03/07/2019

L'échec de Jacques Replat

replat.jpgJ'ai toujours pensé que les programmes d'études gagnaient à varier selon les lieux où ils étaient appliqués, à s'adapter à la culture locale, à établir un lien entre la région où l'on vit et la littérature, l'histoire, la géographie. Cela ne peut pas être taxé de limitation chauvine car je crois aussi qu'au fil des années, ces programmes doivent s'élargir en cercles de plus en plus grands, pour finalement embrasser le monde. Mais pour une région frontalière comme la Savoie, cela pose deux problèmes politiques majeurs: d'une part, rattachée tardivement à la France, sa culture propre a peu de rapports avec celle qu'entend diffuser, par souci d'unification des âmes (dit-il), l'État unitaire et centralisé dirigé (en théorie) depuis le palais de l'Élysée à Paris; d'autre part, si les cercles s'élargissent équitablement, ils englobent autant la Suisse et l'Italie que la France, ce qui ne fait pas l'affaire non plus des dirigeants, qui pensent que pour que les impôts rentrent bien, il faut que les gens aient l'âme disposée à bien comprendre ce que ces dirigeants leur disent - ou plutôt à considérer que leur culture est la seule légitime, et qu'ils sont donc les seuls habilités à gouverner!

Car il en est ainsi, dans les faits, et quelle que soit l'intention affichée, ou même partagée: la culture officielle a pour effet de créer une élite dirigeante, constituée de ceux qui la possèdent. On ne sait pas réellement si elle vaut mieux qu'une autre; l'important est que l'État la déclare telle, ce qui permet à l'ethnie qui se la transmet héréditairement de dominer les autres, de les humilier, de les culpabiliser. Car dans l'immense majorité des cas, cette culture, comme toutes les autres, se transmet par la famille, dont l'école n'est au fond que le prolongement. On peut prétendre que la République, en instaurant l'école gratuite et obligatoire, a permis aux autres ethnies d'accéder à l'ethnie dominante, de se confondre avec elle. Et dans certains cas, cela a eu lieu, c'est vrai; mais généralement, cela a eu pour effet de marginaliser et de rabaisser ceux, majoritaires, qui replat.jpgne parvenaient pas à se convertir à la culture française traditionnelle: avouons-le.

Et je veux croire que l'intention, de permettre à tous d'y accéder de façon égalitaire, a été souvent sincère, chez les républicains exaltés, rêveurs, idéalistes - naïfs. Mais il y en a aussi pour qui l'effet réel n'a rien d'inconnu, et qui agissent cyniquemement, parce qu'ils savent que pour diriger, il faut, d'une part, créer, comme je l'ai dit, une culture d'État qui est celle qu'on a reçue de ses propres parents, qu'on a donc eu peu de mal à assimiler; d'autre part, faire croire au peuple qu'on œuvre à son bonheur, comme l'a écrit Machiavel.

Mais le bien du peuple est celui des individus qui le constituent, et il est simplement pédagogique d'enseigner la culture liée au lieu que ces indvidus habitent - occupent. Peu importe que la structure sociale ne laisse gravir les échelons qu'à ceux qui auront joyeusement adopté la culture de la classe dominante; les individus sont faits pour modifier la société qu'ils constituent, et qui ne les précède pas. Oui, il est possible que des individus énergiquement et intelligemment éduqués imposent à la société l'importance de l'histoire de la Savoie, ou de ses auteurs, par exemple Jacques Replat!

J'ai déjà évoqué cet écrivain savoisien du dix-neuvième siècle qui réécrivait l'histoire médiévale de la Savoie en lui ajoutant, dans ses poèmes et ses romans, ses promenades contées et ses légendes en vers, des rêveries nourries de souvenirs personnels et de mythologie populaire. Dans ma thèse de doctorat, j'ai cherché à le réhabiliter, comme beaucoup de ses compatriotes de la même ligne, et jusqu'au jury de soutenance, globalement hostile à ma démarche, a admis que ce Replat était un bon auteur parmi ceux dont je parlais - un des rares.

J'ai donc pris sur moi, un jour, de proposer à mes collègues professeurs de français d'un petit collège de montagne, en Savoie, d'acheter en série un roman de lui que mon père et moi avions réédité, Le Siège de replat.jpgBriançon, datant de 1836, mais qui narre des événements du onzième siècle, en les mêlant de merveilleux. Cela n'a pas été facile à faire accepter, mais je voudrais citer Florence Fert, qui a une action publique, qui dirige une galerie d'art et produit des films documentaires - je voudrais la citer comme soutien: car c'est grâce à elle que cet achat put être effectué.

Par la suite, j'ai donné à lire des extraits de ce livre à mes élèves, qui les ont trouvés très beaux, qui les ont beaucoup aimés. Ils favorisaient aussi mon autorité, car mon nom était sur la couverture, comme préfacier. Mais maintenant que je pars de ce collège savoyard pour me rendre en Occitanie, j'apprends qu'on décide qu'on n'aura plus besoin de cette série, et qu'on compte s'en débarrasser: la documentaliste me demande même si je veux la récupérer, mais je refuse; j'en ai encore beaucoup en stock, et stocker les livres a un coût, en temps et en argent: tout espace privé a une valeur.

J'ai donc échoué à convaincre mes collègues que Jacques Replat était en soi un bon auteur, et utile, pédagogiquement, aux élèves. Je ne leur ai pas même donné l'envie de feuilleter son livre, je ne suis pas même parvenu à susciter leur curiosité: la machine étatique a évacué mon entreprise dès mon départ.

Mais qu'importe? Je ne l'ai pas initiée pour convertir les fonctionnaires au régionalisme; et les élèves, je crois, ont bien été nourris intérieurement par Jacques Replat et les légendes locales que je leur ai transmises, aussi à travers d'autres auteurs, comme Jacques Fodéré ou Amélie Gex. ils en ont tiré, à leur tour, de belles créations littéraires et artistiques, ils sont entrés, ainsi, dans un monde de poésie que la culture officielle, quoi qu'on dise, laisse hors de portée, parce qu'elle le réserve à une élite minoritaire, à une ethnie, ou une classe (c'est au fond la même chose) dominante. C'est ma conviction, et ce qui, socialement, du point de vue de l'institution, apparaît comme un échec, apparaît humainement comme une réussite. C'est une forme de tragédie, que l'institutionnel puisse s'opposer à l'humain; mais cela arrive souvent - plus souvent qu'on croit, ou qu'on voudrait. Pas seulement en France: partout. Même en Suisse (où l'écart est globalement moins grand).

17/06/2019

La succession des mondes et l'évolution de l'être humain

Vierge_à_l'Enfant.jpgCharles Duits disait que la femme croyait spontanément à la vie après la mort parce que, lorsqu'elle enfantait, elle ne pouvait pas imaginer que son enfant mourrait un jour: dans son esprit, il était promis à une vie éternelle. Mais, comme elle sait que tout mortel doit mourir, il lui est au fond naturel de prévoir plusieurs vies se multipliant à l'infini, montant dans les natures – allant de l'homme au surhomme, du surhomme à l'ange, de l'ange au dieu. Or, l'homme ne saurait le faire seul, et il est naturel de prévoir aussi des métamorphoses de la Terre, et c'est ainsi, je pense, qu'est née l'idée de la Jérusalem céleste.

Olaf Stapledon disait que l'Évolution se faisait d'une planète à une autre. Quand une atteignait son évolution maximale, le mouvement ascendant de la vie se poursuivait ailleurs. Il ne faisait aucune allusion, c'est certain, aux âmes individuelles; mais l'intuition n'en est pas moins géniale. Peu importe, comme on l'entend dire, que l'humanité ne pourra jamais vivre sur une autre planète – avec le corps qu'elle a, tiré de la Terre. Elle pourra prendre ailleurs un nouveau corps, et poursuivre son évolution! Non en voyageant en vaisseau spatial et en colonisant Mars, comme les Européens ont colonisé l'Amérique – car il y a une différence essentielle: en Amérique, il y avait déjà des hommes, quand les Blancs sont arrivés, avec lesquels même ils pouvaient s'unir, et faire des enfants; sur Mars, il n'y a vraiment personne. Et même sur Terre, les lieux vides d'humanité n'ont pas été remplis: en prévoyant une colonisation de planètes désertes et hostiles, les Blancs continuent de feindre qu'avant qu'ils arrivent en Amérique et en Australie, il n'y avait là personne! Mais eux-mêmes n'ont pas colonisé le Sahara, l'Antarctique ou le fond des mers; à plus forte raison ils ne coloniseront new-jerusalem.jpgpas Mars et Vénus, comme le prétendaient les auteurs de science-fiction. Mais ils pourront s'y réincarner – s'y faire de nouveaux corps, peut-être.

Rudolf Steiner (reprenant, dit-on, H. P. Blavatsky) affirmait que, dans le passé, la Terre avait été un pur état de chaleur, dans lequel étaient mêlées toutes les planètes du système solaire, sans distinction; puis l'air est apparu, et le Soleil s'est détaché, s'est formé; puis l'eau, et ce fut le tour de la Lune: et déjà l'homme était présent – et ce n'est pas, ainsi, qu'il se soit physiquement incarné dans différentes planètes solides, mais que, en changeant de planète, pour ainsi dire, il a aussi changé d'état. Or, Steiner annonçait que dans l'avenir il changerait encore d'état, se spiritualisant à nouveau, et habiterait de nouvelles incarnations de la Terre, qui n'allaient pas, encore, sans rappeler la Jérusalem céleste. Il appelait le premier état de la Terre future la nouvelle Jupiter – et dans celle-ci l'être humain ne serait plus pleinement physique, mais aurait un corps éthérique, c'est à dire une forme pure, un corps glorieux, selon les mots de la tradition rainbow.jpgchrétienne. Et la planète serait telle aussi, aurait une nature appropriée à cet état futur de l'être humain.

Puis une nouvelle Vénus apparaîtrait, accueillant un homme cette fois semblable à l'ange, et enfin une planète encore inexistante nommée Vulcain, et dans laquelle l'homme acquerrait une nature plus élevée encore.

On peut, bien sûr, proclamer que ce sont là simples fantasmagories, qu'il est impossible de les vérifier. Mais, pour Steiner, l'âme portait en elle toute son évolution, passée et future, et il suffisait, si l'on peut dire, de la sonder suffisamment pour établir son histoire au cours des âges – et, par suite, les conditions planétaires de cette histoire. Dans le ciel de l'âme les figures du passé et de l'avenir surgissaient sous l'œil du voyant, qui pouvait ensuite les représenter.

Ce que j'aime, dans de telles visions, c'est que cela n'est pas matérialiste comme la science-fiction spéculative, qui ne fait que raconter des évolutions mécaniques d'un homme éternellement engoncé dans son corps physique: il y a, dedans, un fond moral et mythologique. Mais il ne s'agit pas, non plus, d'un tableau purement mystique, se contentant d'évoquer l'ascension d'une âme vers la lumière, sans se soucier du monde qui l'entoure – non pas seulement des hommes rencontrés durant la vie, mais aussi des terres traversées, des plantes, des animaux, des montagnes, et de ce que dans le monde a créé mystic_light_by_bastet9653-d3g1qpf.jpgl'homme – au moyen de ses arts. C'est intermédiaire et, pour moi, c'est la garantie qu'on s'approche de la vérité. Quand une histoire évolutive paraît logique d'un point de vue spirituel, quand elle frappe le sentiment profond, en deçà des considérations théoriques émanées de l'intelligence, elle s'insère dans l'âme, et devient image vraie. Même si elle ne correspondait pas à ce qui s'est réellement passé ou réellement se passera, elle n'en serait pas moins spontanément formatrice pour l'âme, lui donnant un horizon, et créant, pour ses valeurs intimes, une substance cristallisante – une butée, dans le cours des éons, à ses aspirations secrètes, qui déjà leur donne de l'épaisseur et de la légitimité, par-delà toute pétition de principe.

La nécessité de se pencher avec attention sur le monde environnant – sur le quotidien, comme on dit – apparaît de façon claire, et prive le mystique de la possibilité de mépriser ce qui le touche au jour le jour – les besoins de son estomac, ou de sa maison, de son sommeil, de sa santé –, car c'est aussi ce que l'homme réalise dans le monde au long de sa vie qui peut recevoir son onction, devenir béni, et subir la métamorphose qui lui permettra, une fois spiritualisé, d'entrer dans la planète nouvelle – la Jérusalem céleste. L'homme comprend alors que, même dans les nécessités du quotidien, de la sphère pratique, il lui faut agir en artiste, c'est à dire avec amour, pour rendre toutes les marques qu'il imprime dans la matière belles et pures, et que jamais on ne puisse avoir le sentiment qu'il n'a agi que soumis à des lois extérieures, à un devoir auquel il ne participait pas intérieurement – et qu'il n'accomplissait, au fond, que parce que c'était dans son intérêt (celui d'avoir une bonne réputation, par exemple). Car ce qui transforme le monde et prépare les nouvelles planètes, c'est l'art, et non la technique, qui tourne en rond dans la sphère où elle œuvre.

18/05/2019

Jeanne d'Arc et les Cathares via Joseph Delteil

jeanne d'arc.jpgIl y a un élément étrange, une suggestion de rapprochement secret, entre le récit que fit Joseph Delteil du brûlement de Jeanne d'Arc, et ceux qui sont restés de l'immolation des Cathares, en Occitanie. Le lien est donné par l'auteur lui-même, qui prenait soin de rappeler qu'il était originaire de Pieusse (près de Limoux), où s'est tenu un concile de prêtres cathares: il en parlait, il le jugeait important. Or, jusqu'au bout, il tint aussi à dire que son livre sur Jeanne d'Arc était le meilleur qu'il eût fait, celui où il avait le mieux concilié l'inspiration nouvelle, liée au Surréalisme, et la rigueur formelle, héritée de Frédéric Mistral – celui, aussi, où il avait le mieux communié avec son sujet sans s'y perdre. Il n'eut jamais plus de succès, du reste, qu'avec cet ouvrage.

Or, c'est un fait qu'on dit que les Cathares développaient une riche imagination, estimant que le merveilleux communiquait plus profondément les mystères que la théologie spéculative, ce que du reste plus tard confirmera François de Sales, qui assurait que la dévotion pleine d'amour soutenue par l'imagination des anges permettait de mieux comprendre la Trinité que tous les raisonnements du monde. En un sens, les Cathares préfiguraient bien Joseph Delteil, qui voulait concilier le christianisme et l'imagination riche, libre et belle des temps nouveaux dans l'atmosphère occitane; car si, dans Jeanne d'Arc, il situe son action, conformément à l'histoire, dans le nord de la Gaule, dans d'autres livres, il a chanté le Languedoc. Il composa même une Ode à Limoux.

Le récit de la mort de Jeanne, dans son texte, résonne de façon étrange, car il entend montrer que, devenant torche vivante, elle s'efforce, jusqu'au bout, de conserver sa vertu, de sauver sa pudeur – de cacher sa nudité. Elle a cette perfection propre aux bons hommes. Juste après sa mort, une révélation agite le peuple: elle était une vraie sainte, quoiqu'elle eût été jugée sorcière par des clercs romains. C'est aussi ce qui est pensé des Cathares, et l'Église catholique même a demandé récemment pardon pour ce qu'elle leur avait fait subir, par pure jalousie.

Mais pas seulement. Plus en profondeur, a-t-on remarqué, il y avait le désir de poursuivre le divin au féminin, c'est à dire, comme le rappelait André Breton, ce qui dans l'âme se lie à l'intuition et à l'imagination, de préférence à ce qui se lie à la spéculation et à la raison. Ce n'est certainement pas un raisonnement qui a cathares.pngpoussé Jeanne d'Arc à agir, et c'est ce qu'aimait en elle Delteil – le coup de génie, l'éclair intime, l'instinct qui pousse l'âme vers Dieu, son but final, à travers l'image fantasmée d'un roi de France.

J'ose du reste affirmer que François de Sales avait aussi quelque chose en lui de féminin, qui manquait par exemple en profondeur à Bossuet, comme l'attestent ses liens avec Jeanne de Chantal ou madame de Charmoisy, pour lesquelles il a écrit ses livres.

Mais on peut également l'affirmer des Cathares. Il est puéril et superficiel de rappeler que, comme les Bouddhistes, ils disaient (par exemple par la bouche de Bélibaste) que les femmes devaient d'abord se réincarner en hommes, avant de connaître la Perfection. Le fond de la chose se situe bien ailleurs, car l'Église catholique ne prétendait pas que les prêtres dussent tous aller au paradis, et pourtant ils n'admettaient pas la femme à la prêtrise: cela n'a pas de logique. Non, la question est bien celle des vies successives. Comme l'affirmait Charles Duits, une femme, lorsqu'elle donne naissance à un enfant, n'imagine pas qu'il puisse mourir un jour: pour elle, il commence une succession de vies s'étendant à l'infini. Elle est donc spontanément religieuse, puisqu'elle croit toujours à la vie éternelle, à travers la vision de son fils.

Mieux encore, les vies successives s'appuyaient dans l'Égypte ancienne sur la figure du Serpent, aux mues infinies, et lié à l'eau qui ondoie, et revient toujours après avoir coulé. Il est en alternance sous et au-dessus de l'eau, tantôt caché, tantôt visible. Or, la femme est aussi cet ondoiement, par laquelle la vie revient toujours. Elle aussi a des courbes qui se dérobent, elle ne connaît pas la ligne droite comme le mâle la mireille.jpgconnaît. Elle est souple et sirène – et on dit que le serpent était lié au sacerdoce de Marie Madeleine, qui justement se réfugia et s'installa en Provence après la mort de Jésus. Frédéric Mistral fait reposer toute son épopée de Mireille sur les saintes Maries de la Mer, parmi lesquelles était Marie Madeleine. Or, précisément, elles sont liées à la mer. Et, à la fin de son poème, il les montre descendant du ciel sur les ondes d'en haut, debout sur une barque qui naturellement et souplement se pose sur les ondes de la mer, avant de venir chercher l'âme de l'héroïne. Puis, bien sûr, elles repartent par le même chemin, assez comparable, remarquablement, à celui suivi par les Elfes de Tolkien, à la fin du Seigneur des anneaux.

Les Cathares sont réellement liés à l'élément féminin, au sacerdoce des vies successives qui est aussi le sentiment des femmes, et renvoie à leurs intuitions. Et ils sont morts comme Jeanne d'Arc dans le livre de Delteil.

Pourquoi celui-ci était-il lié aux Cathares et en même temps à Jeanne d'Arc, c'est un de ces mystères que seule la lecture dans l'Akasha peut dévoiler. Mais Delteil était bien de ceux qui, rejetant l'intellectualisme masculin, passaient par la femme pour gagner la divinité, et c'était aussi par la province, par le pays natal, l'Occitanie. C'était aussi sa femme propre, plus âgée que lui et admirative de son talent, et qu'il vénérait à son tour. C'était enfin les saintes Maries de la Mer – car il était un immense admirateur de Mistral, aussi grand à ses yeux que Victor Hugo.