08/01/2017

Captain Savoy et le refuge du Grand Bec

path_to_duat__osiris_funeral_by_wang2dog-d9iafd6.jpgDans le dernier épisode de cette geste magistrale, nous avons laissé Captain Savoy alors qu'il fuyait le Fils de la Grande Pieuvre vers le sud et l'est - tentant de rejoindre sa base du Grand Bec -, et l'Homme-Cygne alors qu'il venait de retourner dans le royaume des fées du Léman, où l'attendait sa mère, la reine.

Talanel et Olosmel étaient arrivés, eux aussi, et, avec les nymphes de Nalinë, et les sages dont les jours ne se comptaient plus, il s'occupa des blessés et entreprit de les soigner du mieux possible. Les morts, au nombre de cinq, furent pieusement placés dans des cercueils de cristal. Des chants furent prononcés, pour que leur âme s'en aille loin dans le ciel, et rejoigne le royaume du soleil. On les enjoignit, si elles pouvaient entendre, de suivre l'astre du jour dans sa course et rejoigne en même temps que lui le Séjour Divin.

Là, pensait-on, des fontaines d'eau pure leur rendraient la vie. Ils y seraient plongés, y seraient nettoyés de leurs péchés, et retrouveraient un corps, qui serait fait de diamants, et ajouterait à la beauté des astres. Semblables à des dieux, ils veilleraient désormais sur ceux qu'on appelle les vivants, mais qui vivent sur la Terre périssable. On leur rendrait hommage, on leur sacrifierait des chants, des pensées.

En vérité, n'avaient-ils pas été vaillants? N'avaient-ils pas péri au combat, offrant leur vie pour servir leur dame divine et aider les hommes mortels, pour secourir Captain Savoy et honorer l'amitié que lui vouait leur prince l'Homme-Cygne? Or, leurs noms étaient: Pelistë, Dolcan, Milder, Coranis, Dolcë.

Coranis était une guerrière pleine de courage, aux cheveux soyeux, aux yeux d'or. Les autres étaient des hommes braves, aux membres gracieux et à la volonté puissante, aux jambes agiles et aux bras habiles. Ils avaient porté glorieusement leurs armures, qui toujours étincelaient, même sous les nuées de l'orage, même à la clarté des étoiles.

Leurs mères et leurs pères les pleurèrent, et on fit partir leurs corps sur une rivière mystérieuse, qui, coulant du royaume de Nalinë, s'en allait vers des routes inconnues, et, pensait-on, rejoignait la lune, lorsqu'elle se levait. Et ces corps attendraient là leurs propriétaires, attendant d'être repris, pour que des actions pussent être accomplies non seulement dans le Ciel lointain, mais sur Terre.

Mais il s'agit d'énigmes profondes, et plus d'un philosophe pourrait se plaindre d'obscurités et de contradictions; aussi laisserons-nous là ce chapitre.

Nous dirons seulement ceci: Nalinë, la nuit suivante, eut une vision. Elle distingua, dans la lumière, les cinq héros, accueillis par Alar, et conduits par lui auprès de Dordïn son père, dont le règne, au sein du quatrième tumblr_nazplhYcCe1tkucflo3_500.pngciel, est sans âge. Les guerriers de sa cour, que les hommes nomment les anges, célébrèrent leur venue, et une consolation vint à leur cœur, d'avoir délaissé la Terre et la cour de Nalinë, leur cher royaume du Léman, leur claire cité genevoise!

Et, dans le Ciel, voici qu'ils virent leurs belles actions briller, et elles leur faisaient fête, à la façon de fées riantes, les enlaçant avec chaleur. Autour d'eux montèrent les larmes versées par leurs proches, lors de leurs obsèques, et elles étaient devenues des perles d'or, que leur offrirent les fées, et qui les rendirent plus glorieux encore. Sur eux elles furent des colliers, des bijoux.

Nalinë raconta encore que ces cinq eurent des places d'honneur dans le royaume de Dordïn, et que de puissants trônes leur furent donnés, et des palais splendides, et qu'ils accompagnèrent Alar dans ses chevauchées, qu'ils combattirent dans ses troupes les êtres rebelles qui tâchaient de s'emparer du Ciel, et qu'ils y firent merveille, comme ils avaient fait sur Terre!

L'on pleura, de nouveau, et on fut secrètement joyeux. Puis l'oubli vint, et les chevaliers de Nalinë vaquèrent à d'autres occupations.

Captain Savoy atteignit comme il le souhaitait sa base du Grand Bec, et s'y enferma. Là ne craignait-il nul assaut: les portes étaient trop épaisses, et trop bien gardées par les génies des montagnes. La fée du Grand Bec était son amie, commeGoat_by_Fel_X.jpg celle du mont-Blanc, et ses forces le protégeaient. Les monstres des plaines, les démons des vallées ne pouvaient point y monter.

Mais il ne pouvait pas davantage sortir de cette base qu'il ne l'avait pu de celle du Roc de Chère. Il y fut seulement plus en sûreté, et condamné à un ermitage durable. Il passerait l'essentiel de son temps à éduquer et à initier ses disciples non encore mûrs, et aussi à enseigner aux autres ce qui leur restait à apprendre. Ainsi la base du Grand Bec demeura-t-elle célèbre comme ayant été l'école initiatique de Captain Savoy.

Celui-ci se fit rapidement aider par l'Amazone céleste, qui parvint à maturité à une allure remarquable, qui l'étonna, et en même temps l'inquiéta. Car cela montrait beaucoup de feu, en elle, mais il menaçait de la consumer. Toutefois l'aimait-il, la chérissait-il d'une façon toute particulière, et enviait sa beauté et sa jeunesse, qui la faisaient pareille à une fée des sommets, n'ayant jamais laissé entrer en elle d'impureté.

Il attendait, aussi, l'Elfe jaune, son premier disciple, et comptait sur sa puissance, voire sur celle de Momölg, l'homme-bête qu'il avait éduqué et dont il avait ouvert le front - dont il avait rappelé à la surface l'humanité enfouie. Mais il le savait encore dans le royaume d'Amariel, et qu'il y subissait une initiation spécifique, dont il avait besoin: dont sa destinée lui offrait la nécessité.

Mais voici l'heure, ô lecteur, de laisser là ce chapitre, et de renvoyer au prochain, dans lequel on connaîtra l'adoubement de plusieurs disciples, qui reçurent le titre de héros, ou de chevaliers.

05/11/2016

Captain Savoy et le salut des chevaliers du Léman

800px-pieter_bruegel_i-fall_of_rebel_angels_img_1455.jpgDans le dernier épisode de cette noble Geste, nous avons raconté comment, après un ultime assaut dont la puissance avait été formidable et dont l'énergie avait fait trembler l'univers, Captain Savoy avait été vaincu une nouvelle fois par le Fils de la Pieuvre et à grand-peine arraché à la mort par les chevaliers-fées de Nalinë, la dame du Léman. Or, ceux-ci firent diversion, et Captain Savoy et ses Disciples purent s'enfuir.

Le Fils de la Pieuvre, fou de colère en voyant cela, rugit, et ses sept monstres hybrides survivants se jetèrent à la suite de Captain Savoy. Ils étaient montés sur de drôles de machines leur permettant de voler, lorsque leur naissance ne leur avait pas donné d'ailes - et quand elles existaient, elles étaient de peau, comme celles des chauves-souris. Mais Captain Savoy se retourna et, de sa lance, fit jaillir des foudres qui les atteignirent, et brisèrent, à trois, les machines et, à deux, les ailes; il en restait deux, qui furent victimes de l'Amazone céleste et du Léopard des Neiges. La première fit jaillir de sa main un foudre, qui volatilisa l'espèce de cabine volante et ajourée dans laquelle s'était glissé un monstre au groin d'ours, le second bondit sur une étrange créature à tête de gorille et à grandes ailes de corbeau, planta son épée dans son cœur à la vitesse de l'éclair, s'appuya sur son corps pour sauter, et revint se placer sur le pont d'émeraude, tombant sur ses pieds, et aussi ses mains: car il lâcha au dernier moment son arme, pour mieux se recevoir, et sans dommage. Puis il la ramassa, et se releva, afin de se rendre à sa stature humaine.

Captain Savoy, de loin, le félicita, et le Léopard s'élança à sa suite; car il ne l'avait point attendu. Il poursuivait la confection de son pont de cristal vert, sur lequel il continuait à glisser. Son disciple griffu avait dû se poser sur un endroit demeuré en arrière, tout proche du bord qui se dissolvait mystérieusement dans l'air. Là, le pont n'avançait plus de lui-même, mais stagnait, avant de disparaître. Cependant, grâce à sa vitesse, le Léopard des Neiges eut tôt fait de rejoindre les autres, et la Houri alpine, qui l'aimait particulièrement, se tourna vers lui et lui marqua sa joie, par un signe de la main et une exclamation. Il en fut ému; il en ressentit du plaisir.

Pendant ce temps, Olosmel et ses guerriers, voyant que Captain Savoy et ses disciples étaient hors de portée du Fils de la Pieuvre, effectuèrent une ruse qui surprit celui-ci: d'un coup ils plongèrent tous, et leurs barges mêmes disparurent sous l'onde. Cela s'était fait en un éclair; ils s'étaient évanouis comme un songe. tumblr_mkc2wlp11V1r1oz3go1_1280.pngIls étaient soudain devenus des ombres. Or, ils nageaient dans les profondeurs sous la forme enchantée qui leur en donnait le pouvoir, qui leur donnait la possibilité de vivre dans l'eau comme les hommes mortels le font dans l'air.

Les Annéciens qui se tenaient sur les barges en furent stupéfaits. Et le monstre qui les commandait sentit, à nouveau, la rage l'envahir. Il balaya l'eau de sa queue, y plongea les bras, mais ce fut en vain: les chevaliers de Nalinë avaient bel et bien disparu. Seul demeurait l'Homme-Cygne, et il était loin: depuis les hauteurs du ciel, il scrutait le Fils de la Pieuvre alors que le soleil se couchait et que la lune se levait. Faiblement et mollement ses ailes battaient, afin de le laisser au même endroit. Il semblait paisible et tranquille, rasséréné d'être hors de portée, et nulle inquiétude ne se lisait sur ses traits. Les derniers rayons du soleil le poudraient d'un or qui, en se mêlant à l'argent de son armure, étincelait, et faisait de lui un être pareil à l'ange saint Michel. En se mouvant, ses ailes, semblables à deux flammes, traçaient autour de lui, depuis le dessus de sa tête que protégeait un heaume gemmé, jusqu'au dessous de ses pieds vêtus de bottes claires, comme un œuf de lumière manifestant sa nature astrale.

Lorsqu'il vit réussie la ruse des chevaliers de sa mère, qu'il connaissait et avait prévue, il s'envola encore plus haut. Il devint bientôt un point lumineux, duquel on voyait jaillir des feux: c'était ses yeux qui reflétaient la clarté des astres.

Par les hommes, l'Homme-Cygne fut confondu avec un météore, et on fit de ses yeux et de leurs flammes une chevelure. Les naïfs mortels s'étonnèrent, ils calculèrent sa trajectoire, et ils la prétendirent régulière et cyclique. Peut-être l'était-elle, et que les actions de l'Homme-Cygne obéissaient à des lois plus hautes, énoncées par les dieux; mais le héros aux ailes d'argent n'en avait cure: il agissait selon ce qu'il croyait juste.

Il n'ignorait pas qu'il existait des lois plus hautes, énoncées par les dieux; mais il n'en utilisait pas moins ses cd95ef6d79f737f1699b8386f6a0e105.jpgmembres comme bon lui semblait, et afin que leurs actions fussent belles, et dignes de l'éclat céleste que diffuse le tableau de la geste divine. Par ces mots, il désignait les étoiles, et les figures qu'elles formaient au firmament. Car plus l'action est juste, plus elle se conforme à l'action divine, et quand elle cesse d'être juste, un plan cosmique existe, qui crée des compensations par lesquelles l'ordre universel demeure respecté. Cela non plus, l'Homme-Cygne ne l'ignorait pas, et que l'être pensant qui agissait conformément à la volonté des dieux cessait d'agir en propre. Alors en reçoit-il une joie ineffable!

À l'œil semi-divin du génie de Genève, les figures célestes étaient des êtres réels, dont il entendait les chants et comprenait le langage. Il pouvait, ainsi, s'il le voulait, obéir à leurs commandements, et entrer dans leur chœur par ses gestes. Mais parfois il s'oubliait, écoutant d'abord son désir.

Or s'en fut-il éclairé par Orion, dont les étoiles perçaient l'azur, et que lui appelait Alar. Il se dirigea vers le nord, laissant la lune derrière lui - laissant luire ses cornes sur les flots du lac -, et parvint à Genève. Passant par les Pierres du Niton, porte du royaume des nymphes du Léman, il rejoignit sa mère et les siens.

Mais cet épisode se fait long: la suite, et le sort de Captain Savoy et de ses disciples, ne pourront être livrés qu'une fois prochaine.

04/09/2016

Captain Savoy et la fuite salutaire

paintings ocean monsters waves thor storm legend fantasy art boats artwork warriors sailing sea_wallpaperswa.com_18.jpgDans le dernier épisode de cette geste par fragments, nous avons laissé Captain Savoy alors qu'il venait d'impressionner le Fils ignoble de la Pieuvre parce qu'il avait surgi des ruines de Châteauneuf, à Duingt, dans une éclatante lumière, qui semblait lui venir du ciel. La créature était effrayée à l'idée que les dieux le secourussent directement et l'eussent pris sous leur protection.

Captain Savoy s'élança vers le monstre à la vitesse de l'éclair, et le frappa de sa lance en pleine poitrine. Un coup de tonnerre retentit. Une vague monta, engloutissant les deux combattants, et la montagne trembla: un morceau de la Dent de Lanfon tomba, et des rochers roulèrent, dévastant les forêts de hêtres, détruisant les maisons. Les disciples et l'Homme-Cygne, ainsi que les chevaliers de Nalinë et les monstres hybrides, ne virent plus, pendant un temps, ce qui se passait. Les flots bondissaient autour des deux êtres grandioses, et les cachaient à la vue.

Enhardis par l'attaque glorieuse de leur maître, les Disciples retournèrent à l'assaut, et l'Homme-Cygne parvint à abattre, de son aile coupante, un autre monstre hybride, après lui avoir tranché les jambes: il jeta un foudre blanc, de ses mains, sur son visage, et il en fut mort.

Mais quand enfin le calme revint, et que les flots s'aplanirent, ils virent que Captain Savoy était sous le Fils de la Pieuvre. Celui-ci l'enfonçait dans les flots, et le projetait au fond du lac, puis le maintenait au sol - qui n'était point, à cet endroit, trop loin de la surface, à peine à vingt mètres. Et l'on voyait le monstre bondir et maarvellous-journy--992x510.jpgnon seulement tenter de noyer, mais de briser les membres de Captain Savoy sur les pierres qui tapissaient à cet endroit le fond du lac. À vrai dire on ne les voyait pas, ces pierres: mais le Noton bleu savait ce qu'il en était, lui qui maîtrisait les eaux et connaissait le lac par cœur, en était comme le futur génie, et il l'annonça aux autres. On voyait le monstre soulever des gerbes d'écume en bondissant sur le héros, et en le meurtrissant. Sous l'armure de gueules à croix d'argent les pierres, le sol se brisaient et Captain Savoy s'y enfonçait, y devenait enchaîné, et la proie des gnomes qui commandent au monde minéral.

La consternation fut immense, parmi les Disciples, et ils eurent bientôt le dessous, face à l'ennemi: à nouveau ils reculèrent. L'Homme-Cygne décida de réagir. Il s'élança et frappa une fois encore le Fils de la Pieuvre de ses foudres blancs. Il l'attaqua ensuite de ses ailes, mettant toute son énergie à le frapper sans relâche, ne lui donnant pas le temps de répliquer, et espérant offrir un répit à Captain Savoy. Il virevoltait autour de son ennemi, et allait si vite qu'il ne formait plus, aux yeux des autres, qu'une ligne lumineuse, une comète f7eacc1069f051e73b8d741340f8a83e.jpgblanche piquant son ennemi de traits fulgurants, qui créaient sur sa peau cuirassée des gerbes d'étincelles, ou de la fumée, lorsqu'il parvenait à l'entamer. Et quelques gouttes de sang noir jaillirent, de coupures accomplies par ces ailes.

Les chevaliers de Nalinë sautèrent sur l'occasion. Faisant bondir leurs barques, ils se rendirent auprès de l'autre rive où se déroulait cette bataille, et, plongeant, ils arrachèrent Captain Savoy de dessous le pied du monstre, en piquant ensemble celui-ci de leurs épées: et ce fut dix coups qui furent donnés au même moment, et le pied allégea sa pression, et trois chevaliers-fées, génies armés du lac Léman, purent saisir et soustraire le héros à la force du Fils de la Pieuvre et à l'emprise des gnomes du sol lacustre.

Ils revinrent, et déposèrent Captain Savoy sur leur maître esquif, où se tenait le capitaine Olosmel, qui guidait les chevaliers de Nalinë dans leurs combats, et était d'une haute origine, et avait accompagné la Dame du Léman dans tous ses voyages et combats, et était comme son garde du corps. Il n'était pas né sur Terre, il faut le savoir; mais il y vivait, et assumait pleinement et vaillamment son rôle. Captain Savoy, qui avait sombré dans l'inconscience, bientôt revint à lui, et Olosmel lui annonça qu'il allait faire diversion, et couvrir sa fuite nécessaire, avec ses Disciples.

Cependant, les chevaliers couvraient de flèches le Fils de la Pieuvre, pour donner à l'Homme-Cygne le temps de s'enfuir et de reprendre son souffle. Il revint vers Olosmel, et ce que celui-ci avait décidé lui fut annoncé, et il en fut d'accord. Il était impossible de résister à l'assaut de ces monstres et surtout de leur chef, de leur prince et père, l'ignoble Fils de la Pieuvre. Les chevaliers de Nalinë devaient avant tout donner à Captain Savoy et à ses Disciples la possibilité de se sauver et de rejoindre indemnes leur base du Grand Bec, où ils pourraient se protéger et songer à une revanche. Dans l'immédiat, l'ennemi ne pouvait être vaincu.

Las et sombre, et la mort dans l'âme, Captain Savoy ne put pas rejeter cette offre, car il voyait bien que rien 29be1f3f705af9c21bc89ea8c9f8db8d.jpgd'autre pour le moment n'était possible.

Olosmel donna ses ordres, et l'Homme-Cygne vola auprès des disciples, pour qu'ils fussent prévenus. Il les aida à repousser les monstres qui les assaillaient, et les guerriers d'Olosmel se jetèrent sur eux tous d'un coup, feignant de jeter leurs dernières forces dans un ultime assaut.

Les guerriers qui par leurs traits maintenaient occupé le Fils de la Pieuvre furent appuyés par deux nouvelles barges de soixante hommes chacune, et Captain Savoy, voici! traça dans l'air un pont d'émeraude, et s'en fut, glissant dans le ciel sur ce fil de lumière durcie, accompagné de ses Disciples, même si ceux qui volaient ne faisaient qu'y poser le pied de temps en temps.

Mais cet épisode est suffisamment long pour aujourd’hui, ô mes lecteurs chéris! La prochaine fois nous verrons comment s'en sortirent les chevaliers de Nalinë, et ce que devinrent Captain Savoy et ses Disciples.