14/05/2016

Saint Louis et la bataille du passage noir

02.jpgDans le dernier épisode de cette effrayante série, nous avons laissé nos héros (saint Louis, Solcum et leurs compagnons) alors que, dans le passage noir menant au champ de bataille contre Ornicalc, ils se trouvaient devant un monstre hideux.

Solcum prononça avec force plusieurs mots dans une langue étrange, que saint Louis ne connaissait point. Ce n'était ni du latin, ni du grec, ni de l'allemand, ni aucune autre langue qu'un homme mortel eût pu parler; car les sons en étaient curieusement fluides, harmonieux, presque comme de la musique. Et la bête le regarda en sifflant, car dans ces mots était un commandement, rappelant la royauté d'Ëtön.

Louis espéra que cela suffirait à la dompter, et à la faire rentrer dans son terrier, mais ce ne fut pas le cas: elle resta devant eux, droite et grande, et ses yeux brillaient d'un éclat intense, en fixant le fils de Segwän. Et ils ne clignaient point, et le feu sembla redoubler de force; une haine sans doute pénétrait l'être immonde, au souvenir d'Ëtön et des siens.

Pourtant, ces mots de Solcum semblèrent repousser les ténèbres qui entouraient la bête comme une brume. Et Louis et ses cinq compagnons sentirent leur cœur s'alléger. Une main qui pesait sur eux avait comme desserré son étau.

Les plus vaillants, outre Louis, étaient Alphonse et Charles, car la force de leurs chevaux les maintenait courageux eux-mêmes, comme s'ils la leur eût communiquée. Sentant leur monture rester ferme, ils étaient plus hardis.

Ils tirèrent leurs épées du fourreau; Louis fit de même. À leur tour Simon, Imbert et Thibaut firent briller dans leurs mains les lames qu'avait bénies l'évêque de Paris, Guillaume d'Auvergne. Les lettres gravées sur elles, chères à leur cœur, vouaient leurs épées à leur saints de prédilection; et ils les virent s'allumer, et leur courage revint. Le monstre alors cligna des yeux et les tourna vers eux, comme si l'éclat de ces lames The-Thing-Christopher-Shy.jpgl'offusquait. Et sa bouche s'ouvrit grande, devint énorme, et voici! six serpents en sortirent, qui s'élancèrent vers les six hommes mortels: Solcum avait été excepté, protégé, peut-être, par les mots qu'il avait prononcés, et son titre d'homme d'Ëtön.

Les six vaillants de France levèrent leur écu pour empêcher les serpents, qui étaient noirs et féroces, de les saisir. Mais ils s'enroulèrent aussitôt autour de leur bras et de l'écu. Et, malgré les mailles et la broigne de peau de cerf, ils sentirent, lorsque les serpents touchèrent leurs bras, comme une brûlure atroce, et ils eussent durement souffert, si Solcum ne s'était élancé, et, plus vif que l'éclair, faisant tournoyer son épée, n'eût tranché la tête de trois de ces serpents, ceux qui étaient parvenus à s'enrouler autour des bras, quittant l'écu. Les trois autres étaient maintenus par celui-ci, et la lame vive des chevaliers. Or l'épée de Solcum avait été si éclatante, dans son mouvement rapide, que Louis crut qu'elle s'était changée en feu.

Il était l'un des trois qui étaient parvenus à maintenir leur serpent sur l'écu, sans qu'il progressât sur le bras ou vînt sur le cou, comme c'était son but. Il s'était produit quelque chose d'étrange. Dès que le serpent avait touché l'écu, la croix suspendue au cou du roi de nouveau s'était mise à luire, et le serpent avait eu un mouvement de recul et d'horreur, et, précautionneux, comme s'il craignait ce bijou, ondulait sur l'écu en poussant des sifflements, attentif au coup qui lui serait donné et se préparant à l'esquiver. Une crainte mêlée de colère était en lui, donnant à ses mouvements des coups saccadés qui trahissaient son excitation. Dès lors Louis put lui trancher la tête de sa bonne épée Sédrilen.

Imbert et Charles se débattaient avec leur ennemi, et le premier put s'en débarrasser comme l'avait fait Louis, étant jeune et plein de vigueur, mais Louis dut venir en aide à son frère, et il donna un coup d'épée qui arracha le serpent de l'écu et le fit tomber à terre. Or, le cheval de Charles alors bondit et le piétina, le faisant url.jpg69.jpgmourir et le déchirant de son sabot étincelant.

Le phénomène étrange qui s'était déroulé lorsque la croix de Louis s'était illuminée n'avait pas échappé au monstre, ni à Solcum. L'Immirth en parut surpris, et, soudain, inquiet; l'œil de l'homme d'Ëtön s'alluma, comme si un espoir était né en lui.

Mais cela ne dura qu'un instant; le monstre chassa apparemment de son esprit la pensée qui y était venue, car aussitôt il se déploya et étendit ses ailes et ses bras, qui étaient au nombre de six, mais qui ne différaient pas de ses jambes, de telle sorte qu'il était pareil que les araignées, en ce qu'il avait huit bras. Sa rage semblait décuplée par la résistance des chevaliers.

Or, il était si furieux, et si surpris par la vaillance de ces mortels, qu'il en oublia Solcum, qui se tenait à sa droite. Et celui-ci, qui déjà avait rencontré quelques-uns de ses pareils, ne lui laissa pas le temps de lancer devant lui ses ongles semblables à des lanières de feu. Il bondit, et asséna sur son dos noir un coup de son épée étincelante.

Un cri terrifiant sortit de la gueule énorme du monstre. Il jeta deux mains vers Solcum, qui, protégé par son armure, ne fut pas transpercé par les longs ongles, mais projeté sur le mur derrière lui, son cheval tombant à terre.

Cependant, Imbert, n'écoutant, comme on dit, que son courage, s'élança à son tour, et abattit son épée sur le bout d'une de ses mains gauches, à la base d'un des ongles-lanières. Et le coup fut si vigoureusement asséné qu'il trancha le doigt infect.

Sur ces mots, chers lecteurs, il faut laisser là cet horrible récit de bataille.

08/03/2016

Saint Louis et le monstre du passage noir

whelan-wall.jpgDans le dernier épisode de cette terrifiante série, nous avons laissé saint Louis et ses six compagnons alors qu'ils avaient commencé à traverser un dangereux passage que des monstres hantaient.

Les parois de pierre étaient lisses, noires, ruisselantes, et très rapprochées. Elles ressemblaient à des murs que le temps, en les usant, eût rendu tels que des falaises naturelles. Comme le passage était étroit, les chevaliers étaient contraints d'aller les uns à la suite des autres, en une file; s'ils s'arrêtaient, deux pouvaient se mettre côte à côte, mais lorsque les chevaux avançaient, ce n'était point possible, car ils se fussent gênés.

Le chemin n'était pas droit; il ondulait entre des pierres écroulées, et il fallait contourner des morceaux des parois qui s'étaient détachés, ou parfois passer par dessus, en grimpant, ou en sautant. Alors ils devaient prendre quelque élan.

Le long des murs, bientôt, ils virent des ouvertures, à présent irrégulières, mais qui avaient été, jadis des arches soigneusement découpées. Des traces d'ornementation se voyaient encore.

Saint Louis regarda avec étonnement ces sortes de puits latéraux, et Solcum se retourna vers lui et plaça le doigt sur la bouche, afin qu'il ne s'enquière pas de ce qu'il en était, et que nulle parole ne franchît la porte de ses lèvres. Louis pensa qu'il s'agissait sans doute des loges destinées aux gardiens qui se tenaient là au temps glorieux où les Immortels du Ciel et les Immortels de la Terre se rencontraient en passant par cette route. Il se demanda si elles contenaient encore quelque chose, du mobilier, ou des êtres, et si c'est là que vivaient les êtres malfaisants dont avait parlé Solcum. S'il en avait été autrement, du reste, eût-il reçu l'injonction de ne pas prononcer un mot? Il sentit une angoisse pénétrer dans son cœur; un silence pesant régnait en ces lieux. À présent, il lui semblait, même, que le pas de ses chevaux était étouffé, comme s'il s'était posé sur de la terre meuble, ou qu'un brouillard épais empêchât les sons de se répandre. On voyait pourtant clairement devant soi; mais l'air réellement s'était épaissi. Les hauteurs de la montagne paraissaient se rapprocher, à leur sommet, et former un poids sur ses épaules et celles de ses amis.

Il se sentit scruté; un regard fiévreux jetait d'en haut ses flèches. Louis eut de la peine à faire avancer son cheval, qui ralentissait; il n'osait bouger, pour le frapper de ses éperons. Un sort avait dû lui être jeté. Il tenta de se recueillir en lui-même, et d'y trouver la force qui lui avait été ôtée. Il songea à saint Martin, dont les vertus avaient si souvent secouru les rois. Sa puissance rayonnait-elle encore, dans ce pays étrange? Hélas! comment pouvait-il en douter? Ne la tenait-il pas de Jésus-Christ, le roi du monde?

Soudain, d'une des ouvertures latérales vint une odeur infecte, qui bientôt devint insupportable. L'air en fut saturé, et une ombre descendit sur l'âme de Louis. Une obscurité se fit autour des sept braves. Et d'une ouverture, une ténèbre plus noire encore s'exhala. Il sembla au fils de Blanche que l'ombre s'était cristallisée, 6256ab013539c11f94cf674a7f239ebb.jpgsolidifiée, qu'elle avait pris forme et s'était épaissie, pareille à une fumée qu'eût mue une volonté propre. Son cheval recula, hennit, frappé de terreur. Les autres chevaux venus de France eurent la même réaction; seuls les trois chevaux venus des écuries d'Ëtön, et que montaient sire Solcum, sire Charles et sire Alphonse, se tinrent calmement sur leurs pieds, étant de nature fée. Déjà sans doute ils avaient croisé et combattu ces êtres incertains, nés de l'abîme. Et puis n'étaient-ils pas nés de Timaldír, seigneur du vent d'Ouest?

Louis maîtrisa son fidèle coursier, qu'il nommait Crin de Neige, parce qu'il était blanc, et qui était, tout de même, l'un des plus courageux et vaillants de tous les chevaux mortels, et, de la nuée sombre, il crut voir une forme distincte apparaître, qui le fit se plier en deux. Car dans son ventre s'était créé à cette vue un vide; un froid était entré.

Quatre points flamboyants, rouges et ardents, s'allumèrent au sommet de l'apparition; il s'agissait sans doute d'yeux.

Les contours du corps ne ressemblaient à rien de ce que Louis avait vu sur Terre, ni aux monstres qu'il avait déjà combattus et dont les jambes étaient des tentacules. C'était pourtant un trait commun avec cet être-ci; mais la silhouette générale était différente, et les jambes, effilées, n'étaient point posées sur le sol mais suspendues dans l'air proche.

Au-dessus de ses épaules des jets continus de feu noir figuraient des ailes. Et quand sa bouche s'ouvrit, Louis la vit immense, et luisant d'une lueur de braise, en ses profondeurs.

Avait-il des bras? Il se dilatait sur les côtés en tentacules effilés, qui ne semblaient point avoir une forme régulière. S'agissait-il de ses ongles? Au bout, comme de longues lanières brillantes fouettaient l'air.

Dans ses ailes déployées il vit bientôt des reflets bleus, comme si une puissance secrète les habitait, qui ne fût pas simplement de l'ombre. Un reste de grandeur, de la gloire passée, hantait cette forme qui respirait la haine, le dépit, le goût du sang. Car pour elle, il faut le savoir, les races qui avaient succédé à la sienne n'étaient rien; elles devaient seulement la nourrir, l'alimenter, la maintenir en vie. Et les temps qui l'avaient plongée dans les ténèbres et donné le gouvernement du monde aux hommes immortels étaient injustes, et marquaient la volonté de dieux faux, de dieux traîtres, qu'un jour le destin ferait disparaître. Aussi était-elle sans pitié.

Mais cet épisode commence à être long; la prochaine fois, nous assisterons à une furieuse bataille avec cêt être!

06/01/2016

Saint Louis et les démons du défilé

cthulhu.jpgDans le dernier épisode de cette cosmique série, nous avons laissé saint Louis et ses compagnons alors qu'ils se dirigeaient vers le terrible défilé des ombres et que Solcum leur guide leur expliquait qui étaient les êtres puissants représentés à son seuil et à quoi avait servi le défilé. Il disait qu'Ornicalc le prince des Maufaés s'efforçait d'envahir le règne d'Ëtön par cette voie, jadis abandonnée des dieux. Il continua à parler quelques instants:

De l'autre côté du défilé, nous rejoindrons l'armée d'Ëtön déjà à l'œuvre; car elle a franchi ce seuil. Mais pas sans perdre quelques hommes, car il est défendu et protégé par des êtres hideux, qui sont tout ce qui reste d'une ancienne race, dont les montagnes que tu vois devant toi étaient un immense château, et une cité. Ils vivaient pareils à des géants, antérieurement à l'apparition d'Ëtön même. Les mots ne peuvent qu'à peine exprimer ce qu'ils furent. Mais une guerre les opposa aux dieux justes, et ces Titans tombèrent, minés par leurs péchés. Ils furent alors enfermés dans les ruines de leur cité, qui leur fut comme une prison. Et ils se pressaient fréquemment aux portes verrouillées, mais sans pouvoir les entrouvrir. Ils se nommaient les Immirth.

Et si je dois te dire un secret de la terre, il faut que tu saches que leur présence maintenait ensemble, étrangement, le sol de ces montagnes, car elles sont suspendues au-dessus d'un abîme ; mais entre elles et l'abîme sont ces monstres, ces géants qui eux-mêmes prennent appui sur les profondeurs. Ils le ne font pas avec des jambes ; car ils ont au bas de leur corps des tentacules, longs et filamenteux, dont ils se servent comme les arbres se servent de leurs racines. Vous décrire plus avant leur apparence pourrait vous jeter dans l'épouvante ou la folie.

Or ces montagnes servaient de passage entre ce pays et celui des dieux, des immortels célestes : sans le vouloir, ces êtres rendaient d'inestimables services à Ëtön, en lui permettant de passer chez les êtres d'en haut sans être saisi par Mardon, qui a sa loge au fond de l'abîme.

Mais il y avait un revers de la médaille : il fallait surveiller les portes constamment, les réparer inlassablement, et tisser sans arrêt à nouveau les charmes qui les maintenaient scellées. Des gardes, des nains et des mages étaient préposés à cette tâche, les premiers devant repousser les monstres qui parvenaient à glisser un poing - 4257315964.jpgvoire une langue, un œil, car ils pouvaient détacher leurs membres, les allonger, et projeter certains organes devant eux, les tenir en main, et les faire voler dans les airs ou ramper sur le sol, après avoir entrouvert une porte. Mais les guerriers devant garder cette voie refermaient ces portes, qui étaient souvent des trappes, sur eux après les avoir frappés de coups d'estoc, et les maçons sages qui étaient des nains s'empressaient de les verrouiller, de leur liant, de leur ciment spécial, et les mages à leur tour bénissaient cette fermeture et la scellaient de leurs charmes.

Cependant Ornicalc vint, et il était de son intérêt d'aider les Immirth à passer leur barrière. Il corrompit les hommes préposés à leur garde, les rendit négligents, orgueilleux, en tissant autour d'eux ses infâmes illusions. Les hommes, devenus las, fats, manquèrent de vigilance.

On a vu sur le long de la voie des murs se fissurer, s'effriter, et la guerre a été déclarée, car certains êtres, parmi les plus chétifs, mais suffisamment puissants pour soumettre bien des immortels d'Ëtön, se sont arrachés à leur prison, et il a fallu les combattre d'autant plus ardemment que longtemps on avait négligé de veiller. Certes, pour l'essentiel, le passage a été tant bien que mal reformé, réajusté, réparé, mais il est à présent hanté de monstres, avec lesquels Ornicalc, comme je l'ai dit, s'est allié pour qu'ils terrorisent les pèlerins qui tâchent comme qui dirait d'aborder à l'autre rive.

Le pas est désormais le royaume de ces êtres hideux, qui, sans pouvoir, grâce aux dieux, ouvrir les portes de nouveau scellées, refusent à tout homme la possibilité de passer sans encombre par ce chemin s'il n'a pas laissé derrière une part de sa vie. Car ils se nourrissent du sang des êtres de la Terre, et ils aiment les hommes d'Ëtön tout particulièrement, mais aussi ceux du monde périssable. Et s'ils n'en ont pas à disposition ils se contentent de ceux d'Ornicalc, qui les craint, s'il essaie de les utiliser.

Regarde, termina-t-il en montrant les deux statues: à droite tu as le grand Alar, et à gauche son vigilant neveu, ami intime et second constant au combat, fils preux de Vürnarïm! Il a été préféré par Ëtön au propre fils d'Alar, Teldur, parce qu'il était l'auteur de sa lignée, après qu'il se fut uni à une nymphe de Chartres - et parce que, auprès des gens d'Ëtön, Ëtöl 13110802554514756411712370.jpgpasse pour être le compagnon d'armes préféré d'Alar, à tort ou à raison. Teldur fit souvent son chemin seul, ayant hérité de la fierté de son père.

Mais je dois faire silence, à présent, car les gardiens occultes de ce pas maudit nous entendraient, et nous devons rester cois, afin qu'ils soient saisis de surprise dans l'indolence: car il est peu probable, ô roi saint, qu'ils ne nous aperçoivent pas, mais ils peuvent réagir trop tard, s'ils ne nous ont pas distingués; et au demeurant plus tard ils agiront, mieux nous nous en porterons. Aussi, mes amis, je vous le demande, soyez le plus silencieux possibles.

Et les six hommes mortels aussitôt s'exécutèrent, regardant avec effroi, vénération, respect, les deux êtres sculptés, qu'ils prirent pour des anges de Jésus-Christ, encore que Simon de Nesle se demanda, dans son cœur, s'il ne s'agissait pas d'idoles creuses qu'habitaient des démons, ou des démons que Solcum et les siens prenaient pour des dieux, des êtres divins; car ce culte respirait le paganisme. Mais comme il voyait que son maître ne réagissait pas et semblait avoir confiance en les dires de Solcum, il ne protesta pas et chassa de son esprit ces pensées - quitte, se disait-il, à en reprendre plus tard le fil, et à en parler à son seigneur. En tout cas il ne souhaitait pas le faire en présence du chevalier immortel, qui lui faisait vaguement peur, et certainement pas en cet endroit, qu'il sentait maudit, et habité par de mauvais esprits, et hanté par des monstres.

Devant le défilé, sombre et obscur, dont le bout ne se voyait pas, Solcum s'arrêta, et Louis, aussi; Solcum regarda son ami, et pressa les flancs de son cheval. Louis le suivit. Venait ensuite le méfiant Simon de Nesle, le joyeu Imbert de Beaujeu, le grave Alphonse de Poitiers et le sage Charles d'Anjou, frères du Roi, et le puissant Thibaut de Bar fermait la marche, surveillant les alentours.

La suite de cet étrange récit ne pourra cependant être donnée que la fois prochaine; alors un affrontement aura lieu avec les créatures du passage noir.