13/02/2019

Momülc et l'Elfe jaune à l'abri des Gnomes protecteurs

Mom.jpgDans le dernier épisode de cette geste insigne, nous avons laissé nos deux héros alliés de Captain Savoy, alors que, cherchant à entrer dans Boëge tenue par les hordes du vil Malitroc, le plus rusé d'entre eux, l'Elfe jaune, venait d'abattre un des fils de Borolg, l'homme-sanglier qui gouvernait la cité au nom du Malin sombre; et nous disions que la montagne des Voirons en avait tremblé, car le monstre à cette nouvelle (apprise aussitôt, car il était en lien télépathique avec sa progéniture) s'était agité dans son antre.

À peine vit-on, dès lors, Mömulc bondir par dessus le mur noir et, en passant, parce qu'il rasait son sommet, saisir à dessein un autre fils de Borolg (celui qu'on appelait Torltüc) et l'envoyer, par le cou, sur le toit d'un immeuble, où il se rompit la tête; et de nouveau la montagne trembla, et jusqu'au sol de la ville. Une maison, au bord de la Menoge, s'effondra, qui était trop ancienne. On eut beau, sur le mur, jeter des flèches de feu sur Momülc, il disparut au loin, par-delà les maisons situées au nord de la ville sur la route de Burdignin, et nul ne put le retrouver. Apparemment, nul trait ne l'avait touché. On en avait bien vu un l'atteindre à l'épaule; mais s'il en résulta une gerbe d'étincelles, Mömulc ne parut en être en rien blessé, ni ralenti dans sa course.

On ne savait, dans la ville, ce que les deux héros étaient devenus. On chercha partout, on rompit mille portes, mais on ne put découvrir où ils s'étaient cachés. Car voici! un sort avait été tissé, à la demande de l'Elfe jaune qui les connaissait bien, par les gnomes protecteurs de la maison, et les Mauvais, dès qu'ils s'en approchaient, étaient irrémédiablement détournés de son entrée, devenue soudain secrète, par des leurres qui les entraînaient ailleurs, et prenaient la forme de rochers qui n'étaient point présents. Le repaire de l'Elfe jaune était caché dans ces rochers illusoires, recouvrant de leur rideau enchanté la maison obscure de Mirhé Maumot, qu'avait dwarf.jpgconstruite au siècle précédent un certain Paul Gavard. Tel était l'art des gnomes protecteurs, devenus les amis et les serviteurs de l'Elfe jaune, dès qu'ils le virent!

La fureur de Borolg et donc de ses fils fut sans limite. Il en advint des choses atroces. Je vais maintenant vous les raconter, aussi douloureuses soient-elles.

Persuadé que le peuple de Boëge dissimulait sciemment les deux compères, qu'ils étaient leurs complices, et imaginant, dans sa folie, qu'il se tramait contre lui des complots dans l'ombre, il avait fait emmener par ses troupes, pour lui servir d'otages, toutes les premiers nés des familles, garçons ou filles, s'ils n'étaient pas pubères. Et il tenait ces enfants dans sa gigantesque grotte, enchaînés à des parois humides, et menaçait de les tuer si on le lui livrait pas les meurtriers de ses fils. Comme nul ne savait où ils étaient, les mères pleuraient, et les pères étaient stupéfaits, abasourdis, perclus de douleur, et les gémissements et les pleurs se faisaient entendre dans tout Boëge.

Borolg ne mit pas, en vérité, sa menace à exécution, car il craignait la haine des parents lésés. Il se contenta, pendant un certain temps, de maintenir enchaînés les pauvres enfants. Mais il accomplit alors une œuvre atroce, que je n'ose redire. Car il choisissait des garçons et des filles et, sans les tuer, les abîmaient, leur borolg.jpgfaisaient subir des sévices, et une douleur insoutenable s'était emparée de ces parents qui assistaient à ces tortures, ou du moins en entendaient les échos, et savaient de quoi il ressortait, car Borolg le leur avait fait dire.

Une fois, un père vint pour réclamer justice, et se plaindre de l'abjection de Borolg et des siens. L'homme-sanglier le regarda un instant sans rien dire, se leva, et, nul n'ayant le temps de voir quelle arme il avait manié, coupa la tête au malheureux homme d'un mouvement de son bras qui fut pareil à un éclair. La mère, présente, s'évanouit saisie de spasmes. On l'emmena en pleurant. On croyait la fin du monde arrivée. Il y avait partout, qui soufflaient, des vents d'Apocalypse.

Entendant, cachés derrière leur voile de rochers illusoires, les plaintes des habitants de Boëge, l'Elfe jaune et Mömulc s'émurent. Même le second, en effet, avait assez développé sa conscience pour saisir les chagrins et la douleur des hommes, s'il n'avait pas encore les moyens d'en saisir toutes les causes. L'Elfe jaune décida de se montrer et, expliquant à Mömulc ses raisons, le monstre vert que vêtait une armure d'or acquiesça à son projet.

Il se doutait, en vérité, que Borolg ne croyait pas réellement que le peuple les protégeât, lui et son ami géant; il était possible qu'il eût une stratégie, qu'il voulût contraindre ces héros à se montrer, pris de pitié pour les mortels qu'il tourmentait. Car, ayant deviné, à leur mode d'action, qu'ils étaient des alliés voire des disciples de Captain Savoy, et ayant reçu tous les enseignements nécessaires sur celui-ci de la part de son maître Malitroc, il savait qu'ils ne pouvaient pas laisser souffrir les gens ordinaires, que chaque deuil infligé à ceux-ci leur était à eux aussi une souffrance, leur âme étant liée au peuple de façon indéfectible.

Mais il est temps, chers lecteurs, de laisser là cet épisode noble. La prochaine fois, la bataille pour récupérer les enfants enlevés commencera!

05/02/2019

Déodat Roché et le catharisme

Déodat_Roché,_1953_(cropped).jpgComme je passe à présent beaucoup de temps en pays cathare et que j'ai l'intention d'en passer encore plus, mon ami François Gautier m'a offert quelques livres de Déodat Roché, philosophe de la vallée de l'Aude qui a consacré ses recherches aux cathares et s'est placé à cet égard sous la lumière de Rudolf Steiner. J'ai lu en particulier un ouvrage intitulé Contes et légendes du catharisme qui s'efforçait de montrer que plusieurs contes populaires recueillis au dix-neuvième siècle par le célèbre Jean-François Bladé (notamment en Gascogne et dans l'Agenais) contenaient les idées cathares. Leur présence lui faisait même dire que ces contes émanaient des sages cathares d'autrefois, lesquels s'exprimaient au travers de symboles, de mythes, d'images - non de dogmes théoriques.

Peut-être que l'inspiration populaire se recoupe plus simplement avec les vérités profondes, sans qu'il y ait de filiation physique. Il me semble que s'il voulait prouver ses dires, Déodat Roché aurait dû montrer que les mêmes principes ne se trouvaient pas dans des contes situés dans d'autres régions, non liées historiquement au catharisme.

Mais peu importe. Ce qui compte est ce qu'il dit des cathares, qu'ils s'exprimaient sans théoriser, sans intellectualiser, mais en s'efforçant de percer les mystères de l'Esprit par le moyen de la conscience imaginative. Cela donne envie de devenir cathare, car c'est fait pour les artistes, et les théologiens ont sombré dans un intellectualisme vide, malgré la grandeur d'un saint Thomas d'Aquin - dont d'ailleurs Déodat Roché dit que, dans sa démarche mystique, il avait un lien avec les cathares. J'aime François de Sales parce qu'à son tour il affirme que les plus profonds mystères ne peuvent être appréhendés qu'intuitivement, à la faveur de l'imagination du monde des anges, et par un cœur rempli d'amour. Par l'amour on dépasse les apparences et on rencontre Dieu, qui est tout amour. Mais François de Sales a été déclaré docteur de l'Église catholique, non hérétique...

Il existe aussi un lien avec Joseph de Maistre. Origène est cité par Roché comme une autorité dans la tradition gnostique manichéenne dont se nourrissaient les cathares. Or Maistre le cite constamment, y compris contre Augustin d'Hippone - catholique orthodoxe, et profondément romain. Mais il y a plus. Pour Palden-Lhamo2-w.jpgDéodat Roché, les cathares regardaient le mal comme une émanation de la Providence, destinée à corriger brutalement les penchants humains impropres à leur évolution spirituelle: ce n'était pas une entité radicalement mauvaise en soi, qui ordonnait le mal, mais Dieu, passant par un ange hostile aux désirs humains n'allant pas dans le bon sens. Maistre parle ainsi de la Révolution française. C'est la position du bouddhisme, en tout cas de Milarépa. Les démons sont des illusions; en réalité, ce sont des principes karmiques positifs qui prennent leur apparence.

Or, pour Déodat Roché, le texte occitan de Barlaam et Josaphat, qui reprend la vie canonique du Bouddha, est d'inspiration cathare. Je l'ai lu, il est beau. La Queste del saint Graal, texte français du treizième siècle, serait dans le même cas. Lui aussi est d'une beauté étrange et sublime.

Les contes de Bladé que cite Roché sont très beaux aussi, et leur imagination ancrée dans l'histoire française m'a surpris, car j'avais pris pour habitude de lire des contes ancrés dans la vieille Savoie: je voyais citer ses ducs, non les rois de France. Ceux-ci pour moi étaient liés au rationalisme. Ici, ce n'est pas trop le cas.

Il y a sans doute un lien entre le catharisme et l'arianisme, et les Burgondes de Savoie étaient ariens, comme les Wisigoths d'Occitanie.

À vrai dire, lorsque, à mon arrivée en Occitanie, j'ai vu écrit, sur un panneau, Mont d'Alaric, mon cœur a sauté dans ma poitrine. Ce n'était pas la première fois, à proprement parler, que je venais dans la région, puisque j'ai vécu quatre ans à Montpellier il y a presque trente ans, et que j'ai visité toute la France dès que j'ai eu une voiture: j'étais passé à Toulouse et Carcassonne - sans m'attarder. J'étais passé par l'autoroute le long de laquelle s'étend le mont d'Alaric; mais alors cela ne m'avait pas parlé au point que plus tard je m'en souvinsse, si même j'avais vu le panneau. Peut-être qu'alors il n'existait pas?

Je connaissais Alaric parce que Sidoine Apollinaire l'évoque, et qu'il est connu pour être l'auteur d'un Bréviaire consacrant le royaume wisigoth en Gaule. J'aime le souvenir des royaumes germaniques, je ne sais pourquoi, et en particulier celui des Goths. Ils ont pour moi quelque chose de mystérieux et de profond. Or, le mont d'Alaric a Alarico_II,_rey_de_los_Visigodos_(Museo_del_Prado).jpgaussi cette qualité. Il est large, et un plateau s'étend sur sa partie supérieure: au-devant, est une falaise grise, faisant paraître les os de la terre sous la parure verte du bas, et la chevelure noire du haut. J'avais le sentiment que l'ombre géante d'Alaric me scrutait et me saluait, alors que je passais en voiture le long de sa paroi semblable au mur d'un énorme tombeau. Le voile du monde sensible tremblait, vibrait, s'effaçait - devenait transparent. Des elfes, peut-être, guettaient, immobiles, dans le palais caché de cette montagne - pareils à des statues, apparemment endormis mais gardant des yeux brillants. Car je suis convaincu que les bons génies de la terre gauloise ont appelé, en secret, les rois germaniques, les Wisigoths, les Ostrogoths, les Burgondes et les Francs - et même, en Normandie, les Danois, en Bretagne, les Bretons, en Alsace, les Alamans, et ainsi de suite. Ils étaient lassés des Romains, qui ne les respectaient pas. Ils regrettaient les anciens Celtes, qui les vénéraient, mais, pour les libérer, ainsi que l'a dit le poète savoisien François Arnollet, il fallait les peuples du nord. (Joseph de Maistre est aussi allé dans ce sens.)

Sans doute, les Romains étaient utiles - suscités depuis des hauteurs inconnues comme un mal nécessaire. Mais leur temps était passé. Le pays cathare de nouveau s'imprégnait de vie, en accueillant les Wisigoths, adorateurs fréquents de Mithra. Le lien entre ce dont parle Déodat Roché et les Wisigoths qui me sont chers m'apparaissait mystérieusement. Un vernis doré, en ce soir où j'arrivais pour la première fois en pays cathare avant une longue fréquentation, était répandu sur le monde.

28/01/2019

Saint Louis et le sacrifice du chevalier-fée

ornicalc.jpgDans le dernier épisode de cette geste du roi Louis, nous avons laissé celui-ci et ses compagnons alors qu'ils avaient saisi l'occasion de s'enfuir de la salle royale dOrnicalc, le démon. Ils purent un instant se croire sauvés.

Mais, de sa puissance magique, Ornicalc eut tôt fait de venir après eux: il allait comme glissant sur un tapis d'air. Sous ses pieds immobiles, un crépitement faisait jaillir de petits foudres, comme si l'eussent porté les nuées de l'orage.

Il levait sa hache, qu'il avait reprise en main, pour l'abattre sur Thibaut de Bar qui s'était retourné pour lui faire face pour couvrir la retraite de son roi, quand une forme oubliée se dressa, plaçant sous le coup un bouclier étincelant: c'était Ëtalacün. À présent, il avait choisi son camp: il avait changé de bannière. Ayant vu les prodiges accomplis par Louis et son cousin Solcum, il avait décidé d'agir, et de se racheter de ses fautes. Il jeta son épée vers Ornicalc, et lui perça le flanc; mais guère profonde ne fut la plaie. À peine vit-on un filet de sang jaillir du haubert aux écailles dorées. D'un coup de pied fracassant, son ancien maître l'envoya voler, et il ne put se relever: sous le choc, plusieurs de ses os s'étaient brisés. La rage d'Ornicalc, en voyant Ëtalacün, qu'il méprisait, le trahir, avait explosé en un coup meurtrier.

Alors, doutant, peut-être, de pouvoir se saisir de Solcum, de Louis ou de leurs compagnons, et voulant passer sa colère sur un homme, il bondit vers ce chevalier-fée tombé, et s'apprêta à le mettre en pièces. De loin, Solcum vit cela, et son cœur dans sa poitrine bondit, malgré la trahison d'Ëtalacün: car c'était son cousin, le fils du frère de sa mère. Il fit un pas vers lui afin de le secourir, et le bras de Louis, posé sur le sien pour l'arrêter, n'eût pu l'empêcher de connaître un sort fatal, à portée des mains d'Ornicalc, si Ëtalacün même, soudain, ne s'était écrié: Fuis, imbécile! Garde ton prince humain, et permets-lui d'accomplir sa mission. Ne viens pas me sauver, car je suis déjà perdu! Solcum fit halte. Il hésitait. Puis Ëtalacün reprit la parole: Dis à mon père, dis à ma mère que je les aime, et à toute la famille, et à toute la cité, et que je regrette. Laisse-moi réparer le mal que j'ai fait, Solcum, et dis-toi, aussi, que je t'... Il ne put finir ses mots: Ornicalc avait écrasé sur sa tête sa hache, la broyant et la détruisant. Solcum, s'écriant: Non! écarquilla les yeux, et, stupéfait, mais mû par un âpre désir de vengeance, courait à son sort fatal en se rendant sur le lieu de ce Etalacun.jpgcrime, quand Louis, de nouveau venu à sa hauteur, lui prit le bras, et lui dit: Solcum, fuyons! Accomplissons, je vous en prie, la dernière volonté, si sainte, de votre cousin Ëtalacün.

Alors le génie au cheveu d'or et à l'œil de saphir regarda son ami homme mortel, et en baissant la tête soupira. Puis il se retourna et tous fuirent à toute allure. Derrière eux, ils entendirent Ornicalc, la voix tremblante de colère, leur jurer sa vengeance terrible, et d'affreux bruits laissaient supposer qu'il s'acharnait sur le corps d'Ëtalacün, pour n'en laisser rien qu'on pût reconnaître. Le châtiment était profond: son corps ne lui serait pas rendu, lors de la résurrection, et le malheureux errerait dans les éons ténébreux, s'enfonçant dans l'abîme des abîmes durant mille siècles, avant de pouvoir resurgir; et Ornicalc le savait et, hélas! Solcum aussi. Tel était le destin d'un traître, qui néanmoins au dernier instant se racheta.

Les cinq compagnons étaient si flamboyants, si glorieux, la rumeur de leurs exploits s'était déjà tellement répandue, que tous les gardes fuyaient à leur approche. Ils ne purent emprunter le même chemin que pour monter au sommet de la tour maudite; mais ils trouvèrent un escalier, et le descendirent sans guère solcum.jpgd'encombres: seul un fidèle parmi les fidèles d'Ornicalc prétendit les en empêcher. Il avait un corps étrange, des jambes de serpent; mais il était armé comme un chevalier. Après quelques passes d'armes, Solcum, malgré sa blessure, le transperça de son épée, et l'autre le maudit avant de pousser un râle. Ils arrivèrent bien vite à la porte, dont les gardes géants étaient absents: eux si effrayants, lorsqu'ils étaient montés, n'avaient pas résisté à la peur qu'inspirait Solcum, le génie d'or! Car à leurs yeux, dans sa colère, il brillait comme une étoile, et ses yeux azurés lançaient des feux qui leur étaient meurtriers.

Solcum siffla et chanta une étrange chanson, et on entendit un bruit, comme une porte en bois se fracassant; on vit presque aussitôt surgir les six chevaux qu'on leur avait enlevés, joyeux et hennissants, retrouvant les maîtres qu'ils aimaient! Les trois coursiers immortels d'Ëtön menaient les autres qui, reconnaissant en eux leurs maîtres, et comme des dieux pour leur espèce, les suivaient docilement.

Les chevaliers francs remontèrent sur leurs dos, puis à vive allure revinrent vers l'est, afin de regagner le château d'Ëtön. Ils n'avaient pas pu participer à la bataille grande, mais ils étaient désormais trop fatigués, ancient_evil_armor_by_moonxels-d5ko4zn.jpget il leur fallait se ressourcer, comme on dit, dans le palais du Roi.

Or, cela provoqua l'entrée de celui-ci en guerre. Jusque-là jugé comme se tenant à l'écart, Ornicalc ne l'avait point assailli. Désormais, il ferait son siège jusqu'à raser sa forteresse, car sa haine de Solcum, de Louis et de ses compagnons le dévorait, et ne pouvait le laisser en repos.

Le voyage des chevaliers se fit sans encombres, même lorsqu'ils passèrent le Défilé des Ombres, Imel Tisic, car les monstres, échaudés par leur rencontre avec eux et l'intervention de Sainte-Apsara, n'osèrent les arrêter; d'ailleurs, ils étaient contents qu'ils repartissent dans l'autre sens, car leur mission était d'empêcher le passage dans le sens qu'ils avaient d'abord pris. Puis les chevaliers francs et Solcum atteignirent le château d'Ëtön, où ils furent reçus précipitamment. Au loin, cependant, un nuage de poussière traversé de foudres signalait aux gardes et aux six compagnons l'arrivée imminente d'Ornicalc et de ses troupes du diable...

Mais il est temps, dignes lecteurs, de laisser là cet épisode et de renvoyer au prochain, pour le récit du siège d'Ëtön par les troupes d'Ornicalc.