11/12/2011

Suite du combat de Momulk et de Captain Savoy

captain-america-vs-batman-11336.gifLorsque - ainsi que je l'ai évoqué dans le dernier épisode du cycle de Momulk - Captain Savoy eut échappé à l'étreinte mortelle du monstre en s'élevant dans les airs grâce à une aile de lumière créée par son anneau magique, il fixa son attention sur lui un bref instant, serra les dents, et fit mine de l'attaquer de sa lance, comme il l'avait déjà fait la fois précédente. Mais cette fois, et il le savait, Momulk était prêt à parer, et à se protéger de son avant-bras d'acier, à se saisir de sa lance si elle demeurait plantée dans son cuir qui sentait peu la douleur, et à la briser de ses mains énormes. Alors, Captain Savoy fit une feinte: au moment où le monstre crut qu'il allait le frapper de sa lance, il envoya celle-ci dans les airs, et asséna au monstre, qui suivait l'arme enchantée de ses yeux étonnés, un coup de poing à fracasser les montagnes: car il s'agissait du poing qui avait l'anneau magique, et sa force en était décuplée, l'anneau jetant un feu à même de pulvériser toute chose, aussi grande et grosse fût-elle.

La mâchoire du monstre craqua, un bruit énorme se fit entendre, Momulk vacilla de nouveau, baissa légèrement la tête, mais, à la grande surprise du héros à la lance d'or, lorsqu'il sauta par-dessus le monstre pour rattraper sa lance qui retombait en luisant dans les airs qui retentissaient encore du bruit qu'avait produit con coup, il sentit sa cheville saisie par une poigne terrible, ayant le poids de la Terre même! Il sut aussitôt qu'il ne s'en délivrerait pas aisément, qu'il le luihulk-vs-thor.jpg suffirait pas de le vouloir pour s'en détacher, pour s'arracher à cette puissante étreinte.

Et alors, il se prépara à souffrir. Car le monstre, quoique sa bouche déformée par le coup du héros saignât et que sa figure en fût rendue plus hideuse encore, écrasa sans pitié aucune Captain Savoy sur le sol, lequel s'en fendit en deux sur une longueur de plus de huit mètres. La terre trembla; et une crevasse se forma, et on vit une lueur de feu en sa profondeur. Derrière Momulk, un morceau de montagne se rompit, et s'effondra; plusieurs arbres tombèrent. Captain Savoy lui-même se sentait brisé en mille morceaux. Tout autre héros eût vu dès lors sa fin venir. Mais Captain Savoy était le Béni des Dieux: comment eût-il pu céder aussi facilement?

A vrai dire, bien que son corps fût encore entier, sa souffrance était terrible; et il avait peine à remuer ses membres. Il se relevait péniblement et lentement quand l'horrible Momulk, s'étant approché, brandit ses deux bras au-dessus de lui, et lui assena un coup terrible de ses deux poings. Captain Savoy retomba aussitôt à terre, et, sans tarder, le monstre se saisit de lui, qui n'en pouvait mais, et le hissa au-dessus de ses épaules, et le lança dans les airs, sans qu'il pût aucunement réagir! Il fit une courbe dans les airs jusqu'à la pente de la montagne dans le sol de laquelle, brisant deux arbres qui se trouvaient sur son passage, il s'enfonça profondément. Or, dans cette terre meuble, il fut comme pris au piège. Comme réagissant obscurément à la rage de Momulk - comme lui répondant -, la terre l'enserra comme de bras lourds et épais: il sentait des mains, même, le saisir, des tentacules s'enrouler autour de lui et le sol se refermer autour de son corps, l'enfouir, l'enchaîner dans les profondeurs! Or il001_big.jpg reconnut, à leur toucher, les êtres de la terre - êtres démoniaques, au service du mal, et liés par leur esprit à la Bête qu'enferme la Terre tout entière, et dont, précisément, Momulk était le fils. Cet être énorme pour qui la Terre est telle qu'une prison, pour l'enchaînement duquel on dit même que la Terre fut bâtie, à l'aube des temps, est en lui-même un mystère profond, au sein duquel il n'est pas possible d'entrer aujourd'hui; on ne peut même le nommer de façon distincte, claire: le mot même qui le désigne est affreux! D'ailleurs, il est très divers selon les lieux.

Captain Savoy se sentit ainsi entraîner dans des ténèbres sans nom, et il s'enfonça dans le gouffre. Il entendait d'horribles ricanements, échos de voix dont Momulk même, en son âme abjecte, était la caisse de résonance; or, leur timbre était si épouvantable que tout mortel ordinaire qui les eût entendues eût perdu la raison. Captain Savoy pensa vraiment, alors, que sa fin était venue, que c'en était fait de lui, que Momulk l'avait vaincu - que, cette fois, il n'en réchapperait pas. Sa bouche même était obstruée de terre; il ne pouvait plus dire un mot: les gnomes monstrueux des profondeurs l'avaient bâillonné! Alors il sombra dans l'inconscience. Ce qu'il advint ensuite doit être reporté à un prochain épisode des aventures dites de Momulk - mais qui, on le voit, sont aussi celles de Captain Savoy!

18/09/2011

La blessure de Momulk

P1010788.JPGLorsque Momulk eut reçu le coup terrible asséné à lui par le noble Captain Savoy, il vacilla: il souffrait; sa blessure était profonde. Et pendant qu'il demeurait immobile et coi, comme pétrifié par la douleur, voici! Captain Savoy le fixa des yeux, l'air implacable, nimbé de foudres: son œil même était devenu un astre. Sa colère était palpable; elle faisait un panache de feu au-dessus de sa tête. Un esprit flamboyant s'y tenait, et on le distinguait, si on était suffisamment attentif; son apparence était propre à terrifier les plus aguerris aux choses terribles, à abattre les cœurs les plus ardents; son aspect était indicible.

Des cornes pareilles à des flammes, il faut le savoir, se tenaient sur son front, et se liaient par des fils lumineux à la tête de Captain Savoy même; mais leur pointe s'élançait vers le ciel et s'y fondait, tant elle était fine et pure, longue et nette. Ces cornes semblaient, de fait, puiser leur force, qui était vibrante et parcourue d'éclairs, dans une nappe ardente des hauteurs, se tenant parmi les astres, qui paraissaient à présent se tenir tout près, et dont l'éclat était rendu comme diffus. Effroyable vision, que cet être avec ses cornes qui remplissait, apparemment, une grande partie de l'espace de l'air! Car le noyau brillant des étoiles semblait orner la pointe de ces cornes: deux, en particulier, mais il m'est trop difficile de dire lesquelles; cela m'est comme interdit.

Par ce biais, quoi qu'il en soit, Captain Savoy était lié au cosmos: pourquoi le cacher? Il tirait sa force des étoiles mêmes. Leurs rayons descendaient maurice-fleche-stGerm17.jpgjusqu'à ses bras, et se concentraient dans sa lance, ainsi que dans son anneau, éblouissant à son doigt!

Mais à ce moment, alors qu'il fixait de ses yeux l'être monstrueux qu'il venait de frapper, il demeura lui aussi immobile, attendant de voir de quelle façon Momulk allait réagir.

Or, celui-ci regarda lentement son épaule, qui saignait; et il prit un étrange air surpris, il semblait étonné de voir son sang, de constater, de découvrir qu'il en avait, et qu'il pouvait couler! Cela parut lui rappeler quelque chose: son œil brièvement s'adoucit, et s'alluma d'un feu nouveau, plus doux que l'ancien; une vague lueur, surgie du passé, lui rendit soudain un semblant d'humanité. Sous la surface verte de l'épais cuir de Momulk, l'âme de Mirhé Maumot revenait, et se distinguait dans son regard! Mais soudain, à son cerveau obscur, la douleur vint, et fit comme une flamme; et alors, la rage, de nouveau, s'empara de lui, inonda tous ses membres. Il tourna la tête vers le héros de Savoie, et, d'un coup, enfonça ses doigts d'airain dans le sol, pour soulever le pan de terre sur lequel son ennemi était sis, avait posé les pieds, et, brusquement, mû par une puissance incroyable, il envoya cette terre dans les airs, afin de faire choir le héros immortel! Alors celui-ci, sans pousser un cri, vacilla, et sembla s'affaisser. Momulk se jeta sur lui, mais, sachez-le, ses bras n'étreignirent que du vide: le héros avait disparu! Il s'était créé, par son anneau magique reçu des dieux et de l'être angélique et divin que les hommes appelèrent, étrangement, saint Maurice, mais qui a bien d'autres noms, une aile de lumière qui l'avait fait bondir plus vite que l'éclair, et, soutenu par cette aile, il était à présent suspendu dans l'air, prêt à frapper, mais toujours imperturbable, et incarnant le seul devoir: car il lui fallait à présent arrêter le monstre et essayer de le circonscrire - si possible sans le tuer, sans le détruire, et cela, fût-ce au péril de sa vie! De quelle façon il frappa et ce qu'il en advint, c'est ce que je m'efforcerai de dire une fois prochaine, si Dieu le veut.

18/07/2011

Momulk contre Captain Savoy

crop.jpgOr donc, lors du dernier épisode des aventures fabuleuses de Momulk, j'ai dit qu'un formidable combat s'était engagé entre celui-ci et le sublime Captain Savoy. Il commença par un coup de lance: celui que le héros à l'émeraude éclatante assena sur le dos du monstre, au moment où il s'apprêtait à faire du mal à un pauvre enfant qui n'avait jamais fait que s'amuser de Mirhé Maumot, l'alter ego de Momulk, quand il lui paraissait qu'il était ridicule. Le colosse à la peau verte se retourna, et dès qu'il vit le héros - luisant, superbe, flottant dans les airs -, il rugit et s'élança brutalement sur lui, pour lui donner le plus terrible coup qu'un être vivant pût donner. Captain Savoy s'attendait à une telle attaque. Il pensait qu'elle serait vive. Mais il ne croyait pas qu'elle fût aussi rapide, qu'il y eût, dans les forces infraterrestres qui nourrissaient les muscles du monstre, autant de vigueur; car il naviguait, en vérité, dans les hauteurs lumineuses de la Grâce, au sein desquelles souvent on oublie la puissance de la Terre, bercé qu'on est par les flots de couleurs qui circulent en ondoyant dans l'éther cosmique: on se laisse aisément griser.

Il ne put, par conséquent, éviter ce terrible coup, et fut envoyé au travers du mur du bâtiment, le brisant une seconde fois: car, pour y entrer, il avait déjà dû y ouvrir une brèche, mais délicatement, de sa lance à la pointe brillante, pareille à une braise: il n'eût pas eu le temps d'intervenir, s'il était passé par la porte!

Cette fois, cependant, la brèche n'eut rien de délicatement tracé: il la brisa de son corps et de ses bras d'acier, propulsé par le monstre, et tout le bâtiment trembla. De plusieurs lieues à la ronde, on entendit le bruit comme d'une explosion, et comme Captain Savoy était flamboyant et rutilant, comme ses coups de lance eux-mêmes se confondaient avec des éclairs, beaucoup d'hommes crurent à une explosion ordinaire, à un accident survenu dans le centre de recherche atomique, et ne surent jamais ce qu'il en avait réellement été, que des êtres pensants, sentants et voulants s'étaient affrontés, dans ce déluge de feu!

Michel.jpgMomulk n'en avait néanmoins pas encore fini, avec Captain Savoy: par la même brèche créée dans le mur, mais en l'agrandissant à son passage, il bondit à la suite du héros, afin de l'achever. Déjà Captain Savoy se relevait, essuyant de sa manche gantée la salive qui avait jailli de sa bouche sous le coup de massue qu'il venait de recevoir, et il guettait l'arrivée du monstre, prévoyant qu'il ne s'arrêterait pas de sitôt, et que, dans ses ténèbres, il n'aurait de cesse qu'il ne l'eût réduit en poudre, anéanti. Alors, vif comme la lumière même, Captain Savoy, serrant les dents et bandant ses muscles, brandit sa lance, et en donna un tel coup à son ennemi qu'il lui transperça l'épaule, et qu'un jaillissement d'éclairs, ceint d'une nuée d'étincelles, survint, créant un souffle qui balaya plusieurs maisons proches et souleva plusieurs voitures automobiles qui passaient sur la route également proche. La terre trembla légèrement, et la terreur s'empara des hommes mortels.

Ce qu'il advint ensuite sera rapporté dans un épisode ultérieur des aventures fabuleuses du terrible Momulk.