06/03/2008

André Vuillermoz, de Saint-Claude

Cette semaine, dans “Le Messager” (Hte-Savoie), je fais paraître un article sur un écrivain du haut-Jura, André Vuillermoz, qui a joliment évoqué la Haute-Savoie, dans un de ses livres. Vuillermoz est un chanoine de Saint-Claude, où j’ai un peu vécu. Le lien avec la Savoie existe depuis l’origine, car la Terre de St-Claude fut colonisée au Moyen-Âge par des Bugistes et des Vaudois, à une époque où le Bugey et le Pays de Vaud appartenaient à la Savoie. Genève avait été encore auparavant le centre historique de ce territoire, même si le Genevois demeura indépendant jusqu’au début du XVe siècle : cela remonte au royaume de Bourgogne. Bref, je suis heureux de pouvoir évoquer un écrivain de cette Terre de Saint-Claude, que j’ai apprise à connaître avec beaucoup de plaisir et d’émotion. J’y ai du reste plusieurs fois rencontré André Vuillermoz lui-même.

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02/03/2008

Paris

J’aime bien les films de Cédric Klapisch : ils sont d’une grande humanité. Je suis allé voir “Paris”, le dernier qu’il ait fait, à Archamps, et je l’ai bien aimé aussi, malgré un début plutôt glaçant. Mais je me disais que j’étais sûr que Cédric Klapisch allait proposer une voie de sortie, une sorte de façon d’apprendre à affronter sa destinée. Or, je l’ai trouvé très convaincant, et à la fin, j’ai versé des larmes.

La ville même de Paris y est chantée dans son fonctionnement concret : le cheminement de la nourriture depuis Rungis, où elle est amenée, est montré, avec les hommes et les femmes qui s’en chargent, et qui sont somme toute la base de la vie à Paris : sans eux, il n’y aurait pas de vie possible.

Et puis il y a la classe des intellectuels, qui explorent Paris depuis l’intellect et la connaissance scientifique, et qui semblent utiles, mais aussi un peu décalés, et sans perspective véritable, sans doute parce qu’ils se contentent d’une science fondée sur “des éléments tangibles”, comme le personnage joué par Fabrice Lucchini (un professeur d’Université spécialisé dans l’histoire de Paris) le dit.

Son frère est bâtisseur : il bâtit les quartiers nouveaux ; il bâtit Paris. De ses projections dans l’avenir sort la ville. Il construit Paris pour créer du bonheur terrestre, mais il se laisse aussi enfermer dans son monde virtuel : et il en fait des cauchemars. C’est une sorte d’artiste pratique, rempli de sensibilité, mais au fond, le vrai bonheur lui vient quand un enfant lui naît.

Cependant, l’attention à la vie des Parisiens, à leurs sentiments, à leurs aventures propres, d’une part ; la beauté, l’éclat des monuments de Paris, d’autre part, enrichissent assez l’âme pour lui donner des ailes, dirait-on. En contemplant la tour Eiffel la nuit, le personnage principal (le héros) parvient à représenter à un enfant (qui est son neveu) le Père Noël qui dépose les cadeaux, la nuit de Noël, dans tous les foyers allumés de la capitale.

A la fin, il voit l’ange de la Bastille, la Liberté, toute d’or. Et puis le ciel de Paris, lumineux entre les nuages blancs. Le film s’achève sur son sourire.

C’est bien une ode à Paris : l’âme d’un lieu vue comme enrichissant l’âme individuelle. Et il s'agit d'un lieu auguste, où toute sorte d'hommes et de femmes peuvent se rencontrer, et communier, peut-être, dans le partage, où l’on peut s’aimer. De fait, j’avais déjà remarqué, dans un précédent film de Klapisch, qu’il parvenait à faire de l’amour un vrai sacrement. C’est un réalisateur qui m’est vraiment sympathique.

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28/02/2008

Salon de la Société des Auteurs savoyards

Chaque année, à un endroit différent, la Société des Auteurs savoyards organise un salon. Cette année, ce sera à Cran-Gevrier, près d’Annecy, le dimanche 6 avril. J’y serai, bien sûr, et si les Genevois veulent visiter l’ancienne capitale du Genevois, c’est l’occasion. J’y présenterai les ouvrages que j’ai écrits, mais aussi ceux que j’ai préfacés, tel “Les Prisonniers du Caucase” ou “Le Siège de Briançon”, dont j’ai déjà parlé.

Pour la Société des Auteurs savoyards, elle rassemble des écrivains de Savoie et de Haute-Savoie, et est aidée par le Conseil général de la Haute-Savoie, principalement, mais a aussi des sponsors privés, en particulier la société ST Dupont, qui a son siège à Rumilly. Des écrivains illustres en sont Membres d’Honneur, comme Michel Butor, John Berger, Jean-Vincent Verdonnet, Paul Guichonnet... Il faut avouer que leurs titres ou leur présence en Haute-Savoie viennent souvent de la proximité de Genève.

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