20/11/2013

L’appel aux fées de l’Elfe Jaune (Momulk)

2931966-earth2_mister_miracle.jpgLors du dernier épisode de cette étonnante série, nous avons laissé le super-héros nommé l’Elfe Jaune au moment où les mains de Momulk s’apprêtaient à le saisir et à l’écraser - alors qu’il n’en pouvait plus de fuir, sa vigueur étant trop ténue, face à celle du monstre!
 
Or savait-il qu’il ne pouvait compter sur Captain Savoy, son maître, son ami; - car il était pris par d’autres affaires, d’autres batailles. D’ailleurs, ne l’avait-il pas laissé devant son destin, ne l’avait-il pas à cet égard prévenu? Lorsqu’il lui avait confié sa mission, il le lui avait dit: à lui seul de l’accomplir cette fois; il était mûr, et il avait vu qu’il s’en sortirait. Car Captain Savoy, qui l’ignore? était doué de prescience.
 
Mais l’Elfe Jaune ne voyait pas du tout d’issue, si ce n’est en demandant l’aide d’autres êtres à demi divins, avec lesquels il était lié d’une autre manière: ses dons l’avaient, en effet, apparenté à des Immortels de la Terre, moins grandioses que ceux fréquentés par Captain Savoy sur l’arc de la Lune, mais de la même famille, de la même race. Ils en étaient une branche détachée qui avait choisi de demeurer sur Terre, et qui avait tissé un charme magique pour se protéger de ses effluves mortels. Dans ce cercle enchanté qui était leur royaume, ils avaient bâti une cité fabuleuse, qui brillait de mille feux, et qui avait fait croire à nombre d’hommes qu’elle recelait un immense trésor. Là en tout cas le temps passait cent fois plus lentement que parmi les simples mortels, et les enchantements qui y avaient été tissés faisaient dire aux anciens bergers qu’il s’agissait du pays des fées de Vouan.
 
tn_4001_list_547956-adam-warlock-super-1353923259.jpgOr, le disciple de Captain Savoy avait été métamorphosé par une puissance céleste: jadis, il n’avait été qu'un homme; désormais, il était un elfe - était devenu comparable par sa nature aux Fées. Un charme était également tissé autour de lui qui jusqu’à un certain point le protégeait des affres du Temps. Cela était advenu à la suite de l’initiation que lui avait fait suivre Captain Savoy, et quand il avait été jugé prêt, une entité cosmique avait surgi, et l’avait transformé, le couvrant d’une grâce lumineuse qui avait fait de lui l’Elfe Jaune. Il s’agissait d’un ange porteur de la force des dieux!
 
Sachez-le, ces êtres dits fées n’étaient pas, comme on croit souvent, tous des femmes; mais de fières guerrières habitaient parmi eux, et elles tendaient l’emporter sur les hommes. Adoratrices de la Lune, jadis appelées prêtresses de Diane, elles avaient une grande vénération pour Adalïn, fille d’Ordolün et propre épouse de Captain Savoy; parmi elles régnait, au nom de cette princesse céleste, qui l’avait nommée pour la représenter parmi ses sœurs, une dame nommée Amariel - preuse entre les preuses parmi les immortels de la Terre!
 
Depuis sa métamorphose, l’Elfe Jaune sentait toujours leur présence, quand elle était proche: il n’avait pas besoin de les voir, ou de les entendre. Il avait reçu cette grâce.
 
Il les connaissait, les ayant déjà rencontrées une fois en compagnie de Captain Savoy et de quelques autres de ses disciples - dont la fameuse Amazone Céleste, la plus valeureuse d’entre les élèves féminins du Héros.
 
L’Elfe Jaune se souvenait bien d’elle: elle avait été si heureuse, de rencontrer ce jour-là de vaillantes guerrières, dignes d’elle! Elle l’avait pris comme une récompense, et avait chevauché en leur compagnie pour les chasses aux monstres auxquelles elles s’adonnaient: ainsi avait-elle appris son art 625955-gladiator02.jpgd’héroïne!
 
Or, à présent, l’Elfe percevait justement l’éclat de ces filles d’or: il luisait entre les arbres, au loin; et comme il avait besoin d’elles - qu’il était sur le point de mourir, écrasé par les mains de Momulk comme par un étau cosmique -, il les appela, sous la forme d’une prière ailée, d’une pensée qu’il vit distinctement s’élever dans les airs - et qui était pareille à une flamme. Arrachée à son panache, elle avait désormais une existence propre - et sa volonté la portait vers les fées!
 
Leur parviendrait-elle? La liraient-elles? Leur écrirait-elle en lettres de feu le message qu’il voulait leur porter?
 
En principe, il devait en être ainsi; mais c’était la première fois que l’Elfe Jaune usait de ce moyen pour les requérir: d’ordinaire, il laissait faire Captain Savoy - dont la voix, en vérité, portait à des milliers de lieues, et traversait les mondes!
 
Si elles l’avaient ouï, elles n’en manifestaient pour l’instant aucune marque; l’Elfe Jaune demeurait seul face au monstre.
 
Et soudain, celui-ci, après l’avoir longuement poursuivi, put le saisir par le bras gauche! Aussitôt, l’Elfe se retourna et donna le plus vaillant coup de poing qu’il était en mesure de donner. 
 
La créature verte trembla, vacilla, et le sol sous ses pieds se fissura: le choc avait été monumental! Ce poing l’avait heurté tel un marteau.
 
Mais le répit fut bref; il lança aussitôt sa main droite autour du cou de l’Elfe, cherchant à le briser.
Un éclair jaillit, suivi d’un tonnerre, et le monstre vit, à sa grande surprise, une pointe de lance d’or jaillir de son épaule: on la lui avait plantée dans le corps par derrière.
 
C’était Amariel elle-même, reine des fées du mont Vouan, qui avait enfoncé de toute sa force son javelot enchanté à cet endroit, afin de le bloquer. Et ce que la reine manquait en vigueur, elle y avait suppléé par la précision de son coup, placé juste sous l’omoplate, de façon à ne rencontrer aucun os, ce qui lui avait été permis également par la finesse de son arme.
 
Momulk lâcha l’Elfe, et ce qui s’ensuivit sera dit une autre fois.

10:32 Publié dans Momölg | Lien permanent | Commentaires (0)

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