09/06/2019

Saint Louis et la glorieuse garde d'Ëtön

The_Best_HD_HQ_Hi-Res_Wallpapers_Collection_-_Fantasy_Art_by_tonyx__1300_pictures-616.jpg_wallpaper_warhammer_mark_of_chaos_01_1920x1200.jpgDans le dernier épisode de ce récit barbare, nous avons laissé saint Louis et ses compagnons alors que, dans la forteresse enchantée d'Ëtön le roi fée, ils s'apprêtaient à soutenir un siège contre le roi sorcier Ornicalc. Et justement les elfes gardiens des remparts venaient de sortir de leurs fourreaux leurs épées magiques, pour contrer l'assaut de monstres ailés, et armés eux aussi d'épées nues.

Souvent, m'a-t-on dit, des hommes soudain frappés à la poitrine, au ventre, au cerveau par quelque douleur inattendue ont en réalité été les victimes de ces êtres aux traits trop vifs pour être visibles, aux bras si fins que l'air ne pouvait les montrer, aux yeux si purs que la lumière ne pouvait s'y placer; car parmi eux sont les exécuteurs malveillants des injonctions divines, quand elles ont pour principe d'infliger des maux aux hommes, pour la purification de leurs âmes, et la rédemption de leurs péchés. Nul ne les voit, et pourtant ils sont bien là – si les médecins ordinaires ne voient que les effets sur les corps de leurs actions et, dans leur folie, donnent d'autres causes à leurs maux terribles. Ils sont les envoyés de la destinée et, anges de la maladie, de la mort et de la peur, ils frappent les corps et les âmes dans leurs formes et leurs fils, brisant les premières, tranchant les seconds.

Mais, pour en revenir au combat entre les démons ailés à face de gorilles et serviteur d'Onicalc, que celui-ci nommait ses chersthanos.jpg Octupul (ce qui signifie à peu près comme bons singes sans âme) – entre ces démons, donc, et les elfes gardiens de la cité d'Ëtön, la puissance des premiers, armés par Ornicalc même, n'en restait pas moins trop grande pour les seconds, et c'est dire ce qu'il était advenu si de simples mortels avaient dû les affronter. Car ces monstres ne se contentaient jamais d'accomplir des missions venues d'en haut; ils outrepassaient toujours les ordres, prenant plaisir à faire le mal, étendant leurs méfaits sur les mortels d'une façon aussi atroce qu'indue, déclenchant d'aveugles tempêtes qui emportaient les innocents aussi bien que les coupables. Et les raisons secrètes pour lesquelles les dieux acceptaient de les laisser faire et même parfois continuaient de les investir de missions particulières demeurent cachées à l'esprit ordinaire, et ne peuvent être révélées ici.

Mais qu'on sache que le combat devint vite inégal, entre les bons elfes d'Ëtön et les diables d'Ornicalc, alors même que les premiers étaient en si plus grand nombre que les seconds. Car leurs bras épais, articulés depuis de hautes épaules et une taille énorme – laquelle rendait en vérité ces êtres pareils à des arbres –, provoquaient des ravages dans les rangs des plus faibles elfes, davantage semblables aux êtres humains que les autres – et même plus frêles qu'eux, plus légers. Bientôt ils durent fuir, malgré leur courage, au moins pour se donner le temps de revenir à l'assaut, de reprendre leur souffle; et ils s'arc-boutèrent contre un mur ou une porte, se rassemblant unis contre l'ennemi.

Soudain, une porte s'ouvrit, et on en vit sortir six hommes, qui étaient le Génie d'or, saint Louis le roi de France et les quatre compagnons qui lui restaient, et, profitant de l'effet de surprise – pressés, aussi, d'en jedi-Sith-lightsaber-artwork-science_fiction-battle-748x421.jpgvenir aux mains avec ces ennemis qu'ils avaient eux-mêmes amenés à ces remparts –, ils se précipitèrent sur les géants noirs, arrêtant leur sinistre course et leur avancée funèbre. Ils les blessèrent, les meurtrirent, et, donnant un répit à ceux qui gardaient les portes par l'une desquelles ils étaient passés, leur permirent de reprendre leur assaut dans un nouvel élan, repoussant les monstres et les tuant un à un en touchant leurs têtes, seul endroit par lequel ils pouvaient mourir. Car sur leurs dos, leurs bras et leurs jambes, et aussi leurs flancs, leurs hauberts les rendaient invincibles, repoussant tous les traits et les coups qu'on puisse imaginer, et au ventre, comme cela a été dit, ils avaient une curieuse nuée noire qui absorbait ces mêmes coups, et faisaient disparaître jusqu'à certaines épées lancées avec trop de force, et lâchées juste au bon moment. Une fois, même, un bras fut saisi, dans ce trou noir, dans cette faille de l'espace et du temps – et, quand le combattant voulut le thanos-2048x2048-avengers-infinity-war-fan-art-hd-16413.jpgramener à lui, il vit qu'il était coupé, qu'il avait été tranché net, qu'il avait lui aussi disparu; et, au moignon, le sang ne jaillissait pas, mais seulement une fumée noire, comme si elle l'avait consumé d'un coup, si terrible était cette puissance étrange que ces êtres avaient au ventre.

Les autres monstres ailés, cependant, atteignirent les portes du palais d'Ëtön. Et du roi la garde personnelle intervint, pour protéger ces portes. Or, leur vaillance était grande. Un panache de feu surmontait leurs heaumes gemmés. Une longue lance était dans leurs mains, qui jetait des éclairs autour d'elle. Et ils se tenaient prêts, rangés et en garde, maintenant à distance les géants munis d'ailes et au front de sauvage gorille. Sans attendre ils les frappèrent, dès qu'ils furent à portée, et leurs lances, en jetant des foudres, les entouraient d'une boule flamboyante, dans laquelle on les distinguait à peine. Les monstres furent arrêtés dans leur avancée, et plusieurs moururent de cette résistance active des elfes de haut rang qui gardaient les portes d'Ëtön.

Mais bientôt des renforts revinrent, et comme Louis de France avait appris à aimer de façon illimitée ces bons elfes, ou anges de la Terre, qui défendaient les hommes contre les démons de l'Enfer, il sentit son cœur une amertume et un chagrin grands, car les gardes personnels d'Ëtön étaient d'une beauté et d'une grâce qui dépassaient toute mesure. Sa torture était d'autant plus grande qu'il ne pouvait leur venir en aide, acculé jediwar.jpgqu'il était par plusieurs monstres qui maniaient des sabres avec dextérité, et contre lesquels il avait grand-peine à se défendre, malgré la solidité et la pureté de son haubert et de son bouclier. Il résistait bien, à leurs assauts, mais point assez pour se précipiter au secours de la garde d'Ëtön, et il devait se contenter de protéger voire de sauver des elfes plus ordinaires, des hommes plus ordinaires de l'armée enchantée.

Toutefois y mettait-il tout son cœur. Et, devinant sa pensée, le Génie d'or usa d'un subterfuge dont peu d'elfes ont le secret, et qui est réservé aux plus grands, initiés aux arts les plus subtils: il s'effaça, fit disparaître son corps, et le fit réapparaître plus loin, comme s'il s'était instantanément déplacé; Louis crut même le voir, quelques instants, à deux endroits à la fois, aussi étrange que cela paraisse. Avait-il remonté le temps, au moment de se téléporter? Cela eût été trop fou, mais qu'est-ce qui ne l'était pas, dans ce monde étrange?

Mais il est temps, chers lecteurs, de laisser là cet épisode, pour renvoyer au prochain, qui évoquera la victoire de Louis sur la première vague des ennemis d'Ëtön.

03/06/2019

La société pour fuir le soi profond

eleves.jpgJ'ai eu un collègue, dans l'établissement où je travaille encore pour un mois, qui voulait faire et faisait du cinéma, un jour peut-être il sera connu, car il reste jeune, même si les années passent. Nous avons même fait un film ensemble, en guise d'atelier éducatif de fin d'année. Il racontait qu'un professeur, joué par moi, était attaqué par ses élèves, ligoté, torturé – il en faisait des hallucinations, et puis il se réveillait. Ce n'était qu'un rêve. Le titre était Cauchemar pédagogique. Il était magnifiquement monté, d'une façon très professionnelle, pleine de rythme et d'allant, de subtilité et de maîtrise. Je peux aussi dire que, de l'aveu de tous, il était bien joué, même mon collègue cinéaste m'a dit que je me jetais dans mon rôle mieux que beaucoup de professionnels. Parfois néanmoins j'en faisais trop.

Quand on fait l'acteur, on croit, si on est novice, qu'il faut avoir l'air naturel. Mais le naturel contrôlé par l'intelligence n'a rien à voir avec le naturel réel – bien davantage dans l'instinct, ou du moins le sentiment. On a toujours l'air plus ridicule qu'on ne le souhaiterait. Quand on joue la comédie, il ne faut pas hésiter à en faire plus que ce qu'on fait d'ordinaire, ou qu'on croit qu'on fait d'ordinaire. Mais il peut arriver que ce soit trop.

Le film contenant des enfants et utilisant des musiques non libres de droits, il est impossible de le montrer au public. Il a été conçu par Valère Trocquenet et moi. Je pense que c'est lui qui a eu l'idée globale, et j'ai insisté valere.jpgpour qu'il y ait des hallucinations, des étrangetés, des élèves qu'on voit à la fois derrière et devant soi au moment où on les fuit, ou croit les fuir. Je voulais qu'on reste dans le mystère, mais mon collègue a choisi de me faire me réveiller sans qu'un doute demeure sur l'irréalité de ce que j'avais vécu. Il n'avait concédé le fantastique que s'il était finalement neutralisé.

Et cela m'a rappelé des conversations que nous avions eues sur le cinéma français contemporain, et étions d'accord pour dire qu'il avait décliné parce qu'il avait négligé le mythologique. Mais nous ne nous entendions pas parfaitement sur ce mot. Pour moi, il renvoyait au merveilleux, aux manifestations indirectes – symboliques – du monde spirituel, qui donnent toujours au réel apparemment montré un air miraculeux, mythique, archétypal. Pour lui, les archétypes étaient définis par une tradition, et pouvaient se passer de merveilleux. Sa pensée était plus classique, je pense.

Nous étions tous les deux nés à Paris, et je ne veux pas dire qu'il avait une pensée typiquement parisienne, car cela n'aurait pas de sens, chacun est libre de ses idées. Il faut néanmoins reconnaître que mon père a quitté Paris et a rejeté sa culture pour adopter celle de la Savoie, telle du moins qu'il la concevait. Mon collègue était resté davantage fidèle à la tradition parisienne, et n'avait pas de lien avec une région excentrée à la culture vive et originale, son père faisait des caricatures dans le goût de Charlie-Hebdo, ce genre de choses que je connaissais bien, que mon père aussi aimait, mais qui n'était pas ou plus mon univers propre. Personnellement, j'étais imprégné de culture anglophone, et même si j'aime les films archétypaux de Jean-Pierre Melville, par exemple, voire de Jean-Luc Godard, je suis surtout impressionné par David Lynch, ou Terrence Malick, ou George Lucas, même. Le cinéma français m'indiffère.

Or mon collègue et ami avait sur le sujet du merveilleux la même pensée que celle que les Français brandissent habituellement: si en France on n'aime pas le fantastique, c'est qu'on y serait attaché à la rationalité – à l'héritage cartésien. Mais je lui ai répondu: Non. Je ne crois pas. C'est qu'en fait on a peur. On a peur du mystérieux, on se réfugie dans une illusion, un semblant commode de rationalité tissé des pensées communes, ordinaires, conventionnelles. On se réfugie dans le tissu social (si intense et complexe, justement, à Paris) parce qu'on a peur de la solitude dont naissent les visions – les solitudes marines chéries de Victor Victor-Hugo-terrasse-Hauteville-House-1868-lors-exil-Guernesey_0_1400_947.jpgHugo sur son île de Guernesey, les solitudes alpines chéries de François de Sales en Savoie, et ainsi de suite. Les francophones ont osé pénétrer le monde spirituel s'ils ont fui Paris, la cour, son tissu social.

Cela s'y fait peu, si les poètes anglophones sont volontiers retirés du monde, les francophones se sentent obligés de vivre dans la noble et large cité: ils ont peur de rester inaudibles, s'ils sont ailleurs. L'habitude a été prise de ne pas regarder sérieusement au fond de soi, de ne pas y laisser surgir les révélations sous une forme imaginative. Le seul qui l'ait vraiment fait, dans les dernières décennies, c'est Charles Duits, qui était de nationalité américaine, et se sentait, à Paris, que pourtant il adorait, étranger.

Le caractère latin est social et vit dans le fantasme collectif, l'illusion de réalité que donne la force du nombre, la fréquence des idées qui circulent, les expériences ou références communes. Quand il y avait des révélations collectives, cela pouvait déboucher sur le monde spirituel représenté, comme au temps de Charlemagne, ou de saint Louis. Mais ce temps, je pense, est fini. On a vu des poètes communistes créer un semblant de révélation collective, mais qui n'était en fait pas très profond. Seul l'individu affranchi des idées communes, dans lesquelles les gens ordinaires se réfugient, peut réellement pénétrer les mystères du soi profond.

09:21 Publié dans Art, Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

26/05/2019

Captain Savoy et la chute d'Oclitit

26229866_375621902898206_1732963070118659014_n.jpgDans le dernier épisode de cette stupéfiante série, nous avons vu comment l'Amazone céleste, partie au-delà de l'atmosphère terrestre pour chercher des ressources, en est revenue l'épée remplie d'un éclat nouveau, et anéantissant d'un coup des motocyclistes volants et démoniaques réputés jusque-là invincibles au service de Malitroc.

Ils tentèrent, bien, aussi, de sortir leurs cimeterres luisants, constellés de foudres fins, pour résister à son assaut, mais ils ne furent pas de taille et, en quelques instants seulement, l'Amazone céleste put les abattre tous. Elle accourut, alors, vers la Terre, descendant les airs à la vitesse d'un météore, et s'élança vers la vitre bombée et énorme du vaisseau ennemi, à travers laquelle elle voyait le combat de la Femme-Faucon et de son ennemi géant se poursuivre. Or, le second était sur le point d'achever la première. Car elle était à terre, et il levait son arme pour la tuer, lentement mais sûrement, la voyant trop épuisée pour résister encore, et persuadé que plus personne ne viendrait désormais à son aide – ainsi, d'ailleurs, qu'il le lui précisa à voix haute. Courageuse, la Femme-Faucon ne disait rien, se contentant de regarder son assassin, qui la surplombait. Et voici, une fois sa hache repoussée aussi loin en arrière qu'il le pouvait, le monstre prit son élan, et commença à l'abattre vers la quatrième disciple de Captain Savoy, pensant d'un coup la couper en deux.

Mais il n'atteignit jamais sa cible.

Un rayon de feu traversa la vitre bombée, la faisant voler en éclat, et, touchant la hache alors qu'elle descendait vers la Femme-Faucon – qui croyait venue sa dernière heure –, elle la fit sauter des mains de l'ennemi, et tournoyer vers le pont inférieur, auquel menait une ouverture ronde, large et bordée d'échelles métalliques.

Que...? fit alors l'effroyable Oclitit, ne sachant à qui attribuer un tel tir. Et il se retourna, et eut le temps de voir l'Amazone céleste, étincelante dans son armure trempée aux flots du ciel, passer à travers le verre brisé en 26730608_378426542617742_5494937905030967925_n.jpgmettant le bras devant le visage, et se jeter sur lui en dévoilant ses yeux étincelants – et alors que sa chevelure blonde, virevoltant comme des flammes, semblait animée d'une volonté propre. Et ses dents serrées jetaient apparemment de la lumière, et Oclitit n'avait jamais rien vu de pareil – tant de beauté et de grandeur, de puissance et de grâce mêlées!

Mais il avait, lui-même, été éduqué pour le combat seul. L'émerveillement le touchait peu. Et il ne fut pas long à ramasser son grand bouclier de bronze, et à tirer son sabre clair de son fourreau, pour répondre à l'attaque de l'Amazone. Et celle-ci abattit son épée, mais Oclitit brandit son bouclier, renforcé par l'art de Malitroc son maître, et grâce à lui il eut la vie sauve, car si l'épée de l'Amazone le brisa au bord supérieur, sa dureté fut suffisante pour détourner son coup, et ne faire qu'effleurer le heaume du monstre. Il rebondit dessus sans dommage, ne jetant qu'une brève étincelle, et Oclitit put froncer les sourcils, et préparer à son tour un coup majeur.

De toute sa force il lança son épée vers l'Amazone encore suspendue dans les airs (volant maintenant faiblement vers lui); elle se baissa et plaça sa propre épée au-dessus d'elle pour se protéger, mais la force d'Oclitit était telle qu'elle fut abattue sur le sol, quoique son épée ne se brisât pas. Et Oclitit plaça le pied sur elle, et l'immobilisa, car il pesait une tonne, et l'Amazone eut l'impression qu'une montagne avait posé un pied sur son ventre. Elle poussa un cri, étonnée de la puissance de son adversaire. Et celui-ci s'apprêta de nouveau à abattre une ennemie, même s'il sentait que son haubert aurait plus de résistance que celui de la Femme-Faucon. Mais, dans sa rage il avait justement oublié la Quatrième Disciple, qui, relevée de sa défaite, s'élança de toute la force de ses ailes vers Oclitit, le frappant dans le dos, et le faisant trébucher. Dès lors, l'Amazone céleste put facilement penser à lever la pointe de son épée et – horrible chose à dire – le monstre énorme s'embrocha sur elle, et la lame c0af7a22600e9a481101d13d7930057c.jpgressortit dans son dos formidable. Il poussa un juron, du sang sortit de sa bouche, et ses yeux devinrent fixes. Il était mort.

L'Amazone le laissa tomber, le retourna, et arracha son épée de son corps en poussant un cri de victoire. Une gerbe de sang jaillit de la blessure, et Oclitit eut un dernier soubresaut, simple réflexe. La Femme-Faucon ne dit rien, surprise de la joie qu'elle lisait sur le visage de son amie, car elle n'aurait pas cru qu'elle pût éprouver de la joie à donner la mort, même à un monstre horrible, si rigoureux avait été l'enseignement des maîtres choisis par Captain Savoy durant leurs années d'apprentissage, et si fréquente avait été l'interdiction de donner la mort si ce n'est dans les cas extrêmes et de légitime défense, sans jamais pouvoir en éprouver un plaisir permis. Mais les yeux de l'Amazone étaient à demi hors de leurs orbites, et la colère crispait ses traits, les rendant effrayants. Elle était comme possédée par le mal.

Aussi bien, la Femme-Faucon admit que sans cette rage, communiquée à l'épée ou par elle, l'Amazone n'aurait peut-être jamais pu venir à bout d'Oclitit, trop fort pour aucun mortel, et son épée traverser à la fois son corps et son armure. Mais elle ne put s'empêcher de frissonner, comme si la colère de cette amie augurait de funestes avenirs.

Mais il est temps, dignes lecteurs, de laisser là cet épisode, et de renvoyer au prochain, pour décrire l'assaut de Chambéry et la terrible défaite de l'Amazone céleste.