24/02/2021

Super-héros et dédoublement

000000000000000.jpgQue le super-héros soit un double d'un simple mortel, une projection de soi dans laquelle des forces célestes se déposent, pourrait être mieux compris des commentateurs. Le motif en est constant, même si la façon dont cette projection se réalise reste souvent peu crédible. Effet fréquent d'ondes radioactives, comme si elles pouvaient accomplir des miracles, le dédoublement en super-héros attribue implicitement à la technologie une puissance d'ordre spirituel qu'elle n'a absolument pas. On se souvient, à cet égard, de Spider-Man, issu de la piqûre d'une araignée qui, dite radioactive, aurait plutôt dû donner le cancer. Mais, d'une étrange et subtile manière, le créateur de ce personnage, Steve Ditko, a fait d'emblée de lui un être quasi distinct de Peter Parker, son alter ego, en donnant à la moitié du visage de celui-ci, en cas de danger, l'apparence du masque rouge toilé de noir et au grand œil blanc auquel on reconnaît l'être magique. C'était parlant, curieux, peut-être inconsciemment tourné vers l'idée du Double – mais la suggérant de toute façon beaucoup.

Les débuts de The Hulk sont similaires. À l'origine, le monstre n'apparaissait pas quand son alter ego se mettait en colère, mais chaque nuit, dans le rayonnement lunaire. Le rapport avec le loup-garou, d'une part, et avec Docteur 00000000.jpgJekyll et Mister Hyde, d'autre part, est évident. Ce sont bien des forces obscures, latentes, que les rayons Gamma, dont est victime le savant qui se verra bientôt dédoubler, éveillent dans l'âme, transformant jusqu'au corps sous la pression psychique. 

Mais le mystère est plus grand, au fond, si ce même genre de rayons éveillent des forces cachées qui tiennent à la surhumanité ou à l'héroïsme, portant les personnages vers la divinité, ou la semi-divinité des héros antiques. Cela arrive notamment s'ils sont consciemment tournés vers le bien – ainsi que dans leur faculté, comme chez Spider-Man, à être prévenus d'un danger par une sorte de sixième sens qui n'est certainement pas la transposition d'une faculté qu'on reconnaît aux animaux, araignées ou autres, mais une véritable communication avec les hauteurs.

Il y avait quelque chose de cela dans le héros comtois Lacuson, dont le nom, qui était un surnom, signifie justement la faculté de percevoir le danger avant qu'il n'advienne. Les Comtois pensaient qu'elle lui venait de la Vouivre, divinité tutélaire du pays – que c'est elle qui lui envoyait des messages. Et elle ne le faisait pas parce qu'il avait été inondé de radioactivité, bien sûr, mais parce qu'il avait été baptisé à la fontaine de la Vouivre par son parrain et mentor, le colonel Varroz – gardien secret des traditions païennes séculaires, initiateur aux mystères du génie du pays. C'était plus mythologique et en même temps plus réaliste – quoique disent les apparences.

Le thème du double dans les super-héros a été installé aussi dans la série Captain Marvel, dont le héros, un extraterrestre kree, échangeait sa présence sur terre avec un simple mortel placé alors dans une énigmatique zone négative, au fond le 00000000000.jpgmonde astral – où la matière étant absente, les choses apparaissent en négatif. Cela se faisait grâce à des bracelets confiés par une autre entité extraterrestre – rendus ainsi magiques, incroyables.

Rick Jones, le simple mortel qui s'échangeait avec Captain Marvel, avait d'ailleurs été d'abord compagnon de Hulk, avant de devenir celui de Captain America, afin de remplacer à ses côtés le regretté Bucky Barnes. Mais surtout, il développait, sous l'influence de son alter ego et grâce aux bracelets enchantés, des pouvoirs propres. Cela avait toujours été son rêve: ses forces limitées l'avaient rendu un membre de seconde zone de l'équipe des Vengeurs. Soudain, son dédoublement avec un être magique lui permettait la transfiguration.

Captain Marvel eut bientôt un pendant féminin, dédoublant plus directement une mortelle, et la voie inaugurée par Spider-Man reparaissait, car l'héroïne Ms. Marvel (c'était son nom) surgissait de la simple Terrienne Carol Denvers à la faveur d'une irradiation – encore. Elle apparaissait déjà tout armée, pour ainsi dire – munie d'un costume coloré, qui imitait celui de Captain Marvel, et d'une force incroyable, ainsi que du pouvoir de voler. Mieux encore, elle s'exprimait, sous cette forme transfigurée qui apparaissait dans un éclair aveuglant, à la façon d'une extraterrestre, jurant comme son pendant masculin par le dieu Pama et s'affichant elle aussi comme étant kree. Elle oubliait en effet son identité mortelle, quand, à la faveur d'un danger pressenti, elle se métamorphosait en cette guerrière extraterrestre, ce qui était assez fort.

Gerry Conway, le scénariste, dévoilait ainsi que les super-héros et les extraterrestres n'étaient que d'autres nous-mêmes, cachés, divins, apparentés aux anges – doubles astraux se matérialisant par nos rêves, nos désirs, nos 000000.jpgprojections d'images intimes. C'est en cela que, malgré leurs défauts de conception, les histoires de super-héros ont semblé constituer une nouvelle mythologie.

L'idée du double astral était corroborée par la présence, sur le costume rutilant bleu et rouge, d'une magnifique étoile au buste.

Comme Spider-Man (dont elle fréquentait l'univers, et qu'elle rencontrait facilement), elle disposait, donc, d'un sixième sens qui la prévenait à l'avance du danger. Ce qui montre que, dans l'inconscient populaire, le don de prophétie est inhérent au véritable héroïsme. J. R. R. Tolkien lui-même l'intégra à ses récits en faisant manier, par ses personnages, des lames elfiques qui s'illuminaient à l'approche des Orcs, et plus généralement des êtres mauvais. Les Elfes ont chez lui ce lien avec la divinité, c'est indéniable.

Cela fait bien de ces personnages des êtres de rêve: vivant dans le monde du songe: ils en ont le pouvoir prémonitoire. Vivants augures, ils matérialisent les mystérieux avenirs sublimes. Ils sont nos doubles parce qu'ils sont ce que nous serons. Ils sont notre idéal, nos modèles accomplis du futur.

Alors, les hommes ne seront pas simplement des hommes: ils seront aussi des extraterrestres – ou des animaux pensants, parce qu'ils auront intégré l'esprit des espèces animales, à la façon des anges. Ce sera miraculeux. Et le super-héros le réalise à l'avance, par l'art.

09:53 Publié dans Art, Fiction, Mythes | Lien permanent | Commentaires (0)

16/02/2021

L'Homme-Météore et l'anéantissement de Tassinga la Couleuvre (par la colère de l'Homme-Fétiche)

748fe8100d1974104316c5fd7fd558f610-4----.2x.w710.jpgChers lecteurs, dans le dernier épisode de cette série brutale, nous avons laissé l'Homme-Fétiche alors qu'il racontait que son ennemi Tassinga la Couleuvre lui demandait grâce après avoir été deux fois vaincu. Et voici, il poursuivit son récit, auprès de l'Homme-Météore, nouveau gardien secret de Paris, en ces termes:

Mais soudain, à sa ceinture, je vis quelque chose d'étrange. Il y avait une main, une main d'enfant. Et au doigt majeur de cette main un anneau contenait un rubis lumineux, que je reconnus sans peine. Il s'agissait d'un joyau donné à mon petit frère, autrefois disparu sans qu'on sût comment.

Il revenait de l'école, et il n'était jamais arrivé à la maison. Longtemps on l'avait cherché, puis on l'avait pleuré, car nous ne doutions pas qu'il ne lui était arrivé malheur, et qu'un malfaisant ne l'eût enlevé. Probablement ce joyau, hors de saison pour un simple enfant, avait-il attiré l'attention.

Nous lui avions dit, pourtant, qu'il était un fétiche contenant les reliques d'un ancêtre glorieux, et qu'il ne fallait pas qu'il le sorte en dehors de la maison – ne le mette au doigt dans la rue, ou à l'école. Que c'était là une protection occulte qui marchait aussi bien s'il restait dans sa chambre que s'il l'emportait partout – qu'il agissait à distance, et qu'il ne fallait point attirer l'attention en le montrant à l'extérieur. 

Il avait acquiescé, promis, obtempéré – mais en cachette, il ne put s'empêcher de transgresser nos ordres, et de sortir avec le joyau en l'arborant à la main!

Peut-être es-tu étonné d'apprendre qu'un bijou puisse être une relique. Mais c'est là un pur secret de ma lignée. Car nous avons acquis le pouvoir de placer, dans des pierres précieuses, l'âme de nos pères, et ce rubis contenait le feu où avaient baigné les pensées d'un saint homme notre ancêtre. Il nous reliait au ciel où désormais il demeurait, dans sa noblesse.

Par une secrète théurgie que je ne te décrirai pas, c'était une prérogative de mon peuple, que l'art de le mener à bien. 

Par ailleurs, l'anneau même contenait des reliques plus matérielles, car à son argent fondu avaient été mêlées les cendres du cœur de ce grand-père – ce qui accroissait assurément son efficacité. 

Il servait donc de protection à mon petit frère, le doux et tendre Ticong, et notre peine avait été immense, après sa disparition – mais aussi notre surprise. 

Et voici, voici que je trouvai enfin l'auteur de cette disparition, le responsable de cet infâme méfait, et que la main coupée de mon bien-aimé Ticong était là, sous mes yeux, à la ceinture de ce monstre, qui pensait s'attirer ainsi les bonnes grâces des esprits. Et je devinai
qu'il n'avait pas pu prendre, dans la main, le bijou saint, car il l'aurait consumée, et qu'il avait dû garder la main momifiée de sa victime, pour bénéficier sans souffrir de son pouvoir.

Alors, tu t'en doutes, une fureur m'envahit, qui m'aveugla, et mêla au noir le rouge de mon sang enflammé. Et je frappai à mort et plusieurs fois le monstre Tassinga tout en gémissant, et en criant, et en pleurant – jusqu'à ce qu'il ne reste plus de lui qu'une horrible bouillie rouge. 

Et c'est ainsi, en vérité, que j'inspirai de la terreur à Aubervilliers, et qu'on commença à murmurer que les cités du nord parisien f0048105ba2a83a6b589573cc308c4b5.jpgs'étaient trouvées un nouveau maître. 

Et on me craignit autant qu'on m'aima, voire davantage – malgré les actions que j'effectuai ensuite, et qui montrèrent ma volonté de justice et de bienfait, pour mes concitoyens honnêtes. 

Car on se souvenait du sort que j'avais réservé à Tassinga la Couleuvre, et malgré tout on me prit pour un être violent et sauvage, avide de sang et de pouvoir, et on pensa que je faisais le bien surtout pour justifier le trône occulte que j'occupais dans la ville, et que cela n'était pas sincère forcément. 

On ne connaissait pas, en effet, l'histoire de mon petit frère, Ticong le Doux – et si on l'avait connue, cela n'aurait peut-être rien changé, car on ne comprend pas la douleur des autres, et on ne regarde que leurs actions extérieures, parce qu'on craint toujours pour sa vie et soi-même, sans réellement se soucier d'autrui!

Voilà quelle est ma terrible histoire, Homme-Météore, et qui je suis vraiment. Juge toi-même, à présent, si je peux être ton compagnon dans tes luttes, et ton ami dans les moments de paix.

L'Homme-Météore, ayant écouté attentivement cette longue histoire, resta longtemps silencieux. Il songeait à ce qu'il venait d'entendre, à sa violence, à son âpreté, et en même temps il songeait à sa beauté – car il était clair qu'il était face à une âme noble et pure, qui n'avait que le bien des hommes en tête, et l'amour dans son cœur pour les manifestations terrestres de la divinité qu'en réalité l'humanité représente, qu'on le veuille ou non, qu'on s'en rende compte ou pas! Et il se dit qu'il avait trouvé là un fier allié, et un grand ami, s'il se montrait digne à son tour de tant de noblesse.

Alors il lui raconta, après lui en avoir demandé la permission, ce que vous savez déjà: comment Robert Tardivel était devenu l'Homme-Météore par la grâce du bon génie de Paris, et de l'intervention probable des anges du Ciel. Et il lui conta, encore, ce qu'il avait déjà fait contre Radsal-Tör et ses sbires, et les révélations qui lui étaient venues de ce que cette secte infâme fomentait.

Écoutant ce récit, l'Homme-Fétiche ouvrait grands les yeux, émerveillé qu'il se fût produit tant de choses à Paris qu'il ignorait, et de ce qu'il eût en face de lui un être semblable à lui – béni par les dieux, et prêt à mettre ses pouvoirs et sa vie au service de l'humanité (parisienne, banlieusarde ou autre), et qu'il pût aider, mais aussi auquel il pût demander du secours, le cas échéant.

Mais il est temps, chers lecteurs, de laisser là cet épisode, pour renvoyer au prochain, quant à la suite de cette belle histoire.

08/02/2021

Les seigneurs languedociens et le catharisme, ou le mythe de la princesse sarrasine

000000000000000.jpgJe ne comprends pas l'intérêt de l'histoire légendaire de Marie-Madeleine venue en Occitanie fonder une communauté gnostique, et je l'ai dit un jour, sur Facebook, à l'un des plus ardents défenseurs de sa véracité, l'écrivain Christian Doumergue. Historiquement, cela manque de vraisemblance, car une Juive du temps de Tibère avait peu de chance de se retrouver en Gaule, et le fait est que les plus anciens auteurs la disent installée à Éphèse, dans la Grande Grèce, avec Jean l'évangéliste et Marie mère de Jésus, et cela paraît infiniment plus logique. Le miracle qui la dit débarquée en Provence la place seulement dans la Sainte-Baume, et même si cette fable était vraie, elle n'aurait eu aucune raison de sortir de sa Sainte-Baume pour aller ailleurs qu'à Jérusalem ou à Éphèse, qui était un centre de mystère voué à la virginité cosmique. À la rigueur, elle aurait pu aller à Rome pour rejoindre saint Pierre, mais quel intérêt pouvait avoir pour elle le pied des Pyrénées ? C'est incompréhensible.

D'un point de vue moral, je ne vois pas, en outre, en quoi l'enseignement de Marie-Madeleine gagne à avoir été dispensé dans le Languedoc, car on ne juge pas de la qualité d'un enseignement selon le lieu où il a été dispensé.

Et sur le plan symbolique ou spirituel, je ne vois rien non plus d'intéressant dans ce cheminement, l'Occitanie ayant ses propres saints respectables, d'une part, et, d'autre part, le rayonnement des saints ne venant pas tant des lieux où ils sont passés, que de la capacité des âmes à se tourner vers eux, tels qu'ils sont à présent dans les étoiles, parmi les anges!

Mais il y a plus. On lie Marie-Madeleine aux cathares, et le fait est qu'aucune légende ancienne ne confirme un tel fait. Ce qui est propre au Languedoc, dans la mythologie universelle, n'est pas ce qu'on invente d'une façon plus ou moins 0000000000000.jpginspirée, mais ce qui existe dans les textes. Or, les chansons de geste déploient des symboles prodigieux, qu'on a tort de méconnaître pour les remplacer par des fariboles se posant comme des suites de la Bible. Les chroniques et épopées franques n'imitent la Bible que pour en reprendre l'esprit: elles n'évoquent pas les personnages de la Bible, mais des gens de l'histoire française tels que l'auraient fait les auteurs de la Bible. Ce qui est plus beau, plus fort, et en même temps plus logique et rationnel. Car la France a eu des Francs, des Languedociens et des Sarrasins, mais des disciples directs de Jésus, c'est douteux.

L'un des plus beaux symboles de l'épopée franque est celui de la princesse sarrasine – incarnant les vertus de la terre occitane, ou languedocienne – abritant son esprit, son âme, et épousant des comtes francs après la mort de leurs maris. On les voit se convertir, et livrer leur sagesse immense aux vainqueurs.

On peut sentir en ces femmes, au-delà de la tradition arabe, les héritières des vieux Wisigoths, à la culture si pure et belle. Là est un trésor de gnose noble, et la source de l'attachement des seigneurs du Languedoc à leurs libertés religieuses en général et au catharisme en particulier.

Car les cathares ne sont pas propres au Languedoc: il y en a eu en Champagne, en Touraine, ailleurs. Mais il n'y a qu'en Occitanie que les seigneurs locaux les ont assez protégés pour qu'une guerre survienne. Et la raison en est 0000000000000000.jpgl'ancrage, par les princesses dites sarrasines, en l'hérésie gnostique de ces seigneurs. L'importance des dames cathares chantées par Maurice Magre nous le rappelle: il y a là une allusion subtile aux princesses sarrasines des chansons de geste – consciente ou non.

On peut expliquer ainsi l'amour courtois, la vénération par les poètes de dames unies à des seigneurs lourdauds. Elles figurent le monde enchanté, les fées, l'âme du Languedoc – et on comprend, dès lors, pourquoi des seigneurs qui étaient issus d'elles n'ont pas voulu livrer les cathares aux croisés. Pourquoi ils ont eu de la sympathie pour le catharisme et ont peu à peu refusé de verser la dîme due depuis Constantin à l'Église. Ils se sont laissé gagner par l'esprit du lieu, en défiance de Rome depuis le roi Alaric. Peu importe qu'ils soient descendus de Francs placés là par Charlemagne: la force de la lignée féminine et du génie occitan les a emportés spirituellement, les a submergés.

Car il faut savoir que le Languedoc est issu de la seule région de Gaule que les mérovingiens n'ont pas prise: elle restait la Gothie, et c'est ce qui a provoqué son rattachement aux royaumes arabes – les Arabes ayant vaincu les Wisigoths non seulement en Andalousie, mais aussi en Catalogne.

On peut saisir dès lors le sens de la croisade contre les Albigeois: les Français pensaient répéter dans leurs actions celles des chansons de geste – de Guillaume d'Orange et d'Aimeri de Narbonne son père –, tandis que les 00000.jpgLanguedociens pensaient défendre la patrie et son âme, quelque chose de collectif, de non individualisé.

Car c'est un fait que la tradition arienne des Wisigoths ou gnostique des Arabes était peu individualisée. C'est tout le sens du combat philosophique de saint Thomas d'Aquin, contemporain de la croisade contre les cathares et mort à Toulouse, contre Averroès et le mysticisme oriental. Thomas défendait le caractère éternel de l'individualité humaine consacrée par Jésus-Christ – par Dieu s'étant incarné dans un homme –, tandis que les Orientaux et les Ariens défendaient l'idée d'une divinité générale, universelle, cosmique, dans laquelle les individus se dissolvaient, leur ego n'étant qu'illusoire. C'est tout le sens, plus loin dans le passé, du débat entre les catholiques et les ariens: l'arianisme subordonnant le Fils au Père, il avouait que l'Homme n'était pas divin, ni éternel, et qu'il devait se soumettre à la Mère Nature ou au Père Créateur. Dans les faits, c'était faire de Jésus un beau prophète, mais pas un dieu au sens fort. Le lien avec l'Islam apparaît ainsi clairement.