24/03/2008

Salon du livre (Palexpo)

La Société genevoise des Ecrivains tient un stand au salon du livre de Genève, et ses membres ont des plages horaires qui leur sont réservées. J’y serai donc dans l’après-midi du jeudi 1er mai.

Je suis assez fier de faire partie de la SGE, qui a été fondée par Amiel, un écrivain que j’aime infiniment. Il a souvent évoqué les environs savoyards de la cité au travers de ses récits de promenades, et j'ai publié plusieurs extraits concernés dans “Le Messager” (Haute-Savoie) ; l'article a été repris sur le site électronique officiel de l’écrivain : http://www.amiel.org/ . J’en suis assez fier aussi, à vrai dire.

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21/03/2008

Valère Novarina

Cette semaine, dans “Le Messager” (Haute-Savoie), je publie un article sur “L’Acte inconnu”, la dernière pièce du dramaturge Valère Novarina, qui est originaire de Thonon mais est né à Chêne-Bougeries, comme chacun sait : on ne peut pas faire plus sabaudo-genevois !

Sa dernière pièce a été jouée en Avignon et à Paris, naturellement, mais aussi à Genève (où je l’ai vue), et à Thonon.

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18/03/2008

Second tour

A Saint-Julien, Jean-Michel Thénard s’est maintenu, contre un candidat du parti de Bayrou, qui lui-même a été battu à Pau. Dans le canton de Boëge, pareillement, le fils bayrouiste d’un ancien sénateur a été battu par le Conseiller général sortant, du parti de Sarkozy. Le parti-pris de Bayrou de critiquer systématiquement le Gouvernement alors que son programme économique était celui qu’applique le Gouvernement me paraît plutôt bizarre, et à vrai dire, fatigant. Déjà, sous Chirac, je trouvais qu’il en faisait trop.

J’ai travaillé une année à Saint-Julien, et j’ai cru comprendre que M. Thénard était un fonctionnaire professeur de niveau universitaire assez typique, un peu brouillon, et qui conçoit la culture avec enthousiasme comme la répercussion jusque dans les villes de province de ce qu’on subventionne depuis Paris. Cela dit, son opposant ne m’a pas convaincu. Sa ligne n’était pas claire. Sur le plan culturel, il a parlé des associations. Mais lesquelles ? Celles des professeurs fonctionnaires qui dépendent du Lycée (du genre “cafés philosophiques”, disons) ? La Salévienne, plus traditionaliste ? On n’en sait rien. Or, ce candidat bayrouiste avait l’air de croire que c’était sans importance, qu’il suffisait de dire qu’on dépenserait moins d’argent pour la Culture. Cela ne risquait pas de déclencher l’enthousiasme de tout le monde. Au moins, avec Thénard, c’était clair : il prend le pli d’Annemasse. Les travailleurs frontaliers n’en sont du reste pas mécontents. Car le même esprit règne finalement dans la cité de Genève.

Pour Boëge, je m’y intéresse, parce que j’ai publié un livre sur la Vallée verte, et que ce fut grâce au Conseiller général et à sa suppléante, Joël Baud-Grasset et Marielle Duret. Le premier s’est imposé au travers du syndicalisme agricole, un vrai travail de fond. Il s’agit d’un homme franc et sincère, qui œuvre réellement pour la culture locale, et se démène. Mais certains trouvaient qu’il n’avait pas assez l’air d’un notable, qu’il se présentait trop comme un paysan. En vérité, je suis content qu’il ait été réélu. C’est quelqu’un d’actif, qui veut créer des choses nouvelles. C’est lui, qui a fait en sorte que le Conseil général accorde davantage à la culture rurale. Jusque-là, Annecy dominait le budget, pour ainsi dire. Or, moi, je suis pour qu’on aide la Culture activement, mais tous azimuts, et non dans une seule ornière politiquement déterminée. D’où peut-être ce qui a pu surprendre : que je défende des gens qui avaient une politique culturelle claire, engagée, mais souvent dans des travées idéologiques opposées. Je reproche au parti de Bayrou d’être resté dans le vague, sur le plan culturel. Mon sentiment est qu’il veut dire qu’il représente tout le monde, mais qu’il n’ose pas forcément le faire d’une façon très nette !

Antoine Vielliard, par exemple, aurait été plus inspiré d’annoncer qu’il défendrait mieux la Salévienne, tout en maintenant un programme important de “spectacles achetés”, comme il qualifiait ce que préférait son rival : il aurait été mieux inspiré, s’il avait dit qu’il serait actif avec plus d’équité, au lieu de rejeter d’emblée ceci ou cela. Comme peut le faire effectivement M. Thénard, pour ce qui n’appartient pas à sa propre culture de classe, comme qui dirait...

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