12/10/2016

Olivier Costa de Beauregard et la tapisserie psychique du cosmos

hqdefault.jpgLes Costa de Beauregard ont été en Savoie une illustre famille, dont sont nés de grands administrateurs du royaume de Sardaigne, mais aussi des écrivains, des historiens - et un physicien important, Olivier Costa de Beauregard (1911-2007), connu pour avoir tenté de concilier science et foi, et défendu l'idée de la double causalité. Elle expliquait des phénomènes étranges, que je ne saurais redire, car ils sont relatifs aux particules, dont le monde me passe au-dessus - ce que les seules machines permettent de voir m'intéressant peu. La même cause existait à la fois dans le passé et le futur, disait-il. Cela se recoupait avec des pensées qu'on peut lire chez Boèce, pour qui Dieu est à la fois dans le passé et le futur (et qui sait, ainsi, ce que les hommes feront, même quand ils le feront librement), et, dans les milieux scientifiques occidentaux, dominés par le matérialisme, cela a inquiété. Costa de Beauregard a assuré qu'en réalité, les physiciens n'étaient pas aussi universellement athées qu'on le prétendait, et qu'en Inde la plupart des physiciens pensaient que l'esprit dirigeait la matière et que cela ne les empêchait pas d'être de bons physiciens.

Dans une conférence donnée à Notre-Dame de Paris le 21 octobre 1979, il a tenté d'expliquer son rapport à la foi, niant à la fois que la science expérimentale pût suffire à la vie spirituelle de l'être humain et que la logique pût résoudre le problème de Dieu. Mais plus troublante est son idée que l'univers visible possède une face cachée, de nature purement psychique: en Asie, dit-il, il y a cette perception très expérimentée de ce que j'appellerais la face cachée du cosmos, cette texture de liaisons psychiques, ou psychoïdes, formant comme la trame de la chatoyante tapisserie qu'observe de son côté la vie de tous les jours. Il y a là, je le pense, un monde de découvertes à faire et d'explorations, éventuellement dangereuses, pour lesquelles les lumières de notre foi Saint_Thomas_Aquinas.jpgchrétienne et les vertus puissantes de nos sacrements seront les très bienvenues. De même qu'en son temps le Thomisme a Baptisé et assumé l'Aristotélisme - pardon : Thomas d'Aquin a reçu chez lui Aristote - de même aujourd'hui, peut-être, revient-il au Christianisme d'explorer, de trier, et, éventuellement, de baptiser certains aspects des mystiques “naturelles”. Il ne les ignore pas fondamentalement, bien sûr, mais, dans son vol visant Dieu directement, et dans sa crainte légitime (ô combien!) de se tenir à distance du maléfique, il les a peut-être survolés d'un peu haut au gré de la philosophie naturelle. Je pense qu'il s'ouvre là une tâche non seulement intéressante, mais aussi nécessaire à l'extension universelle du règne du Christ - et tout à fait appropriée aujourd'hui où l'Orient et l'Occident sont en pleine mutuelle découverte.

Il estime que le christianisme ne peut s'étendre à nouveau que s'il ose pénétrer l'ésotérisme oriental, et saisir l'essence psychique de la nature. Projet romantique, s'il en est, et qui rappelle aussi François de Sales assurant qu'à partir d'analogies et de comparaisons, on pouvait établir le lien entre la nature et Dieu. Le pieux évêque de Genève réservait une telle pratique aux religieux, et Costa de Beauregard semble faire de même. Il reconnaît qu'ils ont raison d'avoir peur de l'occultisme – car si la phrase est étrangement tournée, le sens général ne saurait être autre.

Cela rappelle encore Teilhard de Chardin suggérant qu'il faudrait percer les mystères de la nature pour y déceler la vie de l'esprit, mais n'osant jamais le faire, et se soumettant à cet égard aux interdictions venues d'en haut. Même l'attrait pour les mystiques orientales demeura chez lui à l'état de velléité, puisqu'il heurtait à maints égards la doctrine catholique.

Cette attitude d'Olivier Costa de Beauregard renvoie sans doute obscurément à la tradition savoisienne. Joseph de Maistre aussi pensait possible de percer les mystères de l'univers et d'explorer sa nappe psychique, telle que Dieu l'ordonnait. Mais si les prêtres interdisaient de s'y adonner, il se soumettait, donnant tort à Louis-Claude de Saint-Martin d'avoir rejeté le clergé, et reprenant au fond à son compte l'idée de Costa de Beauregard que cela était dangereux et que l'Église avait raison de se méfier.

Néanmoins, Costa de Beauregard osa prophétiser, et donner les grandes lignes d'une mythologie, pour expliquer à la fois la nécessité de réunir les visions physique et mystique, et le péril que représente l'exploration du monde psychique: Car il faudra bien, pour finir, que les deux Grands Livres, celui de la Parole Révélée et celui de la Nature Créée, disent, chacun à sa manière, mais dans un chœur à deux voix, la même chose, et notamment ceci : que, si la Nature a été créée «très bonne», emplie de Dieu et voie d'accès vers Lui, il est, d'autre part, « diablement vrai » que le Séducteur en a fait son paravent. En allant regarder la Nature du côté de la trame, mystiques et parapsychologues, chacun à sa manière, font une exploration dont l'enjeu, comme le péril, sont grands.

Certes, le péril est grand; mais il faudra tôt ou tard établir le lien entre les données de la science et celles de la Bible en explorant psychiquement les phénomènes naturels, no.39-steiner.jpget ne pas en rester aux nobles généralités de la théologie classique.

À vrai dire, ce fut l'ambition du romantisme allemand, qui eut son pan scientifique, et de Rudolf Steiner, qui s'en réclamait. Mais l'Église a constamment combattu ce penchant. Déjà le débat achoppait sur des idées venues d'Asie comme les vies successives, dont Teilhard de Chardin proclamait refuser de les envisager par principe, alors que dans le même temps il assurait que les mystiques orientales devaient ouvrir le champ du catholicisme. C'était assez contradictoire.

Est-ce que, comme Joseph de Maistre accueillant jusqu'à un certain point l'illuminisme, Olivier Costa de Beauregard essaie de convaincre l'Église de sortir de ses certitudes et de descendre à partir de la théologie jusque dans la nature, lorsqu'il affirme que c'est la condition nécessaire à l'extension du règne du Christ, et que cela devra se faire tôt ou tard? Sa voix était petite. Mais il était optimiste et avait foi en l'Église, préférant croire que ce qu'elle avait rejeté, elle l'avait rejeté légitimement, parce que cela ressortait au maléfique. Cette attitude ambiguë des vieux Savoyards, partagés entre un romantisme qu'ils voulaient faire pénétrer jusqu'aux sciences, et leur respect de la religion catholique, je me suis surpris à la retrouver chez ce physicien moderne.

12/09/2016

La Guerre civile de Lucain, ou l'épopée républicaine

29414072.jpgLucain (39-65) est un poète latin de l'époque de Néron, neveu de Sénèque et né à Cordoue. Il est connu pour avoir composé un poème épique sur la guerre civile qui opposa Pompée à César. Il y prend le parti de la république, de Pompée, du Sénat, qu'il dit être celui de Rome: César ne représente que lui-même, bien qu'il se prétende protégé des dieux. Ovide et la tradition classique avaient fait de César à son tour un dieu, en disant que la comète aperçue à sa mort avait amené son âme au Ciel; Lucain est dans une toute autre perspective.

On a pu remarquer, d'ailleurs, que son poème ne fait pas intervenir Jupiter et les siens, à la façon des épopées anciennes. Pourtant, il consacre bien un homme: c'est Pompée. Après le récit de sa triste mort, il affirme que ses vertus lui ont permis de rassembler ses différentes âmes: les anciens croyaient que l'homme en avait plusieurs, qui se dispersaient après la mort. Mais Pompée avait une telle force intérieure que, même sans corps, il put, dans les hauteurs, polariser autour de son être ces âmes et se reconstituer. Il a alors vécu dans la sphère de la Lune, c'est à dire sur le cercle que la Lune trace en tournant autour de la Terre. Et là, il admire les astres et vit, surtout, dans la lumière, regardant l'obscurité dans laquelle vit la Terre. Les ténèbres nocturnes, en effet, n'étaient pas, pour les anciens, celles du ciel, mais de l'air terrestre: à partir du cercle lunaire régnait une lumière magnifique. Ce sont là, dit-on, les croyances des Stoïciens: Lucain les partageait.

Il lui arrive d'évoquer des épisodes de la mythologie grecque; mais il ne se montre pas toujours, alors, plein de conviction. Mais il en est rempli lorsqu'il décrit cette apothéose de Pompée. Il affirme même que se riant, Pompee2.jpgdepuis les hauteurs célestes, des affres des vivants, Magnus, comme il l'appelle, n'en s'insérera pas moins dans l'âme de Brutus pour se venger par lui de César, et le pousser à le tuer. Ainsi les morts glorieux expliquent-ils les événements historiques bien mieux que les dieux de l'Olympe - ce qui, au fond, est tout romain, et prépare le christianisme, qui se réclamait des philosophes romains contre les religions fabuleuses du paganisme.

De cette manière, Lucain crée une épopée républicaine étonnante, qui ne doit rien aux fables traditionnelles, mais qui n'en contient pas moins du merveilleux, qui n'en regarde pas moins les choses au-delà de leur apparence physique. Significative est l'évocation du dieu qui habite le vertueux Caton, successeur de Pompée à la tête de l'armée républicaine. Car Lucain affirme que Caton ne s'exprime que pour laisser parler le dieu qui est en lui, et qui est supérieur à celui qui s'exprime dans le temple de Jupiter Hammon, en Afrique, et dont il refuse par conséquent de consulter l'oracle.

Dans un esprit tout romain, également, Caton est réputé vertueux parce qu'il ne fait l'amour que pour procréer, et sinon ne se soucie pas des femmes. On a tort de croire qu'une telle idée ne date que du christianisme. Mais on comprend pourquoi Lucain fut apprécié des auteurs chrétiens, et des évêques.

Il le fut aussi de Corneille et de Rousseau, qui célébrèrent, à leur tour, Pompée et Caton. C'est mû par ces modèles que l'auteur du Contrat social énonça que les grands hommes romains étaient plus vertueux et plus puissants que leurs dieux: à ses yeux protestants, sans doute, le vrai Dieu les habitait. Mais en cela il était dans la droite ligne philosophique de Sénèque et Lucain.

Or, c'est le retour de cette mythologie proprement romaine qui mit en France la république à la mode, qui la fit voir comme un accomplissement sur terre de la vertu suprême, mue non par des dieux fantaisistes, ou des anges, mais un ordre secret de l'univers, concentré soudain dans un régime donné. C'est ce qu'exprima plus tard Jules Michelet. Le dieu abstrait des Stoïciens était bien celui des Républicains.

Cependant, quand on lit Lucain, on se dit que l'abstraction a ses limites. Ce qu'il évoque de Pompée défunt dépasse celles du rationalisme à la française, et il montre les morts guidant les vivants directement, non de façon théorique. De surcroît, César a la vision du génie de Rome, qui pour Lucain n'était pas une simple allégorie, mais une divinité réelle, présidant à la destinée de la cité, et s'apparente à un ange. Au bout du compte, cela ressemble à la mythologie catholique des saints et des anges. Cela y ressemble davantage que cela ne ressemble aux récits purement fondés sur le monde physique, et ornés d'idées abstraites, que la akg2-r40-e1-1345-11-1.jpgtradition républicaine essaye de faire prendre pour de l'épopée ou du mythe. Seul Victor Hugo, conscient de ce qui séparait l'esprit du réalisme moderne de l'épopée antique, même républicaine, essaya de placer des anges derrière la République, notamment celui de la liberté. On l'en a blâmé, mais c'est à tort, car il n'existe pas de mythologie sans cristallisation accessible de la divinité. Jusqu'aux morts divins doivent intervenir, eux qui désormais font partie de la sphère céleste.

Comment en est-on arrivé, en France, à une pensée qui se dit républicaine, et qui se fonde, inconsciemment, sur Lucain par l'intermédiaire de Corneille et Rousseau, mais qui, dans le même temps, nie l'essence de cette poésie de Lucain, fondée sur l'image, cristallisée par les défunts glorieux, d'une divinité orientée vers la vertu et habitant le cœur des grands hommes?

On ne lit plus Lucain. On ne lit que les classiques qui en ont donné une version édulcorée, et n'ont restitué de lui que la morale abstraite. C'est l'explication. L'idée républicaine a du coup perdu de sa substance, et apparaît surtout comme une invocation théorique, un mot sacré dont on ne sait plus ce qu'il recouvre. Il est la France en tant qu'elle est divinisée, dirait-on; mais il s'adresse plus à l'instinct qu'à l'intelligence, désormais.

Les romantiques en étaient conscients, et ont tenté de rendre à la république une mythologie. Mais le temps les a reniés.

27/08/2016

Publication de La Seule Femme vraiment noire

27.jpgJ'ai évoqué plusieurs fois la majestueuse figure de Charles Duits (1925-1991), écrivain épique et ésotérique français, auteur de Ptah Hotep (1971) et du Pays de l'éclairement (1967). Les Éditions Éoliennes, à Bastia, viennent de publier courageusement son grand livre posthume, La Seule Femme vraiment noire, œuvre étrange et ésotérique, dans laquelle il dit écrire sous la dictée de la déesse Isis, qui est la déesse suprême.

Il s'agit d'un texte de révolte contre le matérialisme qui nie la divinité, et contre les religions traditionnelles qui font de la divinité une abstraction, lui donnent une visage masculin ou dénué de tout organe sexuel. Avec pour maîtres Victor Hugo, André Breton et Henri Corbin, Charles Duits déclare que la seule divinité authentique, se recoupant avec le cosmos réel, est celle qui s'image sous la forme d'une femme noire, munie de dents de lumière, d'ongles vermeils, d'une croupe royale, et d'un pubis étoilé. En bref, il s'agit d'un être qu'on peut véritablement aimer, attendu que l'amour n'est pas réellement séparé de la relation sexuelle, que celle-ci en est l'expression terrestre.

En effet, le désir – Éros – n'est pas une ruse de la nature pour perpétuer l'espèce, mais le reflet de l'amour divin dans le corps humain, et le chemin de l'amour divin commence par l'union intime du principe masculin et du principe féminin - ce qui revient, pour le principe masculin, à vénérer le principe féminin, et, pour les hommes en général, à rechercher, dans le mariage, l'union de soi avec l'incarnation réelle de la divinité. L'acte sexuel donc est concerné aussi, et il s'agit de s'unir avec la femme en évitant son asservissement. Cela passe, dit-il, par la caresse.

Duits rejette la pensée utilitaire qui fait du plaisir érotique une ruse de la nature pour la perpétuation de l'espèce, ou alors la réduit à la satisfaction égoïste du mâle qui ne cherche aucun sens dans les joies et les peines, qui ne voit dans le monde que stupide matière et ainsi adore, dit-il, le Dieu sans Tête. Car c'est ce que fait le matérialisme, et aussi l'athéisme.

Il s'agit de rendre à la divinité toute sa dimension personnelle, c'est à dire d'être à même de la représenter comme une personne belle, intelligente, sensible, et douée des organes par lesquels l'amour se fait.

Redire tout ce dont il parle est impossible ici, mais il faut au moins exprimer que, par le plaisir érotique libéré, il affirme l'accomplissement de l'individu, nié par la société, qui ne veut voir en la personne humaine qu'un isis-egyptian-goddess-statue-YT-6186.jpgélément d'un tout. La révolution sexuelle est donc le signe qui affranchit l'individu de l'utilitarisme, et l'autorise enfin à se voir un destin personnel même au-delà de la mort, et à ne pas voir l'au-delà de la mort seulement dans sa descendance, ou dans la nation, ou dans l'espèce.

Sur cette base, l'individu peut chercher à s'accomplir par la Gynandre, qui vit dans la sphère solaire, et devient, en passant par la sphère lunaire par laquelle le divin se déploie en images, l'Hermaphrodite. Par-delà la sphère solaire est la sphère des étoiles, et par-delà encore la sphère de l'espace noir qui est entre les étoiles, et, avec la sphère illusoire terrestre, cela fait cinq en tout dont on peut parler et dont il est utile de parler. L'ensemble des hautes sphères est habitée par la Maison Royale, dont l'intention est l'accomplissement de l'individu, et qui a fait de l'univers un grand et vivant utérus devant accoucher de l'avenir: toutes les souffrances sont ainsi semblables à celles de la parturition.

Les nobles et grandes idées de Charles Duits sont exprimées dans un style qui rejette absolument le discours démonstratif, logique, dominé par le principe masculin. Il passe par des métaphores qui sont imagination vraie, qui renvoient au monde divin, mais aussi par des rythmes qui relancent sans cesse le flot qui sort de la déesse par son intermédiaire, et des jeux de mots qui sont l'éclat de rire de la déesse - qui, forcément, aime l'humour, puisqu'elle est une femme vraie, qu'on puisse aimer. Ces jeux permettent les retournements perpétuels entre l'apparence abjecte et l'essence sublime de la déesse, ou de la divinité, et Charles Duits se montre dans son langage le disciple du Surréalisme, dont il est aussi l'accomplissement. Car, comme il le dit lui-même, Breton avait entrevu la déesse, avait été ébloui par sa beauté, mais il n'avait pas bien compris que derrière se trouvait une authentique intelligence, un être autonome doué de pensée, de sentiment, de volonté. L'accomplissement du Surréalisme est donc dans le mythe auquel tendaient les poètes sans oser se l'avouer, dans la reconnaissance que les métaphores renvoient à des êtres réels, cachés, mystérieux. Ceux que Breton nommait les Grands Transparents, Charles Duits les appelle Maison royale, et il manifeste leur messagère, la première de cette maison, il lui donne des couleurs, des membres qui ne la rendent plus transparente.

Du Surréalisme, il conserve du reste le ton rebelle, la tendance blasphématoire, et révolutionnaire. Il peut choquer. Souvenons-nous que le grand livre de sa jeunesse était les Chants de Maldoror de Lautréamont. Lautremont.jpgMais quand le temps aura relativisé ses saillies provocantes, son génie apparaîtra crûment, et il restera comme celui qui, au vingtième siècle, couronnant l'œuvre surréaliste, aura créé une mythologie, aura parlé avec une déesse, qui est celle même qu'on dit être à l'origine de Paris – Isis. Tel Lovecraft, mais avec tout l'instinct sacrilège et satirique français, il aura défini un panthéon, où trône l'Africaine aux Dents de Lumière.

En même temps, européen plus qu'américain, malgré son ascendance maternelle, il se pensait mystique, et adorait religieusement sa déesse blasphématoire, aux fesses radieusement porcines. Il faut aussi le prendre pour un grand humaniste, qui voulait la libération de la femme et des peuples opprimés, aspirait ardemment à une démocratie affranchissant les individus, et, élève de Victor Hugo, croyait en un progrès réel, en un Christ authentique menant à l'épanouissement de l'homme.