17/03/2009

Barack Obama et la rivière de glace

Official_portrait_of_Barack_Obama.jpgDans son discours d’investiture, le président Obama a évoqué l’histoire américaine: au cœur de l’hiver, les patriotes étaient confinés le long d’une rivière gelée, et l’ennemi était proche; entourés de glaces, au bord d’une rivière dont la vie était ligotée par le froid, ces pères de la nation ont éveillé leur vertu par la grâce de Dieu, et l’ont emporté, mûs par l’espoir.

Cela ne laisse pas d'évoquer l'image christique de Noël. Au plus profond de la plus longue nuit de l’année, alors que dehors le froid règne et que Marie et Joseph ne trouvent pas de logis, sinon une pauvre étable, l’enfant de l’espérance surgit, et la grâce de Dieu est en lui. Les journalistes français, qui préfèrent généralement laïciser les discours, se sont contentés de rapporter que Barack Obama s’était référé à l’histoire nationale, comme s’il était étonnant - ou très significatif, du moins - qu’il se montrât si patriote. Or, il y avait là davantage.

Rudolf Steiner a écrit des strophes à méditer le long de l’an, et celle concernée par la semaine où le discours même d’Obama a été prononcé, contient:
Es ist in diesem Winterdunkel
Die Offenbarung eigner Kraft
Der Seele starker Trieb (...).
C’est aussi une allusion à la croissance du Christ pendant l’hiver: il doit surgir au printemps, comme on ne l’ignore pas. Barack Obama a dit qu’il fallait qu’avec l’aide de Dieu, la Vertu devait briser la glace, et que la rivière devait se remettre à couler.

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