'il ne fût pas aussi matériel que s'il fût réellement présent: assurément, la pensée de Captain Savoy, projetée devant lui, avait créé sa forme sur son siège – et la pensée aussi de l'Elfe, invoquée par son maître. Il était présent en pensée – et, par le pouvoir de Captain Savoy, cette pensée s'était déployée en une forme semblable à la sienne: elle l'avait dédoublé à distance. Aussi était-il comme présent, et cela, sans aucune ruse technique, sans aucun engin mécanique – bien que cela semblera fou, sans doute, aux gens qui croient que par les machines seules tout miracle pourra s'accomplir, dans l'avenir.

Mais il est temps, aimables lecteurs, de laisser là cet épisode, pour renvoyer au prochain, quant à la suite de cette étonnante histoire.

28/05/2022

Captain Savoy et le banquet d'harmonie, de joie, d'amour!

0000000000000000 (2).jpgDans le dernier épisode de cette étrange série, chers lecteurs, nous avons laissé Captain Savoy et ses disciples alors, que dans la salle du Château dit du Grand Bec, une fête impromptue avait lieu, dans laquelle chacun rivalisait de talent et d'art pour entretenir et créer une harmonie jamais vue auparavant en Savoie ni ailleurs.

Soudain, au seuil de la salle Tsëringmel, divine et lumineuse, elle-même se présenta. On s'arrêta, et on la salua par un cri de joie. Captain Savoy descendit les marches qui le séparaient des dalles, et s'avança à sa rencontre. On souriait et on riait, car cette fête impromptue avait été plus belle et plus sublime qu'aucune autre qu'ils eussent jamais vue, et on ne savait quelle grâce, en effet, rayonnait sur eux depuis les hauteurs – alors que le plafond du château semblait ouvert aux astres, qu'on ne le voyait plus, et que ces astres mêmes semblaient se mêler à eux, voler juste au-dessus de leurs yeux, presque à portée de leurs mains. Et Captain Savoy jeta un 0000000000000044.jpgregard en hauteur en souriant, semblant voir, dans ces astres, ou juste au-dessus, des êtres que les autres ne voyaient pas, et dont il ne parlerait pas.

Sur un mot du Maître de Cérémonie des tables furent dressées, mille collations apportées et, Tsëringmel, installée à la place la plus auguste, Captain Savoy seulement à ses côtés, éclata comme une étoile descendue jusqu'à Terre, invitée parmi les privilégiés de ce monde, et les éclairant de sa grâce insigne. Au signe de Captain Savoy tous s'assirent, prenant place autour des tables, et on leva le verre de cristal plein du vin transparent, et on but, et on mangea.

Les mets étaient exquis, les produits venaient des jardins de Tsëringmel, et des elfes les avaient préparés, leur donnant le goût des choses saintes, des choses célestes, éveillant en eux les qualités secrètes que les dieux versent dans le monde végétal, et aussi animal. Car il y avait quelques poissons, de la fontaine de Tsëringmel, et des écrevisses, et des œufs et du fromage, fait avec le lait des chèvres et des vaches splendides que Tsëringmel gardait dans ses champs. Des gâteaux même furent apportés, divins et onctueux, et des fruits pareils à des perles et à des pierres précieuses, mais tendres et juteux comme rien ne l'est au pays des simples mortels. On dit et on fut heureux, comme soulevé de beauté et de bonté, de grâce et d'excellence: on se sentit plus fort, meilleur, dans un flux plus pur, et les mauvais souvenirs se dissolurent à jamais, dans le passé oublié.

Quand on eut fini ce repas, un concert fut organisé, le plus doux et le plus charmant qu'on eût entendu, et on fut ravi par les volutes sonores qui se déployaient aux yeux de l'âme comme des bandes de couleurs, traçant dans l'air des arcs-en-ciel, et s'ordonnant en formes mystérieuses et suggestives, renvoyant à quelques hauts faits du Ciel et de la Terre, reflétant les pensées divines et ceux que leur vent avait saisis dans son vol. On crut reconnaître, à un certain moment, les amours de Captain Savoy et d'Adalïn la fée lunaire, déployées en tableaux; et on fut ému, et on rit, on pleura, et on se tourna vers Captain Savoy en croyant qu'il était heureux. Mais, triste d'être éloigné de celle qu'il 0000000000000000000.jpgaimait, il regardait sombrement par la fenêtre, à sa droite, les montagnes blanches de neige qui luisaient à la clarté de la Lune. L'éclat de ses yeux, si pur d'habitude, si rayonnant et doré, s'était obscurci, et tournait plutôt au violet. On n'osa continuer de le fixer, et on se retourna vers les musiciens, pareils à des anges, mais il ne s'agissait que d'elfes. Curieusement, une grande clarté se dégageait de leur jeu. De la lumière était diffusée par leurs instruments, dès qu'ils soufflaient dans les tubes ou pinçaient les cordes fines. Et d'autres scènes que celle précédemment évoquée apparaissaient, dans l'air au-dessus d'eux, où l'on voyait aussi des batailles, jusque celle qui venait de se dérouler à Chambéry, et qui mit de la gravité dans les cœurs. On vit aussi celles du futur, et les amours: on vit l'Amazone céleste faire son chemin dans le royaume des Pyrénées, et lier son destin à l'Homme-Corbeau, héros local. On vit mille choses que je ne saurais redire, tant elles dépassent les limites de ce qui m'est autorisé ici, soit qu'elles soient sans rapport avec la vie et l'œuvre de Captain Savoy, soit qu'elles ressortissent à des mystères objectivement interdits, mais auxquels les disciples de Captain Savoy avaient droit.

Toujours souffrant de sa blessure, le Noton bleu avait parfois du mal à se concentrer sur ces partitions souples et ondoyantes, luisantes et étoilées à la façon d'un flux céleste, et son regard s'attarda, une fois, sur ses compagnons attablés. Or il remarqua que deux êtres ne suivaient pas l'évolution des sons, n'étaient pas attentifs aux notes de ce divin concert. Il s'agissait du Léopard 0000000000000.jpgdes Neiges et de la Femme-Comète. Leurs visages étaient tout proches, et, en silence, en chuchotant, mais leurs yeux tout brillants, ils conversaient en secret, leurs propos semblant les fasciner, ou était-ce l'âme de l'autre qu'ils voyaient transparaître dans leurs yeux, à travers cette fenêtre cristalline qu'on nomme l'œil? Le Noton bleu les regarda un instant, fasciné et troublé, et puis il détourna le regard, songeant à ce qu'il en adviendrait.

Cela cependant ne pourra être dit que plus tard.

Car il est temps, chers lecteurs, de laisser là cet épisode, pour renvoyer au prochain, quant à l'évocation de cet heureux temps qui suivit la pénible bataille de Chambéry.

08/02/2022

Captain Savoy et la fête impromptue des dix Disciples bénis

00000000000.jpgDans le dernier épisode de cette série étonnante, nous avons laissé, dignes lecteurs, Captain Savoy et ses dix disciples survivants alors que les trois qui n'avaient pas été encore adoubés venaient de l'être, et que même le Maître au Crucifix (lui d'habitude si austère et sombre) en avait marqué de la satisfaction.

Quant à la Houri alpine, elle était joyeuse et gaie, et ne cachait nullement son bonheur d'être enfin adoubée; plaisamment elle railla même Captain Savoy, d'avoir attendu si longtemps pour le faire, comme s'il ne l'avait point prise assez au sérieux. Captain Savoy, craignant qu'elle ne plaisantât pas, et que cette plainte ne fût un écho des reproches de l'Amazone céleste (dont la perte lui causait encore une vive douleur), fronça un sourcil. Ce que voyant (son masque collant à sa tête, comme s'il eût été une seconde peau), la Houri alpine partit d'un rire frais, cristallin et léger, affirmant qu'elle plaisantait, et acceptait en réalité d'être la dernière adoubée – puisque ainsi en avait décidé le sort. D'abord, parce qu'il fallait bien qu'il y eût un dernier, ou une dernière à cela; ensuite, parce qu'elle avait effectivement préféré rester joyeuse, légère et gaie, au cours de son initiation, et que cela ne lui allait pas forcément, de s'appesantir de lourdes pensées, et qu'elle aimait mieux rester le facétieux lutin de la troupe – que d'en devenir la sévère institutrice, la censeuse acariâtre, une vieille fille renfrognée!

Et Captain Savoy sourit, et lui dit qu'elle serait le meilleur des compagnons, et qu'il avait peut-être, au fond, gardé la meilleure pour la fin! Et elle rougit, et rit encore, mais plus doucement, et gênée. Pour tromper son pâle embarras, elle détacha de sa 272336983_4322867507813351_2111309538794090663_n.jpgceinture son fouet enchanté, reçu à peine quelques minutes auparavant, et en fit des figures qui se dessinèrent dans l'air en lignes de lumière – auxquelles s'ajoutèrent, bien vite, des étincelles de toutes les couleurs, car elle avait cet étrange pouvoir. Et il se produisit alors quelque chose d'étrange. Car de la bouche de feu du Démon vermeil vinrent des boules flamboyantes, et elles s'avancèrent, suspendues dans l'air, mues par leur propre volonté, entre ces lignes de lumière tracées par le fouet de la Houri alpine; elles tournèrent entre les traits ainsi créés, rencontrant et croisant les étincelles de couleur, et opérant avec elles un ballet merveilleux, dont tout le monde rit et se réjouit. Des applaudissements fusèrent, et la Femme de Cristal entonna un chant, de sa voix fabuleuse, et l'on s'étonna, car son rythme et ses mélodies semblèrent épouser exactement les mouvements des étincelles et des boules, comme si elle les commandait à distance, quoiqu'elles obéissent à la Houri alpine et au Démon vermeil; si profonde était l'unité de ces âmes, en cet instant!

Et le Noton bleu sortit de sous sa cape une lyre que personne n'avait jamais vue, et il accompagna de notes délicates le chant de la Femme de Cristal, et il parut à toutes les personnes présentes que des cordes pincées naissaient des flux de lumière, colorés différemment selon les cordes, et qu'ils s'enroulaient dans la pièce en créant de mouvants arcs-en-ciel, chose extraordinaire à redire. On allait de merveille en merveille. Une fête véritablement grandiose se préparait, voire s'accomplissait.

D'un pas délicat et souple le Léopard des Neiges avança un pied, se mêlant aux boules, étincelles et bandes de couleurs lumineuses; et, jouant avec elles à la vitesse de l'éclair, il se mit à danser, effectuant des mouvements impossibles à redire, mais tous communiquant la grâce la plus insigne, à tel point qu'il semblait dominer la pesanteur et les éléments, en être le complet maître. Le Nouvel Hanuman, aidé 000000000000.jpgde son bâton, le rejoignit, et, en gestes moins souples mais plus vifs encore, l'accompagna. Et la Femme-Faucon, sentant son cœur s'alléger, lui qui était encore rempli des ombres laissées par la départ de l'Amazone céleste, la Femme-Faucon s'élança et, sans perdre son apparence humaine, mais en s'aidant d'ailes soudain poussées à ses épaules, bleues et légères, aussi dansa en allant du Léopard des Neiges au Nouvel Hanuman, marchant véritablement sur l'air, quoique ce fût aussi bien de ses mains que de ses pieds, car, tournant sur elle-même, elle était horizontale essentiellement, au cours de ses mouvements. Et Captain Savoy sentit aussi son cœur s'alléger, et ses yeux diffusèrent une lumière qui se mêla à tout le reste, aux clartés et lueurs, aux gestes et mouvements qui se déroulaient devant lui, alors qu'il restait debout à l'extérieur du cercle, admirant l'art insigne de ses merveilleux disciples.

Le Maître au Crucifix, doucement d'abord, plus fermement ensuite, ponctua le chant de la Femme de Cristal, la lyre du Noton bleu, les mouvements des boules et des étincelles de la Houri alpine et du Démon vermeil, les gestes du Léopard des Neiges et du Nouvel Hanuman de ses mains claquées ensemble, de ses paumes se rencontrant. Et la Femme-Comète s'embrasa doucement, sans faire un bruit, et passa elle aussi entre les disciples, s'ajoutant à la fête. Il n'y eut pas un disciple qui, d'une façon ou d'une autre, ne participât à cette magnifique fête, en même temps une cérémonie. Car elle unit les cœurs sous la lumière de Captain Savoy, qui venait de plus loin que lui. De ses yeux rayonnait un éclat qui émanait du ciel, qui lui venait des astres, et des êtres sublimes qui y demeurent, et protègent l'humanité et ses parties depuis les hauteurs du monde. On le savait, et la grâce se répandait ainsi sur les disciples, et dans toute la pièce. Et les invités, fils de Tsëringmel et elfes de sa suite noble, admiraient ce spectacle créé par de simples mortels, surpris parce qu'ils pensaient, naïvement, que seuls des immortels comme eux étaient capables d'en créer de pareils. Mais ce n'était pas le cas.

Il est temps, néanmoins, chers lecteurs, de laisser là cet épisode, pour renvoyer au prochain, quant à la suite de cette étrange histoire.