28/11/2020

L'Elfe jaune contre l'ombre des Orcadil

0000.jpgDans le dernier épisode de cette série fantasque, nous avons laissé l'Elfe jaune, ami de Momülc, alors qu'il passait dans un antre obscur rempli d'hommes-chauves-souris qui avaient résolu de lui faire peur afin de l'affaiblir, puis de bondir sur sa personne et se nourrir de son sang étincelant.

Elles l'entourèrent en se pressant le plus possible aux limites du rayonnement de son fabuleux rubis, et entonnèrent un chant obscur, mystérieux et bizarre, plein de sourdes menaces et de sanglantes promesses. Elles évoquèrent, ne sachant que faire d'autre, leur passé inquiétant – le sort horrible des Orcadil, puisque tel était leur nom! Et dans leur langage qui ferait frémir le plus courageux des hommes, gluant de crachats haineux et tout tendu de colère rentrée, elles racontèrent leur histoire épouvantable en y mêlant des accusations mensongères contre ceux qui les avaient vouées à leur sort cruel – les dieux dont les lois étaient absolues, et ne pouvaient être enfreintes sans effet triste. Et il en était ainsi parce que le monde avait été fait par elles, et qu'il ne pouvait donc en être autrement.

Elles dirent leur histoire, et voici ce qu'en saisit l'Elfe jaune – car il connaissait un peu de leur langage emprunté aux anciens Elfes, quoique déformé à foison par leur haine farouche.

Elles avaient régné, sous les traits d'elfes étincelants, au sommet d'une montagne radieuse, au cœur de la Savoie, et y avaient érigé un château à la mesure des Géants qu'ils étaient, splendide et sublime. Et depuis ce château qui dominait une vallée, ils s'élançaient vers les étoiles, car ils avaient trouvé le moyen de franchir les espaces, d'aller de la Terre à la Lune, et même jusqu'à l'étoile de Mercure. C'est du moins ce dont ils se vantaient, chantant leurs exploits, décrivant orgueilleusement les navires éclatants et dorés qui les emmenaient à travers le ciel, et les armes qu'ils portaient et les rendaient aptes à reconquérir les terres qu'ils avaient, disaient-ils, perdues en venant sur la Terre.

Car si un cercle enchanté les maintenait dans leur immortalité, au sein de leur château qui touchait aux nuages, ils se sentaient menacés par l'évolution du monde et les progrès de l'humanité en son sein. Et, sous prétexte de demander l'autorisation aux êtres étoilés de guider en leur nom les hommes mortels, ils cherchaient à prendre du 00000.jpgpouvoir parmi les étoiles – et à maintenir les humains sous leur coupe, alors que les êtres étoilés avaient décidé de les laisser croître, grandir, évoluer, et devenir des êtres radieux, un jour, par les grâces qu'ils leur donneraient. Mais les elfes orgueilleux ne l'entendaient pas de cette oreille, et ils espéraient convaincre voire contraindre ces êtres sublimes à les écouter et à se plier à eux. Donc ils les défièrent, car les autres refusèrent.

Ils attaquèrent la forteresse de la Lune où se maintenaient les fils du Soleil, et comme ils avaient, au cours de leur séjour sur Terre, multiplié leurs pouvoirs et accru considérablement leurs connaissances, ils faillirent prendre cette forteresse et s'en rendre maîtres. Mais un homme de la Lune qu'on appelle Don Solcum s'élança, lui, vers Vénus et, agenouillé, demanda de l'aide aux êtres plus sublimes encore qui y vivaient. Et ceux-là envoyèrent une armée, menée par des hérauts ailés, et les elfes de la montagne de Savoie qu'on appelle aujourd'hui Les Fiz durent s'enfuir, pour ne pas être anéantis.

Ils se réfugièrent dans leur château terrestre, mais les guerriers ailés de l'étoile de Vénus vinrent jusqu'à eux, accompagnés de Don Solcum et de quelques autres – et Alar en particulier les tança, brisa leur cercle magique, 000.jpgconfisqua leurs armes et leurs navires, s'empara de leurs livres et enferma leurs savants, et les dispersa de sa puissante épée étincelante. Comme ils tentèrent de résister beaucoup furent anéantis, et les autres se soumirent, et furent placés sous l'autorité d'Ëtön, l'oncle de Don Solcum. Mais ceux qui péchèrent jusqu'au bout furent transformés en ombres démoniaques très puissantes, en spectres sorciers, et au bout de leur errance vinrent jusqu'à l'être-souches dans le ventre duquel l'Elfe jaune était entré – obtenant sa protection et s'alliant avec lui, se mettant à son service après avoir pris la forme de grandes chauves-souris aux dents longues et pointues, et au visage presque humain.

Tel est le destin, en vérité, des Orcadil, qui furent glorieux et tombèrent bien bas, jusqu'au point de devenir de véritables vampires. Et maintenant l'Elfe jaune devait les affronter – car ils comptaient bien s'attaquer à lui, quoiqu'il eût lui aussi reçu ses pouvoirs des êtres lunaires et de l'étoile de Vénus, ou précisément pour cette raison.

Il les sentait qui se rapprochaient toujours davantage, se pressant autour de sa flamme, et devinait que, passant pour ainsi dire entre les rayons rouges de son rubis sanglant, l'un d'entre eux, plus courageux que les autres, finirait par oser porter le premier coup.

Il y avait, dans leur troupe, le fils d'un roi déchu, appelé Artlëc. Il avait été particulièrement virulent, lors du combat contre les chevaliers lunaires qui à lui s'opposaient. Et il avait vu son père tomber dans une attaque entre des montagnes, et il en avait ressenti une grande douleur. Depuis, il nourrissait une haine dévorante à l'égard de ces chevaliers lunaires et de leurs alliés. Or il reconnaissait en l'Elfe jaune l'un d'entre eux, et cherchait à passer entre les rayons du rubis, pour l'approcher sans en être blessé.

Mais il est temps, chers lecteurs, de laisser là cet épisode, pour renvoyer au prochain, quant à la suite de cette effroyable histoire.

20/11/2020

Marie-Madeleine, les fées et la Bible

000000.jpgBeaucoup d'apparitions de saints et de saintes ne manifestent pas réellement, de mon point de vue, le retour sur Terre des personnages de la Bible et de la Légende dorée. Elles sont plutôt des interprétations spontanées de visions ou d'hallucinations que les anciens assimilaient à des personnes qu'ils appelaient Diane, Apollon, Mercure, Minerve...

Dans la mythologie française traditionnelle, on les appelle ordinairement fées, et j'avoue tendre à croire que, par exemple, à Lourdes, c'est cette sorte d'être, assimilée par sainte Bernadette à la vierge Marie, qui lui est apparue dans la grotte.

Il n'y a pas, pour moi, de contradiction avec le christianisme. En aucun cas je ne dis cela pour rabaisser celui-ci. Les fées peuvent effectivement prendre le visage de la vierge Marie, non comme une tromperie, mais parce qu'elles vivent dans l'idée qui l'habitait, parce qu'elles en sont pour ainsi dire les suivantes sublunaires. Elles en sont les représentantes, ou les manifestations dans le monde élémentaire.

Or, nombre de visions relatives à Marie-Madeleine la présentent comme s'étant rendue au pied des Pyrénées, et dans le pays dit cathare. On sait déjà qu'une nymphe de la mer vivant en Provence dans une grotte à la façon de Calypso fut assimilée à cette même Marie-Madeleine, et du reste elle n'était pas seule, elle avait avec elle deux amies qui lui ressemblaient beaucoup, comme peuvent se ressembler toutes les nymphes aux yeux des hommes. Il pouvait aussi s'agir de celles que les anciens appelaient les Trois Grâces, et leur lien avec la mer suggère un lien avec Vénus. Et pour les chrétiens, la grâce s'était historiquement incarnée dans trois femmes portant le nom de Marie, il était donc normal qu'ils assimilent ces trois nymphes à ces trois femmes. Mieux encore, les nymphes ont en 000000000.jpgréalité un visage indistinct: il est mobile et lumineux, insaisissable, et comme la nature humaine a horreur du vide, quand un homme en voit une, il ramène spontanément en lui le souvenir d'un visage qui pour lui a signifié la grâce, et le colle subjectivement à l'apparition divine. Ce n'est pas que tout soit hallucination; mais que le besoin d'avoir des formes, des lignes claires suscite une image tirée de la mémoire, même livresque. Il en était également ainsi dans l'antiquité, car il ne faut pas croire que Vénus ou Diane aient eu le visage que les sculpteurs et les peintres leur prêtaient: ils sculptaient ou peignaient selon le souvenir diffus d'êtres gracieux qu'ils avaient connus, d'êtres dont le visage exprimait directement l'amour ou la virginité, la force de Vénus ou celle de Diane, sans bien sûr que les femmes réelles aient eu forcément des qualités divines, aient eu en quelque sorte la qualité de leurs visages. Car pour ainsi dire le visage est créé par les dieux par une grâce spéciale, et les êtres humains agissent librement, et souvent contre la tendance imprimée à leur apparence par l'univers. On le sait bien: on cite des femmes ravissantes qui étaient cruelles et sans pitié, et des monstres qui avaient un cœur immense. Il y a souvent opposition entre l'âme et le corps, car le corps vient du passé, et l'âme est tournée vers l'avenir.

Les idées que j'énonce, je le répète, ne sont pas dans l'esprit de contestation propre aux protestants ou aux néopaïens: je n'entends pas utiliser ce que j'estime être la vérité contre le catholicisme, que j'aime et respecte. De fait, je considère que réellement de saintes nymphes sont ou ont été vouées au Christ, qu'elles ont une nature proche des anges, même si quelque chose en ces derniers fait qu'ils apparaissent souvent comme des femmes aux hommes qui les voient, parce que justement leur beauté les ramène à la gent féminine, à leur forme éthérée. Au reste il est également possible que, parfois, l'esprit d'un saint ou d'une sainte, ayant fusionné avec celui des anges, soit présent, sous une forme sublimée, dans les apparitions. Mais l'adjectif est ici important: la forme sublimée empêche en principe qu'on les reconnaisse, et si on perçoit en eux un visage distinct, c'est qu'il remonte à la mémoire. Il est possible 0000.jpegque, comme Marie-Madeleine reconnaissant Jésus, après sa résurrection, non justement à son visage, mais à ses paroles et à ses actions, on tombe parfois juste, et que le souvenir corresponde à la réalité. Mais je pense que cela n'arrive pas aussi souvent que l'Église catholique l'a voulu, et que cela justifie ou au moins explique l'esprit de moquerie qui s'est emparé de ceux qui ont considéré avec sévérité le culte des saints.

De toute façon, la force morale vivante et autonome qui se manifeste alors est ce qui réellement compte. Et que l'assimilation de cette force sans visage distinct à un personnage historique de la Bible soit une ruse, une illusion ou une divination, l'important est que le lien se fasse entre l'être humain et ce rayon moral vivant qui tombe du ciel, et soit intime et profondément ressenti. Il n'était donc pas gênant, dans l'esprit des Jésuites, que l'assimilation à tel ou tel saint soit une illusion, car en tamisant la lumière divine, elle la rendait accessible à l'esprit humain, et donc la faisait entrer dans le cœur. Cependant, il n'est pas mauvais non plus de livrer à l'intelligence des rapports plus subtils, avec cette lumière divine, surtout à une époque de plus grande exigence rationnelle. Car si on ne le fait pas, les plus intelligents pourront toujours se moquer, et rire à l'hallucination illusoire, à la superstition. En un sens, ils ont raison. Mais ce n'est pas si simple, que cela doive conduire à tout nier, et au nihilisme – à l'athéisme, ou même à une forme de religiosité abstraite qui en fait n'engage à rien, parce que les vertus amenant à la divinité ont été noyées dans cette lumière divine, tandis que les figures au moins les montrent, parce qu'elles les ont manifestées durant leur vie. Elles en ont donc eu une part, et à ce titre c'est bien les personnes concernées qui reviennent dans ses rayons diffractés.

Mais qu'il apparaît qu'il en est bien ainsi que je l'ai dit se vérifie avec l'époque qui donne aux anges les visages non des personnages de la Bible, en général, mais d'extraterrestres, voire de cosmonautes. Le culte des machines et des conjectures dites rationnelles – des hypothèses – a amené ce surgissement d'images nouvelles pour des phénomènes qui au fond sont de nature similaire. Il est difficile d'en douter.

12/11/2020

Saint Louis le roi et la mission du génie Solcum

000000.jpgDans le dernier épisode de cette saga intense, nous avons laissé le roi saint Louis alors qu'en compagnie d'Imbert de Beaujeu et d'Alphonse de Poitiers il se dirigeait vers un jardin royal où il soupçonnait que son frère Robert avait été emmené par une enchanteresse afin de lui faire subir des atrocités. On venait de lui dire que ce jardin était d'une beauté éblouissante, qui pouvait faire perdre la tête aux mortels les plus rassis.

Et sur le chemin, ayant entendu le récit et l'avertissement qu'il contenait, les trois hommes mortels étaient partagés entre l'inquiétude de choir dans les filets de ces beautés dangereuses, et le désir de les découvrir d'eux-mêmes, parce que nul n'avait jamais visité de jardin plus joli, à ce qu'il semblait lorsqu'ils entendaient Solcum et Ostön en parler. Ils étaient aussi partagés, comme de juste, entre l'espoir – nourri par Solcum – de retrouver vivant et en bonne santé leur auguste parent, et la crainte – nourrie par Ostön, plus pessimiste que Solcum – que Robert n'eût eu le sang entièrement bu par la démone aux traits fallacieux, et ne fût plus dès à présent qu'un corps exsangue, dont la vie s'en fût allée. Ils ne laissèrent pas de se représenter à haute voix Robert saisi à la gorge par les longues canines de la fée vorace aux yeux rouges, et son sang couler dans sa bouche impure.

Et lorsque ces paroles leur parvinrent, Solcum et Ostön ne purent faire qu'ils ne sourissent, et même ne fissent entendre un petit rire. Car, en vérité, ce n'est pas ainsi que réellement les choses se passent, dans ce genre d'affaires, et la naïveté des trois hommes mortels ne pouvait pas ne pas amuser les deux génies subtils, qui savaient ce qu'il en était.

Solcum dit alors à Louis qu'il n'avait pas à s'inquiéter, que même si Silasán avait mal fait – même si elle avait commis un crime –, il ne devait pas imaginer une telle chose, laquelle n'était certainement pas advenue, car ce n'était pas là sa manière de faire. Elle était bien plus subtile, d'une façon que les hommes mortels ne pouvaient que difficilement saisir. Aussi n'essaierait-il pas pour le moment de l'expliquer, puisque le temps pressait.

Louis acquiesça encore, mais ne fut pas davantage rassuré, car la manière de faire exacte lui importait peu, seule comptait pour lui la vie de son frère bien-aimé, et il se demandait si Solcum n'était pas fou, ou orgueilleux à la 000.jpgfaçon des elfes noirs, comme les prêtres romains disaient effectivement qu'étaient tous les elfes – même si Louis avait cru découvrir qu'ils ne disaient pas vrai, et que leur sentiment était trop raide, et absolu. Mais n'avait-il pas pu être induit en erreur par l'amour que lui vouaient apparemment ces gens, et s'être laissé séduit par de véritables démons déguisés en gens honnêtes?

Il eut l'idée de s'assurer de la bonne foi de Solcum, et lui demanda s'il ne manquerait pas rapidement à son oncle Ëtön, durant le Conseil des Sages. Solcum le regarda d'un air soupçonneux, percevant le doute de Louis et sa mise à l'épreuve, et il prit même un air ennuyé. N'avait-il pas beaucoup donné de sa personne, pour garantir à Louis le salut, et ne devait-il pas susciter en lui, ainsi, de la gratitude? Mais il comprit son inquiétude, et répondit en conservant dans sa voix sa bienveillance ordinaire, montrant en elle sa patience et son amour pour les hommes, en disant qu'il ne manquerait pas, non, à son oncle, à l'oreille duquel il ne faisait que résumer les paroles des orateurs, au cas où il aurait eu pendant leurs interventions ce qu'on nomme une absence.

En général, il n'en avait pas, et Solcum ne manquait jamais d'être surpris par l'acuité de l'esprit d'Ëtön, à l'attention duquel rien n'échappait – car, même, il se souvenait souvent de détails qu'il avait, lui, oubliés. Il arrivait bien que son âme vaguât, sans doute, mais à sa gauche (puisque Solcum s'asseyait d'ordinaire à sa droite) se tenait constamment un de ses plus fidèles conseillers, son cousin Solïn, de la maison d'Asdel, plus âgé que lui de quelques années – mais l'esprit toujours vif, et lui aussi l'aidait constamment dans les débats en cours. Solcum lui servait surtout d'appui parce qu'il était jeune et vigoureux, mais Ëtön le restait plus qu'il ne le laissait paraître, et il saurait, il n'en doutait pas, se passer de lui.

D'ailleurs le sort de Robert d'Artois était trop important pour qu'il ne s'engageât pas à le retrouver en personne, et si le roi entendait par sa remarque vérifier qu'il se sentait bien impliqué dans son sort et celui de ses compagnons 0000000000000000.jpg– qu'il ne doutât plus, car il était zélé à le servir, et le regardait bien comme le véritable roi de France: il n'entendait pas affaiblir son sceptre et ternir sa couronne, mais au contraire en renforcer le pouvoir et l'éclat. Rien de ce qu'il faisait pour et avec lui n'était un piège, mais était destiné à assurer une continuité entre le royaume d'Ëtön et cette France des hommes mortels.

Car il devait venir un temps, tout proche, où une partie importante du premier reviendrait à la seconde, et où la terre des génies s'effondrerait par plaques éparses. Or, cet effondrement devait les placer dans l'orbe de la Terre périssable, et il fallait, pour que le bien qui y logeait y subsistât, qu'un roi juste comme saint Louis le maintînt sous sa coupe.

C'était le vrai but (il fallait qu'il le lui dise) de l'accueil reçu par Louis auprès d'Ëtön, et de sa mission propre à lui, Solcum, car il avait été choisi pour garder la France et sa maison régnante depuis le monde des génies – et il avait accepté cette mission, car réellement il aimait Louis et son pays, sa maison et son domaine, et leur voulait tout le bien qu'on pût concevoir.

Louis fut ému en son cœur, en oyant ces paroles, mais il ne dit rien, et continua à marcher – et bientôt du reste ils arrivèrent à la porte du palais donnant sur le jardin enchanté. Elle était rouge, et avait un loquet de cuivre, et sans qu'il sût dire pourquoi Louis la trouvait curieuse. Une impression étrange se dégageait d'elle et de sa teinte, et quand Ostön abaissa le loquet et commença à ouvrir la porte, il s'attendait à être surpris, et il ne put s'empêcher de porter la main à son épée.

Mais il est temps, chers lecteurs, de laisser là cet épisode, pour renvoyer au prochain, quant à la suite de cette formidable aventure.