04/06/2011

La destinée de Momulk

world-war-hulk-most-powerful-superhero.jpgNous avons laissé, dans le dernier épisode des aventures de Momulk, le monstre face à un élève pour lequel Mirhé Maumot éprouvait de l'antipathie et qui, par conséquent, était dans le plus grand péril qu'on pût concevoir. Car spontanément, dans sa nature devenue immonde, Momulk éprouvait désormais, hélas! le désir de réduire en miettes ce pauvre enfant entre ses mains énormes - d'en faire une bouillie affreuse, à présent que tout éclat, au sein de sa conscience, s'était éteint: le mal l'habitait tout entier.

Toute proportion gardée, cela n'est pas sans rapport avec ce qui agita le crâne de Jean Valjean, lorsque ce héros de Victor Hugo posa son pied de géant sur la pièce brillante de ce petit Savoyard qu'il spolia de la manière la plus méchante. Mais l'issue, orientée vers le salut du forçat, sera-t-elle la même, en ce qui concerne l'atroce Momulk, c'est à présent ce que nous devons scruter. Et pour cela, il nous faut continuer à explorer les marais d'abîme dans lequel désormais rampait l'esprit de Momulk, en même temps que nous rapportons ses actions.

Car, n'écoutant que ses impulsions les plus bestiales, il commença par avancer d'un pas, en tendant ses mains monstrueuses, effroyables, difformes, vers sa proie. Alors, le pauvre élève (qui se nommait, de son prénom, Oscar) sentit ses cheveux se dresser sur sa tête et, dans les yeux rouges et flamboyants, pareils à la braise, de Momulk, il vit sa mort arriver: Mar-Vell.jpget voici! elle était ceinte d'épouvantables flammes. Il voulut crier, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Comme si le temps s'était figé, il voyait arriver avec une infinie lenteur, vers lui, le monstre horrible. Déjà celui-ci allait le toucher quand, soudain, il sentit, dans son dos, comme une intense piqûre: il rugit, à la fois surpris et saisi de douleur, et se retourna brusquement: devant lui, debout sur sa planche de lumière, suspendu au-dessus du sol, éclatant, semblant faiblement osciller - comme s'il était sur un lac, dans une barque -, se tenait, prêt au combat, Captain Savoy!

La piqûre que le monstre avait sentie avait été produite par la lance du héros, du chevalier du ciel à l'armure éclatante. Car je dois dire que, depuis l'époque évoquée dans le cycle de ses aventures, il avait modifié son costume, y ajoutant des parties renforcées, pour mieux affronter les moyens d'armement modernes de ses ennemis; et désormais, il portait une armure aux teintes diverses, et elle luisait, reflétant la lueur constante de sa pierre verte, de l'émeraude qu'il portait à son collier. A la fois fort et léger, Captain Savoy, dont le visage et la posture demeuraient impassibles, aussi sereins et inexorables que la Justice même, avait quelque chose de clair, comme si ses longs cheveux, qui flottaient dans les airs, contenaient la clarté des étoiles - et ses yeux aussi, qui brillaient d'un éclat fabuleux, et une sorte de lumière était répandue sur lui, comme s'il eût été un ange. Cependantgeorges 2.jpg, ses membres étaient solides comme le roc, voire davantage encore.

Momulk rugit une seconde fois, et un combat formidable s'engagea. Car il est inutile de redire comment Captain Savoy avait pu être au courant qu'un drame effroyable se dessinait: il avait le don de Seconde Vue, il lisait dans l'avenir, et un esprit divin lui montrait le Chemin; il voyait, dans le regard d'un ange ou dans l'éclat de son aile, les événements avant qu'ils n'advinssent: nous en avons parlé ailleurs.

Mais comment se passa ce terrible combat, et s'il resta ensuite quelque chose des bâtiments du Centre d'étude et de recherche nucléaires appelé vulgairement CERN (car on se doute qu'une telle puissance libérée par une telle bataille ne put pas laisser tout intact, autour des combattants), c'est ce dont nous parlerons la prochaine fois.

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