30/05/2016

Des changements pour Momulk

HULK-FILM_PLANET-HULK_AVENGERS-3_WORLD-WAR-HULK_.jpgDans le dernier épisode de cette épique série, nous avons laissé Momulk et l'Elfe Jaune alors que leur hôtesse, la reine Amariel, venait, par un discours, de porter un dernier hommage à la malheureuse et triste Ëtilred, tombée sous les coups de Fomal et bernée par des illusions séductrices tissées pour elles par un démon ailé d'ombre.

Lorsqu'Amariel eut dit ces mots, on entendit, dans l'air, un soupir, et l'on vit une brève flamme. Dans la clairière où le bûcher avait été allumé, à l'ouest de l'Arbre Saint, le silence le plus complet régnait désormais. Tout le monde méditait ce qui avait été fait, et dit. Momulk même s'agenouilla et, gardant la tête baissée, devint pareil à un rocher; car il ne bougeait plus d'un cil. Et lorsque l'Elfe Jaune vint lui toucher l'épaule, il fut étonné: elle était froide et dure comme la pierre. Comme il tournait la tête vers Amariel, celle-ci lui dit de ne pas s'inquiéter, et qu'un charme pesait sur Momulk, mais qu'elle pourrait le vaincre, le dissiper quand le moment serait venu. Et, en attendant, elle voulait, maintenant que la cérémonie était achevée, l'inviter dans son palais, afin qu'il se repose. Et ils se reverraient le lendemain, et ses nymphes viendraient lui apporter de quoi se sustenter après lui avoir indiqué une douce couche où dormir, et une loge dans son palais érigé dans l'Arbre Sacré. Plus tard, ils parleraient, quand les ténèbres de leur cœur se seraient dissipées, et elle lui ferait visiter ses jardins, et son merveilleux domaine. Mais, maintenant, qu'il se laissât guider!

Il fut saisi alors aux bras par deux nymphes ravissantes, qui l'invitèrent à les suivre. Et la reine Amariel s'en fut de son côté, et elle avait l'air las. Mais elle ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil vers l'Elfe Jaune, et l'éclat de ce regard n'échappa pas à ses plus fidèles amies - en particulier à Solotal, fille de Tolconel et Palider.

L'Elfe fut conduit jusqu'à un escalier creusé dans le tronc de l'Arbre Saint - ou qui s'y était creusé naturellement, il n'eût su le dire; puis il continua sur une maîtresse branche, mais il fut rapidement perdu 94defce9.jpgdans le dédale des branches et des loges qui y avaient été bâties, comme tissées du bois même de l'Arbre. On poussa une porte, et il vit une chambre aux murs verts, et un lit et des coussins. Une demoiselle vint lui apporter un plateau de fruits, et du pain, et il fut étonné que ces aliments le sustentassent parfaitement, car ils lui avaient d'abord paru légers. Il but un peu d'une eau limpide et claire qui le rafraîchit, puis s'endormit.

Le matin suivant, de la lumière passa entre les interstices des murs de sa loge, et des rayons d'émeraude frappèrent ses yeux, l'éveillant. Il entendit, aussi, une fine cloche, une clochette d'argent, et dut faire quelques efforts pour se rappeler où il était. Il médita un instant sur ce qui s'était passé la veille, et sur ce qu'il espérait de cette journée nouvelle, vouant son âme aux dieux, puis remit les habits qu'il avait quittés, et poussa la porte de sa loge. Il s'avança sous et à travers le feuillage léger, et vit des nymphes passer devant lui en souriant, et en entendit d'autres rire. Une nuit avait chassé l'obscurité de leur cœur. Les rêves avaient été bons, disaient-elles; ils auguraient du meilleur pour les défuntes. Il ne fallait pas se tourmenter davantage pour elles.

L'Elfe Jaune fut surpris quand il s'aperçut de l'objet principal de leur amusement. Il s'agissait de Momulk. Lui aussi était réveillé, et, quasi nu, il courait sur l'herbe, riant bruyamment, poursuivant les nymphes, et feignant de ne pas parvenir à les rattraper; et quand il les saisissait, elles lui glissaient entre les doigts, et au lieu de les serrer, de refermer le poing, il les laissait faire. Tel, l'enfant qui veut se saisir des bulles qu'il a lui-même créées en soufflant dans un anneau de plastique rempli de savon, les poursuit et les fait éclater lorsqu'il les touche; mais au lieu d'en être chagrin, cela le fait rire, et ainsi était à cette heure Momulk, devenu plus humain, dans sa forme, et pareil à un grand guerrier musculeux: une certaine beauté même était désormais peinte en ses traits jadis brutaux.

Soudain, Amariel vint. Et elle dit: Paix, Momulk! et écoute-moi. Tu ne peux ainsi te promener nu dans les prés. Maintenant que tu comprends ce que l'on te dit, et que ton cœur s'est éclairci, il te faut un habit, et un habit de guerrier, des armes, un harnais. Ta grande taille le rend difficile. Mais les Nains qui œuvrent pour moi déjà sont au travail. Pour le moment, vêts cette chemise et ces braies, que mes demoiselles ont pu tisser cette nuit, pendant que les guerrières dormaient. Et elle lui fit donner ces vêtements. La chemise était ample et blanche, luisante comme de la neige sur une branche, et ses braies étaient violettes; elles se fermaient sur ses chevilles, et laissaient ses pieds libres. Une ceinture la tenait, dont la boucle dorée était ornée d'une émeraude. Momulk eut l'air fier de cet accoutrement; et il regarda Amariel et de sa voix épaisse mais douce, il dit: Merci, ô reine!

À ces mots, les demoiselles rirent, car on avait peu entendu déjà parler Momulk. Et l'Elfe Jaune lui-même sourit, mais Amariel garda toute sa gravité, et s'inclina, disant: Merci à toi, ô Momulk, car grand est le service que tu nous as rendu, en t'opposant à Fomal. Et l'émoi de ton cœur, en voyant nos amies mortes ou blessées, nous a aussi été une consolation. Tu montres que tu es sorti des ténèbres dans lesquelles t'ont initialement jeté les démons, ou que tu en sors à grands pas. Bientôt tu pourras être un guerrier du Bien, semblable aux disciples de Captain Savoy, semblable à l'Elfe Jaune le premier d'entre eux!

À ces mots Momulk rougit, sourit, et son visage s'éclaira. Il dit: Oui.

Et de nouveau on rit.

Mais il faut, pour la suite, attendre une fois prochaine, ô lecteur! Alors nous en saurons plus sur ce qu'Amariel voulait montrer à l'Elfe Jaune, au sein de son domaine.

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22/05/2016

Un précurseur de J. R. R. Tolkien: E. R. Eddison

Worm Ouroboros.jpgQuand j'étais petit, grand admirateur de J. R. R. Tolkien (1892-1973), je cherchais des auteurs semblables à lui. Un jour, j'ai lu quelques lignes de Roy Thomas évoquant, comme grands précurseurs, William Morris (1834-1896), Lord Dunsany (1878-1957) et E. R. Eddison (1882-1945). Comme seul alors Dunsany était traduit, je ne les ai pas lus avant un certain temps – celui d'apprendre l'anglais. Depuis on a traduit Morris, mais pas Eddison, et cela se comprend, car son grand roman, The Worm Ouroboros (1922), est d'un style difficile et précieux, imité de la Renaissance, de Shakespeare et de Webster. Car je l'ai lu, après des années d'attermoiement.

Eddison connaissait personnellement Tolkien, qu'il avait rencontré à Oxford par l'intermédiaire de C. S. Lewis, qui l'admirait et lui avait écrit. Il n'aimait pas tellement ses écrits, qu'il trouvait trop doux. Tolkien le raconte dans sa correspondance. Lui n'aimait pas la philosophie d'Eddison, qu'il trouvait idiote, et perverse. Mais il reconnaissait qu'il était le meilleur créateur de mondes qu'il eût lu, le plus convaincant.

Lovecraft aussi aimait The Worm Ouroboros, qu'il regardait comme l'un des rares récits du genre qu'on pût prendre au sérieux: car il détestait les récits héroïco-fantastiques qui faisaient dans la bouffonnerie - à la façon du Jurgen (1919) de James Branch Cabell (1879-1958), plutôt imitateur de Rabelais.

Or il raconte la lutte, sur Mercure, entre deux peuples puissants, les Demons et les Witches. Tous les peuples de cette planète ont des noms relatifs aux êtres fantastiques terrestres, ce qui pose un certain nombre de problèmes. Car ils sont mortels et humains, quoiqu'ils aient des cornes, et tiennent leurs armes souvent d'êtres fantastiques que la tradition mythologique ne rend pas forcément supérieurs aux démons: des elfes, des sylphes, notamment. Et parfois ces êtres humains de Mercure rencontrent des nymphes et des faunes, et ils leur apparaissent comme des êtres merveilleux, ce qui pour des démons est plutôt étrange. Les termes, à force de chercher la grandeur, manquent de précision.

L'action principale ne contient pourtant pas beaucoup de merveilleux. Les cornes ne jouent aucun rôle, étant purement ornementales et n'étant pas évoquées dans les descriptions pourtant nombreuses de heaumes et de casques. Les épées ont beau avoir été forgées par des elfes et des sylphes, les chevaux venir d'un pays situé au-delà du soleil couchant et être immortels, cela n'a pas non plus de rôle dans les batailles; c'est d'autant plus vrai que, de façon maladroite, leurs qualités surnaturelles ne sont pas évoquées dans le cours de l'action mais dans de longues descriptions, souvent postérieures.

Pourtant ces êtres de Mercure ont des qualités chevaleresques extraordinaires, et pour le coup ils impressionnent par leur force, au combat: les rois et comtes sont réellement des demi-dieux, tel le roi Arthur ERE.jpgdans les récits médiévaux. Ou, mieux, tel Roland dans la célèbre chanson française qui porte son nom, et dont l'influence sur Eddison est avérée. Il fendait de haut en bas, de son épée, un ennemi et l'échine de son cheval, nous dit-on: les héros d'Eddison font pareil. Ils sont, comme lui, fiers et arrogants, amoureux de leurs exploits et de leur puissance.

Mais, dans La Chanson de Roland, on trouve des personnages ayant un caractère différent: Charlemagne pleure quand l'ange Gabriel lui donne une mission guerrière, Olivier se plaint que Roland veuille accomplir des exploits au lieu d'agir rationnellement. Chez Eddison, rien de tel: tout le monde adore se battre, comme dans la façon caricaturale dont la modernité voit les vieilles épopées, ou les vieux peuples. C'est nietzschéen.

Cela rend les récits de bataille intenses, mais la dramaturgie un peu mécanique et répétitive.

Il faut du reste noter que dans les chansons de geste françaises, on ne le sait pas assez, les épées viennent souvent aussi d'êtres surnaturels, et ont souvent comme ornements des gemmes rayonnantes, telles qu'on en trouve, encore, chez Eddison. Mais le merveilleux au sein de l'action est plutôt assumé par des anges ou des miracles, et chez Eddison on ne trouve rien de tel; seuls les dieux de l'Olympe sont là pour agir, rendre immortelle une dame, ou ressusciter des messieurs. Leur morale n'est certes pas chrétienne, ni même d'ailleurs païenne au sens civilisé d'un Virgile, car ils encouragent les humains à se battre sans arrêt: ils ne sont pas amis de la Paix, comme l'était, dans l'ancienne Rome, Auguste divinisé.

Le merveilleux est davantage présent dans des épisodes annexes, secondaires, que dans la trame principale, occupée par une lutte entre deux peuples, dont l'un est présenté comme moralement meilleur que l'autre; en son sein, on a plus de liberté, d'égalité et de fraternité. Dans ces épisodes annexes, il y a, je l'ai dit, une immortelle rendue telle par les dieux, des monstres épouvantables de la montagne, un monde des morts (également dans la montagne) plein d'ombres trompeuses, une dame enchantée statue_griffon_en_bronze.jpgvivant dans un château solitaire, des griffons qui portent les héros dans les airs. Mais, comme je l'ai aussi dit, aucun de ces éléments n'intervient directement dans les batailles entre les Demons et les Witches.

Tolkien a non seulement critiqué les personnages, trop uniformes, mais aussi les noms propres, qui ont quelque chose d'effectivement pompeux, naïf, désagréable.

La fin explique le titre. Le roi des Witches a sur son doigt un anneau représentant le ver qui se mord la queue. Il est détruit par ses propres maléfices, invoquant une fois de trop les forces infernales, mais il est ressuscité finalement avec tous ses compagnons légendaires, parce que les Demons se plaignent de n'avoir plus rien à faire après leur mort et les avoir vaincus. Les dieux les exaucent, et en même temps les immortalisent eux. Tout finit donc dans la gloire. Mais qui paraît factice.

Le cadre général de ce roman est beau, et beaucoup d'actions et de descriptions sont impressionnantes. Mais l'auteur donne le sentiment d'avoir eu trop d'ambition et d'orgueil. Si on ne peut que donner raison à Lovecraft et Tolkien dans leurs éloges, on donnera raison aussi au second dans ses réserves.

14/05/2016

Saint Louis et la bataille du passage noir

02.jpgDans le dernier épisode de cette effrayante série, nous avons laissé nos héros (saint Louis, Solcum et leurs compagnons) alors que, dans le passage noir menant au champ de bataille contre Ornicalc, ils se trouvaient devant un monstre hideux.

Solcum prononça avec force plusieurs mots dans une langue étrange, que saint Louis ne connaissait point. Ce n'était ni du latin, ni du grec, ni de l'allemand, ni aucune autre langue qu'un homme mortel eût pu parler; car les sons en étaient curieusement fluides, harmonieux, presque comme de la musique. Et la bête le regarda en sifflant, car dans ces mots était un commandement, rappelant la royauté d'Ëtön.

Louis espéra que cela suffirait à la dompter, et à la faire rentrer dans son terrier, mais ce ne fut pas le cas: elle resta devant eux, droite et grande, et ses yeux brillaient d'un éclat intense, en fixant le fils de Segwän. Et ils ne clignaient point, et le feu sembla redoubler de force; une haine sans doute pénétrait l'être immonde, au souvenir d'Ëtön et des siens.

Pourtant, ces mots de Solcum semblèrent repousser les ténèbres qui entouraient la bête comme une brume. Et Louis et ses cinq compagnons sentirent leur cœur s'alléger. Une main qui pesait sur eux avait comme desserré son étau.

Les plus vaillants, outre Louis, étaient Alphonse et Charles, car la force de leurs chevaux les maintenait courageux eux-mêmes, comme s'ils la leur eût communiquée. Sentant leur monture rester ferme, ils étaient plus hardis.

Ils tirèrent leurs épées du fourreau; Louis fit de même. À leur tour Simon, Imbert et Thibaut firent briller dans leurs mains les lames qu'avait bénies l'évêque de Paris, Guillaume d'Auvergne. Les lettres gravées sur elles, chères à leur cœur, vouaient leurs épées à leur saints de prédilection; et ils les virent s'allumer, et leur courage revint. Le monstre alors cligna des yeux et les tourna vers eux, comme si l'éclat de ces lames The-Thing-Christopher-Shy.jpgl'offusquait. Et sa bouche s'ouvrit grande, devint énorme, et voici! six serpents en sortirent, qui s'élancèrent vers les six hommes mortels: Solcum avait été excepté, protégé, peut-être, par les mots qu'il avait prononcés, et son titre d'homme d'Ëtön.

Les six vaillants de France levèrent leur écu pour empêcher les serpents, qui étaient noirs et féroces, de les saisir. Mais ils s'enroulèrent aussitôt autour de leur bras et de l'écu. Et, malgré les mailles et la broigne de peau de cerf, ils sentirent, lorsque les serpents touchèrent leurs bras, comme une brûlure atroce, et ils eussent durement souffert, si Solcum ne s'était élancé, et, plus vif que l'éclair, faisant tournoyer son épée, n'eût tranché la tête de trois de ces serpents, ceux qui étaient parvenus à s'enrouler autour des bras, quittant l'écu. Les trois autres étaient maintenus par celui-ci, et la lame vive des chevaliers. Or l'épée de Solcum avait été si éclatante, dans son mouvement rapide, que Louis crut qu'elle s'était changée en feu.

Il était l'un des trois qui étaient parvenus à maintenir leur serpent sur l'écu, sans qu'il progressât sur le bras ou vînt sur le cou, comme c'était son but. Il s'était produit quelque chose d'étrange. Dès que le serpent avait touché l'écu, la croix suspendue au cou du roi de nouveau s'était mise à luire, et le serpent avait eu un mouvement de recul et d'horreur, et, précautionneux, comme s'il craignait ce bijou, ondulait sur l'écu en poussant des sifflements, attentif au coup qui lui serait donné et se préparant à l'esquiver. Une crainte mêlée de colère était en lui, donnant à ses mouvements des coups saccadés qui trahissaient son excitation. Dès lors Louis put lui trancher la tête de sa bonne épée Sédrilen.

Imbert et Charles se débattaient avec leur ennemi, et le premier put s'en débarrasser comme l'avait fait Louis, étant jeune et plein de vigueur, mais Louis dut venir en aide à son frère, et il donna un coup d'épée qui arracha le serpent de l'écu et le fit tomber à terre. Or, le cheval de Charles alors bondit et le piétina, le faisant url.jpg69.jpgmourir et le déchirant de son sabot étincelant.

Le phénomène étrange qui s'était déroulé lorsque la croix de Louis s'était illuminée n'avait pas échappé au monstre, ni à Solcum. L'Immirth en parut surpris, et, soudain, inquiet; l'œil de l'homme d'Ëtön s'alluma, comme si un espoir était né en lui.

Mais cela ne dura qu'un instant; le monstre chassa apparemment de son esprit la pensée qui y était venue, car aussitôt il se déploya et étendit ses ailes et ses bras, qui étaient au nombre de six, mais qui ne différaient pas de ses jambes, de telle sorte qu'il était pareil que les araignées, en ce qu'il avait huit bras. Sa rage semblait décuplée par la résistance des chevaliers.

Or, il était si furieux, et si surpris par la vaillance de ces mortels, qu'il en oublia Solcum, qui se tenait à sa droite. Et celui-ci, qui déjà avait rencontré quelques-uns de ses pareils, ne lui laissa pas le temps de lancer devant lui ses ongles semblables à des lanières de feu. Il bondit, et asséna sur son dos noir un coup de son épée étincelante.

Un cri terrifiant sortit de la gueule énorme du monstre. Il jeta deux mains vers Solcum, qui, protégé par son armure, ne fut pas transpercé par les longs ongles, mais projeté sur le mur derrière lui, son cheval tombant à terre.

Cependant, Imbert, n'écoutant, comme on dit, que son courage, s'élança à son tour, et abattit son épée sur le bout d'une de ses mains gauches, à la base d'un des ongles-lanières. Et le coup fut si vigoureusement asséné qu'il trancha le doigt infect.

Sur ces mots, chers lecteurs, il faut laisser là cet horrible récit de bataille.