18/02/2008

Jean-Vincent Verdonnet à Loisin

Aux portes de Genève, à la bibliothèque de Loisin, sur la route qui sépare Annemasse de Douvaine et qui a été tracée le long de la frontière, samedi 15 mars à 16 heures, aura lieu une séance de poésie consacrée à Jean-Vincent Verdonnet, poète savoyard qui reçut le prix de poésie de la Ville de Genève, il y a quelques années, et qui reçut aussi des prix importants à Paris. J’assurerai moi-même une présentation du poète, préalablement à la lecture publique de ses œuvres. Et encore avant, durant un quart d’heure environ, les lecteurs présenteront leurs propres poèmes : il y aura là Marcel Maillet, Christine Doucet, Marcel Gaden et Roselyne Carrier-Dubarry, avec des intermèdes musicaux.

N’hésitez pas à venir écouter, car J.-V. Verdonnet est essentiellement un chantre du Genevois, de l’avant-pays savoyard - davantage que des montagnes lointaines -, et en particulier du nord de la Haute-Savoie, l’arrondissement de Saint-Julien, qui borde Genève, comme chacun sait. Nombre de ses textes évoquent du reste directement le canton de Genève...

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15/02/2008

Salon du livre d'Ugine

Dimanche 9 mars, après midi, je serai au salon du livre d’Ugine, dans le département de la Savoie (voir www.ugine.com/UserFiles/File/Manifestations/2008/festilivre/Festilivre-2008-depliant.pdf ). Le seul lien avec Genève, je dois le dire, c’est que j’y présenterai un recueil de poésie au sein duquel j’ai consacré deux poèmes à la cité de Calvin (présentation générale : http://journal-de-vance.over-blog.com/categorie-1133397.html ).

Lionel Chiuch, journaliste littéraire à “La Tribune de Genève”, a déclaré, après avoir eu en main ce livre, que de tous les poètes du dimanche, celui qui l’avait composé était le seul qui fût sans génie. Cela voulait évidemment dire qu’il n’avait pas le génie d’un poète du dimanche, qui est le jour du Seigneur et qui domine les poètes en général. Il avait plutôt le génie d’un poète du lundi, qui est le jour de la Lune, de la sainte Vierge, de l’archange Gabriel : béni soit-il. Cela vaut toujours mieux qu’un art de curé. La Lune n’inspire pas les poètes en général, mais ceux qui trouvent de jolies images. Pour le Seigneur (ou le Soleil), c’est seulement les idées morales distinguées et aristocratiques, celles qui ornent par exemple la poésie de Paul Eluard. Et je n’y suis pas très sensible.

Bref, n’hésitez pas à venir jusqu’à Ugine, le siège des forges d’acier qui ont vaillamment nourri la France pendant ses guerres, et un lieu approprié pour un livre dont les images se veulent ciselées dans l’argent - plutôt que brodées dans la soie, il faut l’avouer ! (Mais après tout, c’est un choix : il existe différentes sortes d’art, n’est-ce pas.)

Or, cela, Lionel Chiuch l’a, par ailleurs, reconnu : le cisèlement est réussi. Il y a de bonnes raisons de venir jusqu’à Ugine le feuilleter, donc !

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12/02/2008

Un bon ami de Rodolphe Töpffer

Xavier de Maistre a correspondu avec Rodolphe Töpffer, et il l’a présenté à Sainte-Beuve, lui permettant, ainsi, d’être publié à Paris. Xavier de Maistre, de fait, avait passé quelque temps à Genève, en tant qu’émigré de la Révolution, et il avait conservé l’habitude de s’intéresser à la production littéraire de la cité.

En tant que directeur de collection aux Editions Le Tour (F-74340 Samoëns), j’assure l’édition renouvelée d’auteurs savoyards que j’estime méconnus, et c’est ainsi que nous avons mis à la disposition du public “Les Prisonniers du Caucase”, de ce même Xavier de Maistre (voyez http://livres.kelkoo.fr/cpc_5101_ps_17515461_gs_16108556.html ). Cette nouvelle date de l’époque où il était officier dans l’armée russe.

J’ai essayé de la proposer aux gens de lettres parisiens, et on m’a volontiers répondu que ce qui se produisait à Samoëns ou à Chambéry (ville natale de l’auteur) ne valait rien, parce que seule la production parisienne avait une valeur réellement universelle. Je m’en suis moqué, évidemment, en demandant si le pain, à Paris, était celui des hosties, quand celui de Chambéry n’était que du pain. Mais cette réponse n’a, elle-même, guère suscité que des insultes...

Pour ce qui est des journalistes romands auxquels je l’ai adressé, ils n’ont pas montré non plus d’intérêt profond. Töpffer n’y a rien fait. Mais enfin, Jean-François Mabut me donne ici la possibilité d’évoquer le bon ami du célèbre pédagogue, auteur non moins fameux du “Voyage autour de ma chambre”. Qu’il en soit remercié.

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