04/11/2020

De la première action d'éclat de Capitaine France lors de sa mission terrestre

c9eacf2868f37c5d097ef0949dfdfc25.jpgIl y a seize jours, j'ai commencé à décrire l'apparence du héros Captain France, fils de Charles de Gaulle et de la bonne fée de France – Marianne à l'étoile, comme on l'appelle communément. Et je disais qu'il avait une chevelure curieuse, planant au-dessus de son crâne recouvert d'un masque blanc comme lys.

Elle avait la faculté de changer de forme, et de se détacher de lui, pour enserrer l'ennemi dans ses filets serrés. Il la dirigeait à distance – mais non comme on dirige une machine inerte, plutôt à la façon d'un chien dressé – et plus douée d'intelligence encore qu'un chien, car elle saisissait les pensées de son chef. Les cheveux pouvaient s'en allonger prodigieusement, et saisir les bras, les jambes, le cou des ennemis – ou soulever les amis dans les airs s'il en était besoin, aussi. Ou ils pouvaient s'enrouler en boules solides, et livrer des coups puissants. Cette chevelure était redoutable.

Capitaine France portait un beau collier doré, suspendant à son cou un diamant luisant. Un insigne était à sa poitrine, qui représentait une flamme bleue.

Il s'agissait d'un saphir de forme oblongue, enserré dans l'argent. Plus bas était à sa taille une ceinture de soie, bleue également, et les pans en pendaient le long de sa hanche droite.

Ses gants étaient dorés, et des bracelets vermeils les maintenaient à ses poignets, et ses bottes à rabats étaient blanches et luisantes. Tout son corps se miroitait à la clarté des astres, car son costume tissé de mailles fines et légères était propre aux Elfes, il n'était point fait de toile ordinaire.

De ses mains il lançait des rafales de rayons bleus, dévastateurs pour l'ennemi, et sa force était prodigieuse – il avait, dit-on, celle d'au moins dix hommes.

Sa première mission marqua beaucoup les esprits, même s'il vécut des moments plus difficiles et plus grandioses plus tard. Un sorcier avait soufflé sur la France une vapeur maléfique, qui rendait malades les gens, et leur inspirait de la terreur. Or ce sorcier, malgré son apparence, n'avait rien d'un être humain: un démon l'habitait, de la suite d'Asmodée et du nom de Sirnoth, et il se nourrissait de la peur et de l'affaiblissement des hommes. Voilà pourquoi le sorcier avait répandu son vent infect – qu'il soufflait depuis ses poumons, mais qu'il saisissait en plaçant sa bouche sur une faille du sol.

À coup sûr il s'agissait d'un vent infernal, dont il n'était que l'infâme intermédiaire.

Et il se nommait Radsal-Tör, et il avait un autre ennemi en la personne de l'Homme-Météore, mais Capitaine France était intervenu pour le remplacer alors qu'il était occupé ailleurs (par un combat contre un terrible allié de Radsal-Tör, en compagnie de son ami l'Homme-Fétiche: tous deux étaient partis au Cameroun pour y libérer le 000000000000.jpgpeuple d'un malfaiteur atroce au visage de crabe, lequel ravageait les villages et exigeait de l'or, des femmes et des enfants en échange de sa prétendue protection, mais en fait contre lui-même, la seule menace réelle du pays).

Pendant ce temps, à Paris et en France, Radsal-Tör agissait, et lançait de sa bouche énorme et infecte d'étranges boules couronnées d'éclairs – ou qu'au moins ceignaient d'ardentes flammes crépitantes, à l'état de repos. Elles touchaient les gens, qui tombaient à terre consumés, vidés de l'intérieur, et remplis de terreur. Capitaine France devait agir.

Il quitta son apparence ordinaire de simple représentant en logiciels libres, ôtant son manteau, et resurgit dans la rue sous la forme que j'ai décrite. Alors, le combat commença, et des immeubles en furent détruits, des hommes tués, mais il le fallait, car sinon Radsal-Tör aurait étendu son empire de manière illimitée, et la civilisation en aurait été ruinée.

Le premier, sans prévenir Capitaine France lança un feu de son gant doré, pour faire cesser le ravage que commettait le monstre. Il lui vint à l'épaule, et de fait il ferma la bouche, et se retourna vers son agresseur.

Il rouvrit la bouche, et lança contre Capitaine France ses boules enflammées, plus rapides que les autres – plus meurtrières aussi, plus entourée d'éclairs que jamais on ne les avait vues. Captain France fit jaillir de ses yeux des rayons qui les détruisirent et les brisèrent, et il frappa celles qui avaient échappé à son regard dévastateur de ses gants dorés, à droite et à gauche, les envoyant sans dommage vers le sol où il n'était pas, et où ne se trouvait personne.

Alors Radsal-Tör se mit en colère et, comprenant dans le même temps qu'il ne pourrait atteindre directement Capitaine France, il se tourna vers l'immense trouée du boulevard des Champs-Élysées, à l'ouverture duquel il se tenait, et fit partir d'un coup des milliers de ses boules meurtrières, pour détourner de lui son ennemi. Des immeubles en furent détruits, et des hommes tués, comme je l'ai dit.

Capitaine France ne s'en laissa pas compter, il n'eut pas la faiblesse de son détourner de son but, car il savait que plus tôt il l'atteindrait, mieux cela vaudrait pour tout le monde. Il bondit sur le monstre, et lui asséna un coup magistral du tranchant de la main sur le cou, qui l'abattit sur le sol. Et ensuite furieux il le traîna, comptant le 0000000000.jpgfaire passer par une des portes qu'il connaissait, et qui menaient au pays de sa mère enchantée – car il s'y trouvait, sachez-le, des geôles dont aucun sorcier né mortel ne pouvait s'échapper.

Il s'envola en le tenant par une jambe, et sonné le sorcier ne pouvait rien faire, sinon gémir comme un enfant giflé – puni de quelque père sévère et juste, ne voulant point laisser l'enfant se faire du mal à lui-même en laissant le démon grandir en lui par ses nombreuses bêtises. Car tel est le sens véritable de l'éducation.

Cependant Radsal-Tör avait un allié. Il était mystérieux, mais Capitaine France reçut un rayon violet qui lui fit lâcher prise, et quand il eut retrouvé ses esprits, il chercha sur le sol Radsal-Tör, mais ne le retrouva pas. Toutefois sa chute avait dû assez le blesser pour qu'il ne pût plus commettre ses méfaits, car ceux-ci ne recommencèrent pas avant un bon bout de temps, pendant lequel Capitaine France put reprendre son apparence ordinaire. Jusqu'au jour où il dut combattre un monstre apparenté aux dinosaures. Mais c'est une autre histoire. Un jour aussi sera révélée l'identité de l'ennemi qui sauva ce jour-là Radsal-Tör. Mais pour le moment il faut mettre fin à ce texte. Il est déjà bien assez long.

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