18/06/2017

Les révélations célestes de l'Elfe jaune

mil.pngDans le dernier épisode de cette mystérieuse série, nous avons laissé l'Elfe jaune, ami de Momulk, alors qu'il avait une suite d'étranges visions. La dernière avait été celle d'un immense tapis de pierres précieuses ayant remplacé le lac étendu jusque-là devant lui.

Une dame s'y tenait, debout, et sa robe aussi était couverte de pierreries. Sa beauté et sa majesté étaient sans limites. Elle avait néanmoins un regard sévère.

Elle leva le bras vers l'Elfe jaune, tandis qu'il gardait le sien tendu devant lui. Les deux mains parurent se rapprocher, et quand l'Elfe crut qu'elles allaient se toucher, un éclair surgit, un coup de tonnerre se fit entendre, une obscurité s'imposa, et l'instant d'après il se vit sur la berge, allongé; tout avait disparu. Le lac était revenu à sa place, et la cascade coulait toujours.

Lui-même tenait encore sa main levée. Les derniers rayons du soleil se jouaient entre ses doigts; car il se couchait. Les flots reflétaient aussi ces ultimes lueurs, se couvrant d'or.

L'Elfe regarda vers la fontaine, et son flot continu lui donna l'idée d'un don inépuisable, et le son de la cascade l'apaisa, comme s'il devait durer éternellement. Un écho mystérieux en naquit dans son âme, et il eut en lui l'image de mains qui dans l'eau créait les choses solides, les modelant en pénétrant le lac; il crut saisir un secret profond de la formation des choses.

Une volonté divine brilla à ses yeux dans la cascade: un perpétuel miracle se jouait en elle.

Et il sut, instantanément, qu'elle avait pour source un lac céleste, situé plus haut. Là, se souvenait-il soudainement, le palais de Dordïn, prince des dieux, se dressait sur une berge d'émeraude, et des vagues charriaient des étoiles jusqu'à ses murs blancs. Car le lac était comme une mer, mais son eau était pure et douce, elle ne contenait nul sel.

Néanmoins, une faille existait, en contrebas de la rive, par où le lac s'écoulait goutte à goutte. Et à la mémoire de l'Elfe jaune, revint la vision du trou creusé par un être god-of-war-ascension-artwork-4.jpgodieux, rejeté par les dieux et voulant se venger. Alar, le fils de Dordïn, l'avait chassé, et Vurnarïm son cousin avait pu le reboucher pour l'essentiel, mais il demeurait une fissure, dans la terre qui servait de lit au lac.

Dans l'obscurité de cette faille coulait goutte à goutte l'eau sacrée, et comme de tout mal il est un bien, elle semait sur son passage des étoiles, et la voie qu'elle suivait était pareille à du lait; ainsi l'avait-on appelée la Voie Lactée.

D'aucuns divins marins, avait su l'Elfe jaune, purent depuis remonter ce courant, regagnant le pays des dieux! On disait que le Génie d'or, notamment, l'avait empruntée plus d'une fois, ayant reçu l'autorisation de rentrer au pays divin, et de revenir aussi sur Terre. Dordïn même la lui avait fait donner, par l'intermédiaire d'Ithälun sa petite-nièce, princesse en la Lune d'argent.

Mais qui avait révélé ces choses à l'Elfe jaune? Était-ce Captain Savoy? Il n'en avait aucun souvenir. Cela lui avait-il été dit durant son initiation, et son séjour dans une grande lumière, dont il lui restait peu de traces en l'esprit? Il n'eût su le dire. Cependant ces choses lui revenaient, et il les savait. Le Génie d'or n'était pas toutefois un simple souvenir: il l'avait rencontré, en compagnie de Captain Savoy son maître, un jour qu'ils s'étaient rendus à Paris. Une amitié était née entre eux, mais ce n'était point à ce moment que Solcum le Docte avait révélé ses origines et ses prérogatives; à cet égard il était resté mystérieux, et Captain Savoy, qui semblait en savoir long, ne lui avait rien dit non plus, durant la visite même. D'ailleurs les deux êtres avaient échangé sans parler, ou en parlant peu: ils se regardaient, et se comprenaient, comme si leurs pensées étaient acheminées par leurs yeux. Sans doute était-ce le cas: Captain Savoy, il le savait, avait de tels pouvoirs. Souvent, il lui avait parlé à distance, ou, proche, sans ouvrir la bouche. Le Génie d'or devait le posséder aussi. Après s'être regardés ainsi, plusieurs fois les deux héros avaient souri, et le Génie d'or était resté pour l'Elfe jaune et les autres disciples présents durant cette visite, un être mystérieux, dont il était difficile de rien savoir. Peu leur avait été révélé par leur maître, le gardien de la Savoie secrète. Mais à présent, la vérité sur sire Solcum lui apparaissait clairement, quoiqu'il n'eût su dire comment. Les reflets de la cascade lui en avaient-ils dit l'essentiel? Il avait le sentiment que cette connaissance oubliée remontait à plus loin.

Il regarda l'eau coulant dans le pays d'Amariel, une fois encore. Son éclat fr.pinterest.com.jpgétait lustral. Elle était douce, légère, et son son était pur, musical et chantant, argentin. Il l'admira infiniment.

Il se demanda soudain où était Amariel, qui l'avait accompagné jusqu'à cette rive. Il la chercha des yeux; nulle part elle n'était visible. Il réfléchit: combien de temps était-il resté inconscient? s'était-il endormi? avait-il rêvé?

Un feuillage derrière lui bruissa. Il se retourna. Amariel apparaissait dans une ombre bleue, sous les arbres. Elle luisait, comme si un feu intérieur l'éclairait. L'Elfe sentit son désir s'enflammer, éclater son amour. Il la trouva plus belle que nulle chose au monde.

Il demeurait immobile, n'osant point bouger. Elle s'arrêta un instant, le fixant de son œil clair. Lisait-elle dans ses pensées? Disposait-elle du même pouvoir que Captain Savoy?

Ils se regardèrent, et l'Elfe jaune, devant l'ardeur scintillante du regard de l'immortelle, sentit son cœur défaillir. Il baissa les yeux, et ses genoux tremblèrent. Mais il se reprit, et releva les yeux. Elle le regardait toujours. Elle sourit, et lentement, comme si elle glissait sur l'herbe, s'approcha de lui.

Ô lecteur, sur ces mots il est temps de laisser là cet épisode, et d'attendre le suivant, dans lequel l'Elfe jaune osera demander à Amariel sa main.

10/06/2017

Charles Duits et la religiosité cosmique

fortuna-by-jean-francois-armand-felix-bernard.jpgJ'ai déjà plusieurs fois évoqué la noble et belle figure de Charles Duits, mais elle est inépuisable, et son livre posthume, La Seule Femme vraiment noire, recèle mille diamants qu'on ne peut cesser de contempler, d'admirer. Duits était par exemple de ceux qui ne croient pas du tout que l'homme puisse se passer de religiosité, qui pensent qu'elle est naturelle chez lui, même quand il la nie. Cela rappelle le grand Amiel qui disait que, pour l'être humain, la question n'est pas de savoir si on aura une religion ou pas, mais quelle religion on pratiquera; car, qu'on le veuille ou non, on en aura toujours une.

Et ainsi, Duits osait attribuer une religion aux athées, mais, mieux, il osait aussi la qualifier: car les théologiens catholiques font des arguties pour montrer que les athées parlent aussi de Dieu, mais c'est essentiellement de la rhétorique; Duits, lui, entrait au cœur du problème, lorsqu'il disait: De nos jours, on peut affirmer que les Occidentaux se divisent en trois catégories: ceux qui se disent athées et qui, en fait, adorent le Dieu sans Tête, la matière; les philosophes, qui adorent soit l'esprit, soit l'être, soit la conscience, soit la raison, soit l'histoire, le Dieu sans Sexe; et finalement les croyants au sens juif, catholique ou protestant du terme, qui adorent le Dieu sans Femme. (La Seule Femme vraiment noire, Bastia, Éoliennes, 2016, p. 87.)

C'est bien plus subtil que cela en a l'air. Il est évident que l'athéisme et le matérialisme nient avant tout que la force créatrice de l'univers soit ce que les anciens chrétiens appelaient une personne (c'est-à-dire un être pensant). Ils lui interdisent toute conscience, fût-elle cosmique, prétendant que cela ressortit à l'anthropomorphisme. La matière correspond somme toute aux membres extérieurs de la divinité, pour ainsi dire à ses ongles: ce qui est rejeté de son corps vivant. Nulle conscience en elle, sans doute même pas de vie, mais seulement un reliquat.

Quant au dieu sans sexe de la philosophie, il est plaisant, et par le dieu sans femme des religions bibliques, Duits entendait la tendance de celles-ci à rester dans l'intellect, à n'aimer que les logiques abstraites. Le féminin en effet tend aux figures telles que celle-ci - de la grande déesse qui inspire le poète: Isis, la Suprême Négresse, répond à mon appel, mais elle y répond par un geste qui me déconcerte. Elle lève les bras et, b63b247c035ba1e329a774cd3a17cb91.jpgsubitement, me révèle
qu'
elle a des Aisselles étoilées.
Que signifie cette révélation? Il va sans dire que je l'ignore. Une chose cependant est sûre: un événement vient de se produire.
(Ibid., p. 126.)

L'ignorance de l'inspiré vient du refus de ramener les visions à des concepts. On pourrait dire que c'est le désir sexuel qui suscite ce genre d'images, et qu'elles sont abusivement divinisées par une forme d'idolâtrie. Mais à cela, Duits répond aussi subtilement qu'il s'est précédemment exprimé. Car il affirme qu'en réalité le désir ressenti depuis le métabolisme est le reflet de l'amour cosmique sur celui-ci, et non sa source. Le retournement du raisonnement habituel ouvre un gouffre sous les pieds - où va être précipitée la psychanalyse fatalement: La lectrice me suit-elle? Sigmund Freud explique le Sublime par le Trivial: il croit que l'expérience religieuse est la conséquence du refoulement et que les "transports" sont des représentations lumineuses des impulsions ténébreuses que nie et repousse la conscience. Il ne met donc pas en question la définition du Trivial que lui lègue notre tradition.
La Suprême Négresse, en revanche, affirme que l'union sexuelle est la forme sous laquelle l'union spirituelle se manifeste dans l'existence,
ce qui signifie que
l'amour est l'essence du désir
et que nous l'ignorons parce que nous nous imaginons que la perpétuation de l'Espèce est la seule "justification" réelle de la sexualité […].
(Ibid., p. 142.)

Le matérialisme assimile l'amour à une loi de reproduction qui est un leurre. Le désir est ressenti indépendamment d'une intention, et il tend à faire de deux êtres une entité unique - ou à les faire se refléter dans cette entité unique, androgyne ou gynandre, figure du Christ dans l'humanité ordinaire et quotidienne.

Duits n'explique pas le rapport entre cette union et l'effet objectif - la production d'un nouvel être vivant. Il ne prétend pas pénétrer les secrets de la nature, et rejetait plutôt la science moderne. Mais il s'avoue certain que cela n'est pas l'intention de la nature obscure: il conteste donc le darwinisme.

Cela réhabilite l'amour - et le sexe, lié à l'expérience mystique.

Certes, il ne l'est pas forcément. Il peut aussi être mécanisé d'une façon blasphématoire. Duits s'en prend fréquemment à la pornographie, dont il dénonce l'essence masculine et la violation, en elle, du sacré féminin. Elle est le reflet du matérialisme dans la vie sexuelle. Mais il s'en prend aussi à la religion catholique et à son obsession de la production d'une lignée, la disant ressortir à la pensée mécaniste, dans laquelle la femme a5f880a624519db8af8648622d1bfae1.jpgn'est qu'un objet, un outil de l'action masculine. Elle est niée en elle-même et dans sa volupté, qui pourtant est le secret de l'union spirituelle. À ce titre, il s'accordait avec la pensée moderne anticatholique – et avec le psychédélisme penchant vers l'érotisme qui se développait durant les années 1970, date d'écriture de son traité.

Pourtant il se liait, sans le savoir, avec un jésuite célèbre, Pierre Teilhard de Chardin, qui disait que l'union du couple dans le Christ - avec le Christ au milieu des deux amants, ou figurant un troisième unissant les deux autres -, était la première étape de l'accomplissement mystique de l'être humain. Il fit, lui aussi, de la femme l'image du monde auquel devait s'unir l'homme, pour lequel il devait éprouver amour et désir - comme s'il se fût agi d'une personne. La femme était un monde, et le monde était une femme!

Il ne fut, certes, pas concret dans ses figures comme Charles Duits. Il tendait bien à l'abstraction toute masculine de la religion catholique. Mais il tendit au féminin, à l'art, jusque dans ses pensées abstraites. Depuis l'Église catholique, il est l'un de ceux qui ont le plus tâché de toucher au féminin - au sexuel, même, jusqu'au point où le permettait son ordre.

02/06/2017

Saint Louis et les gardes farouches

fortre.jpgDans le dernier épisode de cette geste obscure, nous avons laissé saint Louis et ses compagnons alors qu'ils étaient emmenés comme prisonniers par le chevalier traître Etalacün vers la forteresse du Maufaé Ornicalc, serviteur d'Ahriman-Mardon, et que, parvenu sous ses murs, ils voyaient le triste spectacle d'hommes, de femmes et d'enfants nus que fouettaient des monstres pour qu'ils en achevassent la construction.

Avec horreur, Louis en vit certains détachés par ces gardiens immondes, et torturés par eux, qui y prenaient plaisir: ils leur faisaient subir d'abominables sévices, puis les tuaient s'ils semblaient ne pas pouvoir retrouver leurs esprits et leur force.

Est-ce donc ainsi que l'on bâtit des empires divins? fit-il.

- Il faut savoir faire des sacrifices et l'on a besoin de ces gardiens immondes, répondit Etalacün. D'ailleurs ces esclaves sont des hommes, des femmes et des enfants qui ont résisté à Ornicalc, et qui ont commis de graves fautes. Ne les crois pas innocents. Personne ne l'est.

- Tu te trompes, et te commets avec ce qu'il y a de pire dans l'univers. C'est toi qui as mille prétextes pour faire le mal, et non Alar ou Ëtön ou son fidèle neveu Solcum.

Etalacün, alors, frappa de son gant ferré le visage de Louis, qui en tomba par terre. Ses compagnons se jetèrent à ses côtés, pour voir s'il était durement blessé, et il avait le visage sanglant: du sang sortait de sa bouche et de son nez. Thibaut de Bar lança: Tu n'es qu'un lâche, Etalacün, un pleutre de la pire espèce! Accepte de combattre loyalement avec moi, et je te montrerai ce qu'il en est!

- Plus tard, répondit Etalacün. Nous arrivons, et je suis sûr qu'Ornicalc a hâte de vous voir.

Les chevaliers de France relevèrent Louis, qui se remit en marche, soutenu par Alphonse de Poitiers et Charles d'Anjou, ses frères. Thibaut soutenait Imbert de Beaujeu, qui n'avait reçu que de brefs soins, et souffrait le martyre, pendant cette marche odieuse. Son teint était pâle comme la mort, et ses yeux devenaient vitreux; il murmurait des paroles insensées, mêlant des souvenirs obsédants et ce qu'il ne percevait plus qu'à peine, autour de lui.

La troupe approcha d'une porte tenue par des gardes, énorme et de fer. Close, elle était sinistre. Des formes étaient gravées dessus, mais saint Louis et ses compagnons ne reconnaissaient pas ce qu'on avait voulu représenter: il s'agissait d'êtres difformes, qui mêlaient plusieurs animaux en même temps, et auxquels on avait donné, par une forme de blasphème, de vagues airs humains, notamment dans la posture ou le visage: car ils avaient fréquemment des yeux qui semblaient fixer avec intelligence les choses, et qui en particulier étaient tournés vers les visiteurs, ceux qui désiraient entrer dans la forteresse. À sa grande horreur, Louis crut voir un de ces yeux s'allumer, un de ces yeux traversés d'une étincelle qui manifestait une volonté, et il se sut scruté, mais il n'eût su dire de quels êtres infâmes.

Les gardes aussi étaient effrayants. Ils étaient trois. Un se tenait de chaque côté de la porte, et un était au milieu, plus grand et plus majestueux que les autres, par son armure et ses ornements. Il était le seul à disposer, à son flanc, d'une épée, qui était longue et dont le fourreau scintillait dans la pénombre qui régnait Cyber_smoke_koncept_mk9_by_pyrodark-d3euzn0.pngau pied de l'immense forteresse. Son pourpoint doré était orné d'une figure gravée de dragon aux yeux de rubis, et son heaume lui recouvrait toute la tête, même le visage. Ses yeux demeuraient sous des lamelles de cristal coloré, et seule une clarté jaune signalait leurs mouvements.

Louis pressentit qu'il ne s'agissait pas seulement d'un ornement, et que ces lamelles étaient en lien intime avec les yeux de chair situés derrière, se mêlaient à eux, et étaient vivants comme eux. Il en voyait la lueur palpiter, se mouvoir, comme s'il s'agissait d'yeux ordinaires. Et il devina qu'il s'était agi de donner aux yeux d'origine de nouveaux pouvoirs, et de les mêler à une machine, de leur permettre de voir au-delà de la vue normale, ou au travers des corps, et de jeter peut-être au-dehors un feu plus âpre que celui que l'œil jette d'ordinaire, moins subtil, plus destructeur. Il s'était agi de faire de ces yeux une arme. Cet homme était à demi une machine, mais si prodigieusement faite qu'elle était aussi vivante qu'un homme, aussi souple, et le métal rutilait et se déployait, sur tout son corps, comme s'il était fait de chair, et que du sang le traversât, l'irriguât!

Il tenait, en outre, une grande lance dans sa main, dont la pointe jetait une clarté, parfois traversée de fins éclairs: une grande puissance semblait l'habiter. La main qui la tenait, dans un gant de fer, semblait chauffée au rouge. Un diamant était à la naissance de la pointe, comme la fixant à la hampe, et luisait également.

Les deux autres gardes avaient aussi une telle lance à la main, mais moins longue, et moins luisante. Leur armure ressemblait à celle de leur chef, mais elle était moins ornée. Celui de gauche avait, gravé sur son plastron, un lion, celui de droite, un dauphin. Leurs yeux aussi brillaient et étaient à demi artificiels. Celui de gauche les avait rouges, celui de droite les avait bleus. Mais une puissance moindre, de nouveau, semblait être en eux, à comparer de ceux du garde qui se tenait devant. Ils n'avaient point d'épée à leur côté, ainsi que nous l'avons dit, mais tenaient au bras gauche un bouclier, luisant et orné d'autres gravures, représentant cette fois des plantes, acanthes et lauriers, s'entrelaçant. Ils avaient belle allure, mais pour Louis, il s'agissait là d'une tromperie, car il savait ces gardes méchants, et au service d'un prince vil.

Cependant il est temps, ô lecteur, de laisser là cet épisode, car il commence à être long, et d'annoncer pour la prochaine fois l'entrée dans la forteresse d'Ornicalc.