28/08/2019

L'Elfe jaune et Momülc contre Arcolod le Noir

Morgoth_by_SpentaMainyu.jpgDans le dernier épisode de cette incroyable saga, nous avons laissé l'Elfe jaune et Momülc, nos deux héros, alors qu'ils s'apprêtaient à affronter, sur le chemin de la libération des enfants de la Vallée verte, un envoyé terrible du roi Borolg.

D'abord le combat s'engagea par de frêles escarmouches, les coups d'Arcolod ne laissant qu'une vague nuée noire derrière eux, et n'étant pas assez puissants pour percer la cuirasse des héros, ou pour tromper leur vigilance: car Momülc encaissait sans trop broncher ce qu'Arcolod lui envoyait, mais l'Elfe jaune l'évitait gracieusement, souplement, agilement, ne le laissant jamais le toucher, si ce n'est par effleurement. La puissance du démon, supérieure même à celle de Mömulc, devait cependant mettre davantage en danger les deux chevaliers du bien. Il s'avéra bientôt que sa haute taille n'empêchait pas une rapidité extrême, et que sa force était sans limites; car sa masse d'armes brisa en mille morceaux un épais rocher, quand l'Elfe jaune l'eut évitée en se téléportant. Et quand celui-ci asséna un coup de poing sur la nuque d'Acorlod après s'être rematérialisé derrière lui, le monstre ne fit qu'en rire, ayant à peine senti ce coup, quoiqu'il fût donné avec la force de vingt hommes. Jusqu'au sol en trembla, mais Acorlod n'en tressaillit pas, comme s'il eût été plus fort que la terre même.

L'Elfe jaune ne comprenait pas, à vrai dire, comment un être aussi grand et aussi massif pût bouger aussi vite, être aussi vif – ni comment, à l'inverse, sa souplesse n'empêchait pas sa peau d'être dure comme du bois, ou insensible comme de la pierre. Car aussitôt qu'il eut donné son coup à la nuque du monstre, celui-ci (donc en riant, comme nous l'avons dit) se retourna, et créa, ce faisant, un véritable souffle tournoyant dans l'air – un tourbillon, dont l'onde de choc déplaça l'Elfe jaune, et paradoxalement le sauva. Car la vitesse du coup que voulait aussi lui donner DSeV6GxU8AA_pBT (2).jpgle monstre était telle, qu'il n'aurait pu l'éviter, si Arcolod, surestimant la résistance de l'ennemi au souffle de son tour sur lui-même, ne l'avait pas manqué en ne prévoyant pas son écart, merveille du hasard providentiel! Momülc, en voyant cela, grogna, se demandant soudain si même lui pourrait venir à bout d'un tel être.

Outre sa nature prodigieuse, il était un fier combattant. Borolg même l'avait formé – et rompu à l'art des batailles. C'était un être incroyable, n'ayant pas son pareil dans toute la Savoie, et même l'Europe. Jusqu'à Malitroc, dit-on, le craignait. Le roi maudit du pays déchu des sapins ne saisissait pas dans ses profondeurs quel art avait déployé Borolg lorsqu'il l'avait modelé, élevé, éduqué, initié. Quelque chose à cet égard lui avait échappé – bien que son regard fût plus perçant qu'on ne saurait dire, et dépassait en puissance celui de n'importe quel mage de l'histoire des hommes. Un esprit s'était glissé dans les membres du monstre, qu'il n'avait point vu, malgré la profondeur de sa sagesse plusieurs fois séculaire.

Mais Momülc, parce qu'il était fruste et ne savait rien de ces mystères, n'avait cure de ce qui étonnait Malitroc et, pour ainsi dire, ne doutait de rien – ou de presque rien: tel est l'avantage de l'ignorance, qu'elle affronte sans crainte les puissances supérieures, ne songeant qu'à l'action, et vivant dans le courage et le désir d'agir.

Et voici qu'il donna un coup énorme de sa hache au dos d'Acorlod, qui cette fois gémit, et plia sous le poids de cette arme assénée. Mais ce qui aurait détruit une montagne ne l'entama pas davantage qu'un coup de gourdin ne l'eût fait pour un homme fort, et il ne tarda pas à se redresser, et à faire tourner autour de lui sa masse noire, envoyant des rayons de ténèbres vers Momülc, enfin mis à l'épreuve.

Car il eût peut-être eu le temps de les éviter, mais il ne le voulut pas, fier comme il était, et il chercha plutôt à voir s'ils pouvaient le blesser – ou à montrer, en fait, qu'ils ne le pouvaient pas.

Mal lui en prit, en vérité. Car l'ignorance a aussi ce défaut, qu'elle présume trop d'elle-même, et ne mesure jamais ce qui peut lui être supérieur en force: l'instinct, n'écoutant que l'amour-propre, se croit toujours apte à tout vaincre, même les êtres des astres! C'est ce qu'on nomme le courage de la folie, et bien des défis lancés aux dieux en furent la funeste conséquence, prémice d'un désastre irréparable.

Et voici que Mömulc, pour la première fois de sa vie de géant vert – pour la première fois depuis qu'il était apparu de Mirhé Maumot et du mélange de son organisme avec la puissance élémentaire du cylindre de Meyrin –, connut une blessure qui manqua de lui être fatale. Un épais rayon noir, lancé par la masse d'armes Dark Knight of the hell 1280X760.pngmagique d'Arcolod, le frappa au ventre, et celui-ci en fut transpercé comme par une pique, merveille des merveilles: car aucune arme, même pas à feu, n'eût pu faire de même, la peau de Mömulc étant absolument invulnérable aux armes humaines, et les balles de fusil rebondissant dessus à coup sûr, et jusqu'aux missiles tirés par de violentes machines ne pouvant entamer son cuir (aussi peu crédible cela paraisse-t-il à l'ignorant, qui ne sait rien des choses que sait l'initié).

Mais le trait de clarté sombre d'Arcolod accomplit l'impensable, il perça de part en part le corps de Mömulc l'homme-monstre, ressortant de l'autre côté tel un épieu de jais.

Mais il est temps, chers, dignes lecteurs, de laisser là cet épisode, renvoyant au prochain, pour laisser savoir si Mömulc fut mortellement blessé, ou si, cette fois encore, il s'en sortit.

20/08/2019

Conteurs à Saurat

saurat.jpgJ'ai assisté à une après-midi et à une soirée de contes à Saurat, au pied des Pyrénées, et je dirai d'abord que j'ai été ravi de découvrir ce bourg et sa région, étant un grand amateur de montagnes et ayant toujours voulu mieux connaître les Pyrénées. Elles sont belles, quoiqu'elles aient une personnalité différente des Alpes, moins austère et grandiose, mais plus chaleureuse et douce, et j'ai de la chance d'avoir eu l'occasion de déménager. La cité même de Saurat m'a fait découvrir un style peut-être généralement pyrénéen, avec des portes et des fenêtres très carrées, et je l'ai tout de suite aimé.

C'est sans doute le lot des montagnes, d'avoir leur style bien à elles, et de rester à l'abri des influences uniformistes des cités depuis lesquelles les empires se dirigent...

J'ai d'abord assisté à la scène ouverte, et mon amie Rachel Salter a produit un conte de toute beauté, qui a été très admiré des autres conteurs présents, notamment par sa faculté imaginative - 20190803_172807.jpgmais aussi sa poésie et sa grâce, le rythme élégant de ses phrases, et la netteté de sa narration, la profondeur de ses symboles.

Un conteur appelé Stéphane Vignon a fait avec énergie un conte relatif au Hollandais volant, dont j'aime le thème, et qui lui-même adore le merveilleux océanique. Il était prenant. Or, il a beaucoup apprécié la poésie du conte de Rachel, et a cru qu'il s'agissait d'un récit irlandais, et qu'elle l'entrecoupait d'une chanson en gaélique; mais il s'agissait d'un conte pyrénéen, et la chanson était en occitan. Les images fortes et profondes de l'artiste ont transformé le conte gaulois, et l'ont placé dans l'atmosphère anglaise!

Le soir, il y avait deux spectacles marquants, à mes yeux. Ils étaient dans la lignée de ce que j'ai ailleurs caractérisé à propos d'un spectacle de Boubacar Ndiaye, la faculté d'entrer dans un état d'esprit local, décalé, à la marge - francophone mais étranger ou à demi tel, et d'y déployer une mythologie. Car si le français officiel, émané de l'administration parisienne, rejette en théorie le merveilleux (ou le transforme en concepts philosophiques, faisant, pour ainsi dire, de la Vierge cosmique qui protégeait la France depuis les astres, l'allégorie de Marianne) - les cultures régionales, moins intellectualisées, ont conservé les fables antiques sous une forme plus spontanée, plus sensuelle, plus insérée dans la nature. Et ce fut d'emblée le génie de Frédéric Mistral, d'avoir utilisé le provençal pour exprimer la mythologie populaire de la Provence, avec ses saintes célestes et ses fées, ses anges et ses gnomes. (En Savoie, j'en ai souvent parlé, Amélie Gex fit en savoyard des poèmes de la même veine, s'immergeant grâce au patois dans l'état d'esprit du peuple, et restituant ainsi sa mythologie fondamentale.)

Boubacar Ndiaye, à Chalabre, dans le Quercorb, livrait en un français mâtiné de wolof le monde psychique Ceědric-Landry1-1.jpgsénégalais, comme Ramuz le faisait pour le Valais. À Saurat, j'ai vu, allant dans le même sens, un groupe de trois Martiniquais et un Québécois.

Les premiers, avec Valère Egouy, inséraient l'auditeur, en jouant les crédules, dans le folklore des Antilles, évoquant les diablesses qui errent dans les rues, ou la vie intellectuelle des animaux, expliquant l'origine de la carapace morcelée en apparence des tortues par leur tendance à médire des autres, à les envier - ou encore racontant l'histoire d'un petit garçon qui, ayant rencontré une magicienne, reçoit d'elle un bâton avec une boule de cristal étincelante lui permettant de voyager au loin. Mais, comme Parsifal chez Wagner, il faisait quelques pas, et il était déjà dans un autre pays, car il rencontre, au pied d'une falaise, un village merveilleux, rempli de générosité et de mets succulents. Puis il s'endort, mais se réveille vieux et barbu, et le village a disparu, à la place des champignons de béton ont poussé. Ce n'est plus pareil. C'était poétique, et c'était drôle, car les conteurs feignaient de croire à ce qu'ils racontaient, et prenaient un faux air naïf. C'est le bon humour: ceux qui en rajoutent, riant de leurs propres blagues, ou les signalant au public, ont tort.

Cédric Landry, le Québécois, a raconté une histoire de sirène moderne, un jour où le temps s'était arrêté, où le traversier était demeuré invisible à l'horizon marin des îles de La Madeleine, et où le soleil sirèneGaspésie-1.pngs'était immobilisé au-dessus. Une femme superbe, venue de nulle part, entre soudain dans le bar et se met à chanter, hébétant tous les hommes présents. Trois tombèrent fous amoureux d'elle, perdant la raison et tout ce qu'ils avaient - dont le narrateur, qui en obtint quand même un baiser (plus doux que ceux de ses cousines, auxquels il était habitué), avant de voir disparaître sa queue de poisson dans la mer. Le fantastique était mêlé de fantaisie et inséré dans la vie ordinaire de notre temps, peut-être qu'il manquait de solennité, et que les conteurs talentueux ont trop pris l'habitude de chercher à faire rire. C'est céder à la facilité. Mais j'ai ri aussi.

J'attends, en vérité, le conteur qui saura se lier à l'épopée, et fera prendre davantage au sérieux ses mystères. Cela dit, c'est ce que fait mon amie Rachel, à la mélancolie peut-être celtique – puisque le poète Yeats disait que les Irlandais avaient ce sentiment dominant. Tolkien disait que c'était les Anglais. Mais on la trouve aussi chez Virgile, on la trouve en fait chez les plus grands. Il y a le sens d'un lointain inaccessible, ou perdu, et d'un bref moment au cours duquel le conte l'a saisi. Lovecraft appelait cela échapper au poids de l'espace et du temps et des lois physiques par l'illusion poétique – ou l'image symbolique, le mythe. Cela fait un peu peur au public ordinaire, ou aux artistes mêmes. Mais c'est compensé par une fascination qui permet à ceux qui osent, souvent anglophones, d'avoir un succès plus profond et plus durable.

Les Gaulois tendent à se réfugier derrière une légèreté qui ne parvient pas toujours à toucher profondément. Le public du coup se tourne vers les anglophones. Mais nos conteurs antillais et québécois, qui sont à la marge de la France volontiers frileuse, m'ont séduit.

12/08/2019

Saint Louis et la croix enchantée

remi 01.jpgDans le dernier épisode de cette mystique série, nous avons laissé Louis de France, le roi saint, dans la mêlée d'Onicalc aux mille monstres, tandis que Solcum, son ami enchanté, se téléportait vers la porte du roi des génies, que protégeait sa garde personnelle.

Lorsqu'il se dématérialisa, Louis le vit devenir transparent, et disparaître dans une lumière bleue, puis réapparaître, toujours dans une lumière bleue, plus loin: il se tenait désormais à côté des gardes personnels d'Ëtön – mais dans le dos des monstres qui les attaquaient. Et, de son épée flamboyante, il leur asséna des coups retentissants, qui tranchèrent maintes têtes non seulement par le cou mais aussi par la cime, sa lame traversant le heaume réputé impossible à briser, et entrant dans le crâne dans un mouvement vertical ou oblique, séparant les deux côtés et les laissant retomber sur les épaules, ou faisant sauter le couvercle des cervelles, qui dès lors se répandaient: si vive était sa colère, si grande était sa force! f47df565f2c50da08d1dc232fb86cd8a.jpgMais Louis fut épouvanté, quand il vit, derrière Solcum – et non vus de lui –, trois monstres ailés surgir et bondir, et s'apprêter à le tuer. Alors, il ne sut ce qu'il fit, mais il toucha la croix gemmée qu'il avait au cou, et voici! pour la seconde fois un rayon en sortit, flamboyant et pur, qui dispersa les trois êtres maudits, et en tua un, et blessa les deux autres, qui hurlèrent en fuyant. Saint Louis fut bien effrayé, mais il sourit, aussi, il fut heureux. Et Solcum se retourna vers lui, regarda à terre l'ennemi abattu, et derrière lui les monstres qui rampaient sanglants ou se traînaient dans leur fuite, et sourit à son tour.

Louis de France fut alors pris de frénésie. Il mania son arme blanche avec plus de vigueur que jamais et, le voyant tel, ses compagnons l'imitèrent. Et, donnant des coups à droite et à gauche, il se fraya un chemin dans la mêlée des monstres, se dirigeant vers les gardes personnels d'Ëtön et son ami Solcum neveu du roi. Et ses compagnons le suivirent, défendant son dos et ses flancs, marchant dans la traînée sanglante qu'il laissait derrière lui. Car voici! une énergie rouge était sortie de sa croix, et s'était répandue, passant par son bras, dans son épée, et chaque coup qu'il donnait provoquait une mort dans les rangs ennemis. C'était une merveille, plus grande encore que celle du roi Arthur maniant Excalibur l'épée des anges, si une telle chose est possible.

Car on se souvient que ce roi de Bretagne tuait à chaque coup un ennemi de l'armée de l'empereur de Rome, quand il maniait HAWKMOON-print-light.jpgExcalibur; mais les ennemis qu'abattait Louis étaient plus prodigieux encore que les guerriers romains, plus forts, plus vaillants, plus étranges aussi, plus impossibles à battre apparemment.

Car la lignée des Octopul remontait à des temps immémoriaux, faits de ténèbres et de chaos; ils étaient fils d'un géant appelé Adalcum, qui les avait engendrés d'une nymphe de l'air, dont un nuage était la maison, belle et pure, fille de l'Aurore: il l'avait enlevée, et son nom pourvoyeur de larmes était Dolonar. Il avait délégué à son premier fils, Ortrocil, le règne qu'il tenait à l'est du domaine d'Ornicalc, et lui avait recommandé de s'allier à ce démon. Il avait, par la suite, engendré de nombreux fils et de nombreuses filles, constituant rapidement un peuple, édifiant sans tarder une puissante cité. Tous au pays des génies la craignaient, car ils étaient sans cœur et aimaient tuer pour le plaisir et se sentir forts, et le fondateur de la lignée les avait dotés de vertus profondes, qui les rendaient difficiles à vaincre et âpres au combat autant qu'on peut l'être. Mais sous l'épée pareille désormais à une flamme de cristal de saint Louis, aussi curieux que cela paraisse, nul ne résistait.

Bientôt le bon roi de France atteignit Solcum, qui éclata de rire, en le voyant. Il voyait que le destin prévu de son ami mortel s'accomplissait, et qu'il était en train de devenir le héros qu'il devait être, semblable aux génies armés – voire supérieur à eux, puisque par son être mortel passait le feu d'entités plus hautes, chose étonnante à dire, et qui en laissera perplexe plus d'un, nous en sommes persuadé.

Ils levèrent et abaissèrent le bras à de nombreuses reprises, ce jour-là; et le sang ruisselait le long des murs de la forteresse, car les assaillants, comme ensorcelés et aveugles – comme dénués de jugement –, avaient le courage de la folie et, malgré leurs pertes immenses, et incessantes, ils continuaient à attaquer, et à attaquer encore, ne saisissant pas, dans leur âme épaissie, la vanité de leurs efforts, et ne voyant pas que leur œuvre n'avançait en rien, mais que, peu à peu, leur troupe s'affaiblissait, et que leur ténèbre devenait moins lourde, et que l'éclat des étoiles, pour ainsi dire, se reflétait toujours mieux dans la fumée que leurs gorges exhalaient, lorsqu'ils respiraient: car il en était ainsi.

Les autres riaient, de les voir ainsi lacérés, déchirés, décimés, et une force nouvelle les emplissait à chaque moment, ils ne se lassaient jamais de les frapper, de les abattre, de les anéantir, mais en tiraient toujours plus de feu, de contentement, de satisfaction, et le sang noir avait beau jaillir des blessures des monstres ailés, ils n'en étaient point aveuglés, fatigués, empoisonnés, mais renforcés, encouragés, rendus plus mâles.

Ornicalc, de loin, regardait cela avec étonnement, il apercevait la nuée noire constituée par ses troupes, et elle refluait, alors qu'il envoyait toujours plus d'hommes à l'assaut de la forteresse d'Ëtön - elle reculait face à un rayonnement vermeil qui la dissipait, et qui grandissait, tel une lampe de rubis toujours plus éclatante, et chassant la nuit. Il ne comprenait pas d'où venait cette arme inconnue, comment Ëtön l'avait trouvée, et, soupçonnant que saint Louis, l'étrange mortel venu naguère dans son palais, en était la cause, il se demandait quelle grâce, quelle aide il avait reçues – et de quel dieu elles étaient descendues, de lui inconnu. Car il n'avait vu nul feu venir du ciel, surgir des étoiles, et il pensait que son regard était infaillible, que rien de ce que font les anges, lorsqu'ils agissent en direction de la Terre, ne pouvait lui échapper.

Mais il est temps, chers lecteurs, de renvoyer au prochain épisode, pour ce qui est de la suite de cette bataille d'Ëtön, et sa victorieuse résolution pour le camp juste.